‹ Economie forestière (volume 3)Chapitre 93 sur 99 · IV. — Améliorations a APPORTBa dans la pratique actuelle · texte numérisé non relu

IV. — Améliorations a APPORTBa dans la pratique actuelle

S'il ne nous paraît pas à propos d'imposer pour les réserves des taillis sous futaie un plan de balivage rigoureusement déterminé il peut cependant être utile de serrer d'un peu plus près que ne le fait TOrdonnance de 1827 le problème de la confection d'un règlement d'exploitation pour les arbres. Voici ce que nous croyons pouvoir dire à ce sujet :

LES EXPLOITATIONS MIXtÉS 4^7 3

baliveaux^ de modernes et d'anciens des diverses essences qui

devront obligatoirement être réservée lors de ehaque coupe. Il ||

n'est pas sans inconvénient sérieux d'imposer ainsi la conserva^ 3j tion d'un nombre fixe d'arbres de chaque catégorie. Ce nombre ^

ne peut être établi que comme une moyenne, et pourra oonve* f|

nir fort mal à un cas particulief« SI la coupe est riche en arbres^ " f^

pleins d'avenir; si elle est pauvre, il amènera à réserver des arbres de mauvaises essences, mal conformés, viciés ou mala« deê. On répond bien à cela que le plan de balivage le plud |

rigoureusement déterminé no peut être considéré que comme !j

une indication dont on doit pouvoir s'écarter plus ou moins } ]

mais alors on retombe dans l'inconvénient de l'arbitraire* Aussi ^

ne pouvons-nous admettre des plans de balivage déterminés que ^

dans left forêts grevées de jouissance ulsufructuaire^ oii leur 'j

adoption est tine garantie contre l'éventualité d'un mal plus ' 'l^

grand.

On peut encore objecter au plan de balivage déterminé la difficulté réelle de marquer les coupes sur le terrain do façon satisfaisante* II est loin d'être facile de répartir convenablement un nombre d'arbres fixé à l'avance^ en diverses catégories de grosseur, sur une étendue de parquet tant soit peu considéra' ble. Nous avons déjà eu l'ocoasion de signaler une difficulté analogue à propos de l'aménagement ded forêts jardinées. (Voir page 421.)

4C8 LES TRAVAUX ESSENTIELS DE l'amÉNAGEMENT

L'abondance de la réserve doit être limitée surtout par la considération de son couvert. En effet, pour que le taillis puisse prospérer, il faut qu'une place au soleil lui soit assurée ; cette place dépend du couvert plus directement que du volume des arbres de réserve. Bien plus on peut remarquer que, pour un couvert égal de la réserve, le dommage causé aux taillis est d'autant moindre que le volume des arbres est plus grand, soit parce que les fûts sont plus élevés, soit parce que les arbres sont plus gros et présentent, par suite, un feuillage moins dense. C'est donc sur la considération simultanée du nombre et du diamètre des arbres que l'on doit baser la possibilité, au moins indicative, qu'on assignerait aux réserves en arbres des taillis sous futaie.

Lorsque dans une forêt ou balive longtemps suivant le même esprit, par exemple en conservant tous les chênes d'avenir, quelle que soit leur dimension, on finit par trouver les arbres répartis, entre les catégories de grosseur grandissante, suivant une loi de décroissance en nombre d'une régularité remarquable. Cela n'a du reste rien qui puisse étonner, cette décroissance résultant des chances de mort aux divers âges successifs, c'està-dire d'une cause spéciale à l'essence, aux conditions de végétation, mais permanente dans des circonstances données. Voici, à titre d'exemple, les résultats des comptages effectués en 1906 dans l'ensemble de deux séries de taillis sous futaie de la forêt de Champenoux, soit sur une contenance de 200 hectares. On a constaté l'existence, par hectare (1) :

(l) Comptages de M. Ciiif, inspecteur-adjoint à la station de recherches fores-

licrcs de Nancy.

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