m. cubes
Le volume de bois moyens (0,20 à 0,35) étant do 45.520 m. cubes, leur accroissement est évalué à 2, 5 p. 100 par an^ soit 1.138 m. cubes. On estime que la portion de cet accroissement à réaliser annuellement est comprise entre la moitié et les deux tiers de ce chiffre, soit 664 m. cubes.
La possibilité totale ou globale sera donc de 1.076 + 664 = 1.740 m. cubes.
Article huitième. — Critique de la méthode d'aménagement par volume française pour les sapinières.
La méthode d'aménagement exposée dans les premiers articles ci-dessus comporte les commentaires suivants.
Son grand avantage est dans sa souplesse. Celle-ci tient pour une part à l'emploi exclusif de la possibilité par volume. Elle résulte aussi de la latitude donnée pour le calcul de la possibilité. Ce calcul, en effet, se base non seulement sur le volume du matériel et sa répartition entre les diverses catégories de diamètres, mais aussi sur l'état de la végétation des peuplements.
LES EXPLOITATIONS DE PEUPLEMENTS 4^7
' le recrutement do la possibilité, ta faculté est laissée les bois mûrs en quelque point qu'ils se trouvent ie, et oa n'est jamais forcé d'en couper qui ne soient ables.
'aible de cette méthode est, à un certain point do vue, de théorique du procédé do calcul de la possibilité, e faite sur te rapport de volume normal entre les gros bois moyens; celle sur le volume total normal (1); sur la contribution des produits intermédiaires au prêtent, à des degrés différents, le Ilanc à la critique. 1 supputation de l'accroissement des vieux bois pour i très longue est bien aléatoire. Il semble cependant théorie, il y a là matière à contestation, en fait les lient acceptables pour la pratique (2). Il ne faut pas ! la méthode est conçue en vue des forêts de montais à de nombreux accidents et à des à-coup impossivoir ; qu'il serait tout à fait illusoire de vouloir ne rigueur scientifique bien grande dans le régleur exploitation.
peut objecter l'inconvénient de la large part laissée ition dans le calcul de la possibilité d'abord, dans : des coupes principales ensuite. Cet inconvénient est es qualités de souplesse de la méthode. On doit recon- [ est peu redoutable, dans les forêts soumises au estier, grâce ù la conscience, à la compétence et au gents forestiers d'une part, à la fréquence des révire part. Il pourrait devenir réel dans le cas d'aména- ) forêts communales, ofl il est parfois nécessaire de minimum la part de l'appréciation dans le calcul de té.
le total, & iavéritÈ, est dëtcrmiaé cipii ri inentaJ ornent, d'après des irtant sur des surfaces considËrablcs de forfits. ade Trançaisc d'omùnagement par volume a déjà pour elle la sano anoécs de prutique. Elle a 6lé appliiiuêo pour la première fois, sar rAministralioD des foréls, k l'améDa^cmcot de la rtirfitde Wisem- Conscrvation (oresUÈre d'Epioal. (Siiaucc du Conseil d'admlnis rtta du 29 novembre 1893.)
4o8 LES TRAVAUX ESSENTIELS DE l' AMENAGEMENT
Article neuvième. — Bmploi du taux Masson poar le calcal
de la possibilité.
A ce dernier point de vue un autre procédé de calcul de la possibilité, moins souple, pourrait être parfois recommandable. Le procédé MassoUy qui consiste à calculer la possibilité des
produits principaux en multipliant par le facteur - (n étantl'âge
d'exploitation) le volume total de tous les bois existant dans la
série doit être rappelé ici. Il a été fort employé dans les Vosges,
il y a une cinquantaine d'années, sous le nom de procédé empi"
rigue; nous pensons qu'on aurait tort de l'oublier entièrement.
Il donnerait vraisemblablement, dans la pratique, un chiffre
de possibilité un peu moindre que le procédé exposé ci-dessus.
En effet soit Y le volume total des bois de 0 m. 20 de diamètre
5V et plus. Le volume des gros bois sera -jr . Si l'on admet que la
durée de révolution est 150 ans leur âge moyen sera do 125 ans,
et la durée de leur réalisation sera de 50 ans. L'accroissement
5 V moyen annuel passé sera ^ -r^ , l'accroissement total de ces
vieux bois pendant la phase de leur réalisation sera irrrr^"^ 0,125 y et la possibilité,?, deviendra finalement, n étant la durée de la révolution, P =
La formule Masson donnerait P = . Dans cette dernière
V devrait théoriquement comprendre le volume de tous, les bois de la série, même ceux de moins de 0 m. 20, et serait par conséquent plus grand que V; en pratique, il est impossible de cuber les bois de moins de 15, ou même ceux de moins de 20. Le grand reproche à faire au procédé Masson, comme à tous ceux qui donnent la possibilité par simple application d'une formule rigide, c'est qu'il ne tient aucun compte de l'état de
LES EXPLOITATIONS DE PEUPLEMENTS
vigueurdes peuplements ni de leur répartition entre les diverses classes d'âge. Il indiquera, par exemple, la même possibilité dans une forêt parfaitement normale, couverte de bois sains, vigoureux, et dans une autre portant sur une partie de son étendue de vieux bois dépérissants, de coupe urgente, le surplus étant couvert de perchis, ou encore dans une troisième forêt qui serait entièrement couverte de bois moyens.
U emploi du taux Masson amène certainement une forêt à Pétat normal, au moins si Ton admet que tous les peuplements y sont bien venants. Dans les forêts riches en vieux bois, à matériel surabondant, le rapport entre le volume de la production annuelle en produits principaux et celui des bois sur pied sera inférieur au taux Masson, et par conséquent en appliquant ce dernier on réduira le matériel. Cette infériorité sera la conséquence nécessaire de ce que la surabondance des groç bois, dont le taux d'accroissement est très faible, réduira le taux d'accroissement de l'ensemble. Inversement, si les jeunes bois sont en excès, le taux d'accroissement du matériel de la forêt sera supérieur au taux Masson et, en appliquant ce dernier, on coupera donc moins que l'accroissement et laissera ainsi le matériel augmenter.
On peut cependant hâter la reconstitution du matériel normal dans les forêts pauvres, sa réduction dans les forêts trop riches, en adoptant pour le calcul de la possibilité, au lieu du taux
Masson égal à -, un taux variable suivant l'état de la forêt.
C'est ce que propose M. SchœflFer dans une note publiée récemment et dont nous extrayons ce qui suit :
« Pour permettre à une forêt appauvrie de se reconstituer « (rapidement) il faut y couper moins que ne l'indique la force mule Masson : le taux doit être dégressif; il sera progressif « au contraire lorsqu'il s'agira d'amener à une constitution nor- « maie des massifs trop riches.
(1) Bulletin de la Société fores Hère de Franche -Comté et Belforl^ fascicule de septembre 1905.
4io
(( C'est la détermination de ce taux que nous avons cherché à (( réaliser dans le tableau ci-dessous.