‹ Economie politiqueChapitre 2 sur 5 · NOMENCLATURE ÉCONOMIQUE · texte numérisé non relu

NOMENCLATURE ÉCONOMIQUE

La plupart des termes dont on se sert en parlant d’économie politique , et qui sont consignés ici , ont des significations consacrées par les bons auteurs et par l’usage ; mais Tusage et les bons auteurs ne s’astreignent pas toujours à les employer dans le meme sens ; dès lors le meme mot exprime différentes idées selon la thèse qu’on veut soutenir, ou bien la personne qui les emploie attache à ces mots une signification , et celle à qui on les adresse en attache une autre ; de là des dissertations obscures et d’interminables controverses. Si tous les auteurs qui ont écrit sur ces matières s’étaient imposé la loi de donner leur dictionnaire , ils se seraient mieux fait entendre ; peut-être se seraient-ils mieux entendus eux-mêmes.

Une nomenclature générale est utile , sous un autre rapport, à l’avancement d’une science; elle offre un moyen de s’assurer qu’on n’a laissé sans explication aucune partie de la science ; car la nécessité d’expliquer un terme et d’expliquer ensuite les termes qui ont servi à cette explication , entraîne la nécessité d’embrasser la totalité des idées que comporte le sujet. Cette nomenclature était un supplément indispensable à l’esquisse rapide qui précède , et qui est plutôt destinée à Indiquer les sommités du sujet , qu’à faire sentir les points intermédiaires qui les lient.

Les preuves et les exemples qui appuient les définitions que je donne ici des termes de l’économie politique, ne pouvaient se placer dans un cadre aussi étroit. 11 faut , par exemple , une démonstration assez étendue pour prouver qu’une

portion considérable des monnaies d"un pays ne fait nullement partie de ses capitaux. Les lecteurs qui veulent des développemens et des preuves , doivent donc recourir à mes autres ouvrages.

ACCUMULATION , ACCUMULER. On accumule lorsqu’on ajoute l’une à l’autre plusieurs épargnes successives pour en former un capital , ou pour augmenter un capital déjà existant.

On serait dans l’erreur si l’on s’imaginait que les valeurs ou produits accumulés sont soustraits à toute espèce de consommation ; Us n’y sont soustraits que jusqu’au moment où ils sont employés comme capital : dès lors ils sont consommés reproductlvement , et ce genre de consommation procure aux producteurs des produits ainsi capitalisés, un encouragement précisément égal, quoique portant sur d’autres objets, à celui qui résulte d’une consommation improductive.

AGENS DE LA PRODUCTION. C’est ce qui agit pour produire j ce sont les industrieux et leurs Instrumens^ ou, si l’on veut personnifier l’industrie , c’est l’industrie avec ses înstrumens. De leurs services productifs réunis naissent tous les produits. T^oj. Instrumens de d’industrie.

AGRICULTURE ou INDUSTRIE AGRICOLE. C’est l’iridustrie qui provoque la production des matières brutes. Les économistes sont convenus d’assimiler aux travaux agricoles ceux qui se bornent à recueillir les productions spontanées de la terre et des eaux , comme les travaux du mineur , du pêcbeur, etc.

BALANCE DU COMMERCE. C’est la comparaison qu’on fait de la somme des valeurs exportées avec les valeurs importées. Si l’on pouvait avoir une évaluation exacte de la somme totale des valeurs exportées et Importées, on saurait à combien se montent les profits d’une nation dans son commerce avec l’étranger ; ses profits sont égaux à l’excédant de ses Importations sur ses exportations.

CAPITAL. Somme de valeurs employées à faire des avances à la production. Ces valeurs , qui sont originairement le fruit de l’Industrie aidée de ses Instrumens , ne se perpétuent

et ne forment un fonds productif permanent , qu’autant qu’elles sont consommées reproduc tivement. Du moment que, soit par l’amour des jouissances qu’elles peuvent procurer, soit par l’impéritie de l’entrepreneur qui les emploie, elles ne renaissent pas dans d’autres produits , le capital est dissipé en tout ou en partie.

Tout capital transmissible est oomposé de produits matériels; car rien ne peut passer d’une main dans une autre , si ce n’est des matières visibles. Un crédit ouvert , des effets de commerce, ne sont que des signes des valeurs matérielles actuellement possédées par celui qui les cède , pour un temps ou pour toujours , à celui qui les accepte. »

L’iiomme qui dispose d’un capital , soit qu’il lui appartienne , soit qu’il Fait emprunté , le transforme , par des échanges , en objets propres à la consommation. Quand il est transformé en améliorations à un fonds de terre , en bâtlmens, en machines durables, on l’appelle un capital engagé ; quand il est employé à acheter des matières premières et des travaux, on l’appelle un capital circulant. La production n’est considérée comme complète, que lorsque les valeurs capitales engagées sont entretenues de manière à conserver leur valeur vénale entière, et lorsque la valeur des produits obtenus rembourse les avances faites au moyen du capital circulant.

Cette fonction du capital peut se nommer le service productif du capital. Lorsqu’un capitaliste ne veut pas lui-même faire travailler son capital, il le prête à un entrepreneur d’industrie, et en tire un loyer qu’on nomme un interet (i).

(i) Le préteur transmet à Femprunteur les valeurs qu’il lui confie sous différentes formes. C’est quelquefois sous la forme d’un titre qui donne à l’emprunteur le droit de disposer d’une valeur matérielle quelconque ; d’autres fois c’est sous la forme de marchandises, comme lorsqu’on vend des marchandises à crédit; d’autres fois c’est en écus. La forme ne change pas la nature du capital, qui “ëst toujours une valeur matérielle qu’on cède la faculté d’employer et de transformer ainsi qu’il convient à la production. C’est par suite d’une fausse conception de la nature et des fonctions d’un capital, que l’on a appelé son loyer, intérêt de Vargent. C’est si peu l’argent que l’on prête, ([ue

11 yend ainsi le service qu’est capable de rendre son capital , de meme que le propriétaire d’un fonds de terre vend, en le louant, le service que cet agent productif est capable de rendre j de meme qu’un ouvrier vend son temps et son travail pour un salaire.

CAPITALISTE. C’est le propriétaire d’un capital productif, qui en retire un profit quand il le fait valoir par luiméme , ou un intérêt quand il le prête à un entrepreneur d’industrie.

CIRCULATION. C’est le mouvement des monnaies ou des marchandises lorsqu’elles passent d’une main dans une autre. La circulation n’ajoutant rien à la valeur des choses , n’est point par elle-même productive de richesses j mais quand elle est active , quand les produits passent promptement d’un producteur à un autre jusqu’au moment oii ils ont acquis leur entière valeur, et lorsqu’ils passent promptement de leur dernier producteur à leur premier consommateur, la production est plus rapide.

Toute marchandise ou denrée qui est offerte pour être vendue , est dans la circulation ; elle n’y est plus lorsqu’elle est entre les mains de celui qui l’acquiert pour la consommer. Des Immeubles , des services productifs peuvent être dans la circulation lorsqu’ils sont à vendre ÿ ils n’y sont plus quand Us cessent de pouvoir être acquis. La monnaie est une marchandise qui est toujours dans la circulation , parce qu’elle n’est jamais acquise pour être consommée , mais bien pour être échangée de nouveau.

COMMERCE ou INDUSTRIE COMMERCIALE. C’est l’industrie qui met un produit à portée du consommateur j le produit acquiert par là un avantage qu’il ne possédait pas et qui ajoute à sa valeur. Cette valeur additionnelle est ce qui constitue la production commerciale. Les hommes qui concourent par entreprise à cette espèce de production , comme

les memes écus peuvent servir successivement à transmettre dix valeurs capitales qui sont autant de capitaux diffe'rens rapportant dix loyers^ diffe'r ens.

les banquiers, commissionnaires, courtiers, etc. , sontcommerçans ou négocians.

COMMERCE DE TRANSPORT. Il consiste à faire acheter des marchandises dans l’étranger pour les revendre dans l’étranger.

COMMERCE ÉTRANGER ou EXTÉRIEUR. Il consiste à exporter des marchandises indigènes et à importer des marchandises étrangères.

COMMERCE INTÉRIEUR. Il consiste à acheter des marchandises du pays pour les revendre dans un autre lieu du meme pays , ou bien à les acheter en gros pour les revendre en détail. C’est de beaucoup le plus important des commerces, meme chez les peuples qui ont le commerce extérieur le plus vaste.

CONSOMMATEUR. C’est celui qui détruit la valeur d’un produit , soit pour en produire un autre , soit pour satisfaire ses goûts ou ses besoins. Tout le monde est consommateur, parce que nul ne peut vivre sans consommer ■ par conséquent, Tintérét du consommateur est l’intérêt général.

CONSOMMATION. C’est Faction de consommer; elle est reproductive ou stérile. La consommation reproductive comprend celle des services qui contribuent à la production. On ne saurait consommer la meme valeur deux fois; caria consommer, c’est la détruire. Toute consommation est une perte qui, dans la consommation reproductive, est compensée par un nouveau produit dont le prix rétablit le capital , et par une somme de profits égale à la valeur produite et distribuée entre tous les producteurs. Dans la consommation improductive, la perte est compensée par la satisfaction qui en résulte pour le consommateur.

Les consommations publiques sont celles que l’on fait pour satisfaire aux besoins du public ; les consommations privées sont celles qui ont pour objet de subvenir aux besoins des individus ou des familles.

CREDIT. C’est la faculté que possède un homme, une association, une nation , de trouver des préteurs. Il se fonde sur la persuasion ou sont les prêteurs que les sommes prêtées

63 ÉCONOMIE POLITIQUE. ‘)7îl

leur seront rendues , et que les conditions du marché seront fidèlement remplies.

Le crédit ne multiplie pas les capitaux j car si celui qui emprunte jouit d’une valeur capitale , celui qui prête cesse d’en jouir J mais le crédit permet qu’un capital sorte d’une main où il serait oisif , pour passer dans celle qui peut le faire fructifier.

CULTIVATEUR. Entrepreneur d’une industrie qui fait valoir un fonds de terre. Lorsqu’il n’est pas propriétaire du fonds , l’entrepreneur est un fermier.

DÉBOUCHES. Ce sont les moyens d’écoulement que trouvent les produits. C’est la production d’un produit qui ouvre des débouchés à un autre j car chaque personne ne peut se procurer de l’argent pour acheter, que lorsqu’elle a quelque chose à vendre.

DENRÉE. Marchandise qui s’achète, non pour être revendue, mais pour être consommée.

DISTRIBUTION DES VALEURS CRÉÉES. Elle s’opère, soit par l’achat que fait un entrepreneur d’industrie des services productifs de ses co-producteurs, soit par l’achat qu’un entrepreneur fait, à celui qui l’a précédé, d’un produit destiné à recevoir de lui une façon additionnelle j comme lorsque le manufacturier achète la laine du fermier, ou le marchand en détail l’étoffe du manufacturier.

ÉCHANGES. Tout producteur échange le produit auquel il a concouru contre le produit qu’il veut consommer; celui qu’il vend contre celui qu’il achète. La vente n’est que la moitié d’un échange, dont l’achat est le complément. L’échange ne crée pas de la valeur, mais il la fait circuler. La monnaie n’est qu’un intermédiaire dans les échanges ; elle n’en est pas le but, mais le moyen; car on ne la cherche que pour la donner de nouveau; tandis que l’on acquiert un produit pour le consommer.

EMPRUNT PUBLIC. Valeur acquise par un gouvernement au prix d’une rente payée par les contribuables.

ENTREPRENEURS D’INDUSTRIE. Ce sont ceux qui entreprennent un genre de production pour leur compte. Ils

font l’avance des frais de production et sont remboursés par la valeur des produits. Le cultivateur, soit propriétaire, soit fermier , le manufacturier , le négociant , sont des entrepreneurs d’industrie.

EXPORTATION, IMPORTATION. On exporte ce qu’on ^ envoie au dehors j on importe ce que l’on fait venir de l’étranger. Une nation ne peut acquitter ses importations que par ses exportations, et elle ne peut exporter d’une manière suivie que ses produits. Le gain qu’elle fait dans son commerce étranger se compose de l’excédant des valeurs importées sur les valeurs exportées.

FERMAGE. C'est le loyer d’un fonds de terre prêté à un entrepreneur qui est le fermier. Le fermage peut excéder le profit que le fonds de terre est capable de rendre, ou le profit excéder le fermage.

FISC. C’est le nom que prend le trésor public lorsqu’il exerce son action contre le contribuable.

FONDS, FONDS PRODUCTIFS. On peut les distinguer en fonds industriel ou de facultés Industrielles , et en fonds d’ instrumens de V industrie , qui sont les capitaux et les terres. Ils sont la source de tous les profits ou revenus de la société.

FRAIS DE PRODUCTION. Ils sont le prix que noûte la totalité des services productifs nécessaires pour amener un produit à l’existence, c’est-à-dire le prix du concours des travaux de l’industrie, des capitaux et des terres (i). La production étant un grand échange où l’homme donne les frais de production/ pour recevoir en retour les produits , il conclut un échange d’autant plus avantageux qu’il donne moins de frais et reçoit plus de produits. C’est en cela que consistent les progrès de l’industrie.

IMPOT. Valeur levée sur les. contribuables pour subvenir aux dépenses publiques. Quand les impôts sont votés par de

(i) Il convient d’assimiler aux fonds de terre tous les agens naturels cjui sont devenus des propriétés et dont il faut payer le concours , «omme les mines , les cours d’eau , eic.

véritables représentaiis, ils prennent le nom de contributions. Comme ils doivent nécessairement être pris sur une valeur produite , on doit les considérer comme une diminution du revenu des particuliers pour former le revenu de l’état. Leur montant n’est pas reversé dans la société par les dépenses que font les gouvernemens , car une dépense est un échange et non une restitution.

Le poids de l’impôt ne tombe pas sur le contribuable lorsqu’il peut se le faire rembourser par ses co-producteurs ou par ses consommateurs j mais cet effet n’a lieu que dans des proportions infiniment variées et dépendantes de la position de chacun.

INDUSTRIE. L’industrie est l’aetion des forces physiques et morales de l’homme appliquées à la production. Plusieurs auteurs se contentent de la désigner par le nom de travail , quoiqu’elle embrasse des conceptions et des combinaisons pour lesquelles l’idée de travail semble trop restreinte.

En analysant ses fonctions , on trouve qu’elles se eomposent de celles du savant qui étudie les lois de la nature , de celles de l’entrepreneur de la production qui applique les connaissances acquises par la société à la satisfaction de ruii ou l’autre de ses besoins, et de celles de l’ouvrier, du simple salarié.

Les travaux industriels, quand ils sont appliqués à provoquer l’action productive de la nature et à recueillir ses produits, se nomment industrie agricole } quand ils sont appliqués à modifier des produits déjà existans, on les nomme industrie manufacturière quand elle les met à la portée des consommateurs, on la nomme industrie commerciale .

INDUSTRIEUX ou INDUSTRIELS (les). Ce sont les hommes qui concourent d’une façon quelconque à la production.

INSTRUMENS DE L’INDUSTRIE. Ils sont quelquefois des propriétés exclusives, comme les fonds de terre, les capitaux. D’autres fois ils n’appartiennent à personne et sont à l’usage de tous les hommes, comme la mer qui porte nos navires, le vent qui les pousse, la chaleur du soleil, l’élasticité de la vapeur et les autres lois du monde physique.

L’emploi des înstrumens appropriés n’est pas gratuit. Le propriétaire du sol et celui du capital n’en cèdent l’usage que moyennant un loyer qui prend le nom de fermage ou d’intérét. La valeur d’échange du produit est par là rendue plus forte que si l’usage de ces instrumens était gratuit. 11 en résulte pour le propriétaire de l’instrument un profit qui est payé par le consommateur ; mais comme le consommateur ne peut jouir du produit qu’à ce prix, comme le produit n’existerait pas si l’instrument n’était pas une propriété exclusive, on peut considérer le propriétaire comme coopérant à la production, non par ses facultés personnelles, mais par le moyen de son Instrument j sous ce rapport seulement il peut être rangé parmi les producteurs.

INTÉRÊT. Loyer d’un capital prêté et non intérêt de l’argent, car l’argent, qui a été prêté et transformé en matières premières ou en machines, ne pale plus aucun intérêt et cesse même quelquefois d’être une valeur capitale. C’est la valeur des matières premières et des machines qui supporte alors un intérêt.

L’intérêt se décompose communément en deux parts ; le loyer proprement dit de l’instrument, et la prime d’assurance qui garantit le remboursement de la valeur.

MARCHÉ. En économie politique, c’est le lieu, quelque vaste qu’il soit, où il se présente des acheteurs pour un produit.

MONNAIE. Marchandise qui sert d’instrument dans les échanges. On échange d’abord le produit qu’on a créé contre de la monnaie , puis ensuite la monnaie contre le produit qu’on veut consommer.

La monnaie est une marchandise qui est constamment dans la circulation, car personne ne l’acquiert pour la consommer, mais pour l’échanger de nouveau. La source de sa valeur est dans ses usages comme celle de toute autre marchandise , et décline d’autant plus qu’elle est en plus grande quantité comparativement avec la quantité dont on a besoin. Lorsqu’elle est faite avec des métaux précieux, la quantité qu’on peut en mettre en circulation est déterminée par les frais de leur

exploitation, qui bornent l’étendue de la demande qu’on en fait. Lorsqu’elle est en papier, cette borne n’existant pas , elle peut subir une grande dépréciation.

La monnaie ne forme une portion du capital d’un pays que lorsqu’elle est destinée à l’achat des produits qui doivent être consommés reproductivement. Comme un capital ne concourt pas à la production tant qu’il demeure sous cette forme, et par suite ne rend pas dé profit, il est probable que la plupart des monnaies d’un pays ne font pas partie de ses capitaux.

PRIX. C’est la valeur qu’ont les choses exprimée en monnaie. Leur prix relatif est leur valeur comparée avec celle des autres produits. Leur prix réel ou originaire est ce que coûtent les frais de leur production.

Les variations dans leur prix relatif ne changent rien aux richesses des .nations. Le gain qui résulte de la hausse d’un produit est balancé par la perte qui résulte de la baisse relative des autres.

Les variations dans leur prix réel ou originaire sont une augmentation de richesses quand il baisse, et une diminution de richesses quand il hausse. Moins on est obligé de dépenser pour se procurer un produit , et plus le consommateur conserve de son revenu pour en acquérir d’autres. D’un autre coté, le producteur ne gagne pas moins, car il ne donne un produit à meilleur marché que parce qu’il lui coûte moins.

PRODUCTEUR. Celui qui contribue à la création d’un produit par son industrie, son capital ou sa terre. Le capitaliste et le propriétaire foncier sont ici appelés producteurs, en ce qu’ils concourent à la production par le moyen de leur instrument. Ils cessent de l’étre quand leur Instrument est oisif (i).

(i) Plusieurs auteurs refusent au capitaliste et au proprie'taire foncier le nom de producteur, parce tju’ils prétendent cpxe le travail seul produit. Pourquoi dès lors un entrejxreneur de la ju'oductiou paieraitil un concours qui ne contribuerait en rien à la valeur du produit? On peut, au reste, sur ce point comme sur beaucoup d’autres, adopter l’opinion ([uc l’on veut. L’essentiel est que les questions soient bien posées et que chacun sache de quoi il s’agit.

PRODUCTION, PRODUIRE. Produire c’est communiquer à un objet une utilité d’où il résulte une valeur. L’utilité de la chose fait najtre chez les hommes le désir de l’obtenir, d’où la demande, d’où la valeur. La production est un problème dont la solution consiste à trouver le moyen de créer un produit qui vaille ses frais de production, en y comprenant , comme de raison , le travail de l’entrepreneur, lequel est une avance pareille à celle des autres frais. Une fois cette condition remplie , toute production est un avantage assuré à la société j son capital est conservé^ tous les services productifs sont acquittés, et la société est en état de satisfaire une plus grande quantité de besoins.

Tout ce qui se produit se consomme, car un produit n’est un produit que par sa valeur, sa valeur ne lui vient que de la demande qu’on en fait, et les choses ne sont demandées qu’en vertu de l’usage qu’on veut en faire (i).

PRODUIT. Pour qu’un objet mérite le nom de produit, il faut que Tutlllté qui est en lui soit le résultat de l’industrie, autrement ce serait une richesse naturelle dont tout homme userait sans être obligé de la payer ^ mais une nation est d’autant plus riche qu’elle acquiert les produits à meilleur marché. Elle obtient alors plus de jouissances à moins de frais. Elle serait infiniment riche si elle les obtenait toutes pour rien. Jusque là il vaut mieux les payer que de n’en pas jouir.

Un produit , du moment qu’il est prêt pour la vente , est une marchandise, et, s’il est prêt pour la consommation, c’est une denrée.

PRODUIT IMMATÉRIEL. C’est toute espèce d’utilité qui a une valeur échangeable, mais qui, n’étant attachée à aucun objet visible , doit être consommée en même temps qu’elle est produite, comme sont tous les services personnels rendus

(i) Ce principe résout la dispute de ceux qui prétendent qu’on peut trop produire , et de ceux qui soutiennent qu’on ne saurait trop produire. On peut trop produire des choses qui ne méritent pas le nom de produits : on ne saurait trop produire de celles qui en méritent le nom 5 c’est-à-dire qui ont une valeur égale à leurs frais de production 5 car cette valeur meme indique qu’on a besoin de les consommer.

soit au public, soit aux particuliers. Les serviees d’un fonctionnaire public, d’un chirurgien, d’un avocat, sont des produits immatériels de leur industrie. L’utilité qu’on retire d’une maison d’habitation , d’un jardin d’agrément , est le produit immatériel d’un capital, d’un fonds de terre.

PRODUIT BRUT, PRODUIT NET. Pour un entrepreneur d’industrie en particulier, le produit net est la valeur de son produit quand U en a déduit ses frais 5 c’est , si l’on veut , le profit de sa propre industrie, de son propre capital et de ses terres; mais comme ses frais font tous partie du produit net de quelque autre particulier, la somme des produits nets égale le produit brut ou la valeur totale de la chose produite. C’est pour cela que le revenu de toute une nation est égal à la valeur hrute de tous ses produits, même de ceux qu’elle tire de l’étranger, car elle ne peut les avoir aequls qu’au moyen de ses propres produits.

PROFIT. C’est la part que chaque produeteur parvient à retirer de la valeur du produit auquel il a contribué par le moyen de lui-même ou de l’instrument qu’il a fourni. Ce qu’un homme retire de sa capacité Industrielle est un profit industriel, ce qu’il retire du service de son capital est un profit capital, ce qu’il retire du service de sa terre est un profit foncier (1).

Lorsqu’il n’est pas entrepreneur et qu’il met ses moyens de production à la disposition d’une autre personne, ce qu’il retire de sa capacité Industrielle prend le nom de salaire, ce qu’il retire de ses capitaux prend le nom d’intérêt , ce qu’il retire de ses terres prend le nom de fermage; il abandonne ainsi à un entrepreneur les profits qui peuvent résulter de ces moyens de production.

PROPRIÉTÉ. La propriété est une possession reconnue. L’économie politique en suppose l’existence comme une chose de fait, et comme telle reconnaît qu’il ne saurait y avoir de

(i) Le profit foncier est quelquefois appelé rente, du mot anglai.s qui est rent. C’est un anglicisme. Le mot rente en français a une autre signification qui brouille les idées.

production, ni par conséquent de civilisation, dans les lieux où elle n’est pas garantie.

La propriété la plus Incontestable est celle des facultés personnelles, car elle n’a été donnée à nulle autre, La plus incontestable est ensuite celle des capitaux, car elle a été originairement acquise par l’épargne, et celui qui épargne un produit pouvait, en le consommant, détruire tout autre droit que le sien sur ce meme produit. La moins honorable de toutes est la propriété foncière, car il est rare qu’elle ne remonte pas à une spoliation par fraude ou par violence.

QUANTITÉ DEMANDÉE et QUANTITÉ OFFERTE. La quantité d’un produit qu’on demande est d’autant plus forte que, dans l’état de la société, le besoin en est plus vif, la richesse des consommateurs plus grande et les frais de production moindres. La quantité offerte est la quantité du produit qu’on peut mettre en vente au prix où le portent les circonstances précédentes.

Le prix en monnaie de deux produits n’est que l’expression des quantités de chacun d’eux mutuellement offertes et acceptées en échange l’une de l’autre. Si l’on offre quatre hectolitres de blé à i5 fr. l’hectolitre, les quatre valant par conséquent 6o fr., et si l’on obtient deux aunes de drap à 3o fr., valant de meme 6o fr., le prix des deux produits n’estîl pas l’expression abrégée de deux aunes et de quatre hectolitres, c’est-à-dire des quantités de chaque produit réciproquement offertes et demandées pour le meme prix?

REVENU. Il se compose de la somme de tous les profits que l’on retire des fonds productifs que l’on possède, c’està-dire de la capacité industrielle de chacun, de ses capitaux et de ses terres.

Le revenu national est la somme de tous les revenus recueillis dans la nation.

Les revenus sont d’autant plus considérables qu’ils peuvent acquérir plus de choses j ainsi quand un produit, deux produits , sont à bon marché , les revenus qui les achètent sont plus considérables que si ces produits étalent chers. Quand tous les produits sont à bon marché, les revenus de tout le monde sont plus grands.

Un particulier ou une nation qui consomment improductivement tout leur revenu n’accroissent ni ne diminuent leurs richesses. Ceux qui consomment reproductivement une portion de leurs revenus accroissent leurs capitaux, qui sont une partie de leurs richesses.

RICHESSES. Ce mot, dans son acception la plus étendue, désigne les biens dont nous avons la jouissance.

Ceux que la nature nous donne gratuitement, comme l’air et la lumière du soleil, sont des richesses natw'elles. Comme elles ne sauraient être produites, ni distribuées, ni consommées, elles ne sont pas du ressort de l’économie politique.

Les biens dont l’étude est l’objet de cette science , sont ceux dont la propriété est exclusive et qui ont une valeur reconnue. On peut les nommer richesses sociales , parce qu’ils supposent la propriété et l’échange, qui ne peuvent se rencontrer qu’avec l’état social.

SALAIRE. C’est le prix qu’un entrepreneur paie pour l’usage d’une capacité industrielle dont il retire le profit.

SERVICES PRODUCTIFS. C’est l’action de l’homme, des capitaux et des agens naturels dans l’oeuvre de la production. Leur prix , quand le service rendu n’est pas gratuit, compose les frais de production.

Les services qui sont le fruit d’un fonds productif, riche d’une qualité spéciale , se vendent à un prix de monopole ; tels sont ceux que rend un artiste éminent ou un vignoble renommé.

TRAVAIL, Action suivie dirigée vers un but. Un travail est productif lorsqu’il confère à une chose une utilité d’ou résulte pour cette chose une valeur, ou lorsqu’il résulte immédiatement de son action une valeur échangeable. 11 est improductif lorsqu’il n’en sort aucune valeur.

UTILITE. C’est, en économie politique, la faculté qu’ont les choses de pouvoir servir à l’homme , sous quelque rapport que ce soit. La chose la plus Inutile, et meme la plus incommode, comme un manteau de cour, a ce qu’on appelle ici son utilité, si l’usage dont elle est suffit pour qu’on y attache un prix. Ce prix est la mesure de l’utilité qu’elle a au

jugement des hommes et delà satisfaction qu’ils en retirent, çar ils ne chercheraient pas à consommer cette utilité si-, pour ce prix, ils pouvaient en acquérir une autre qui leur procurât plus de satisfaction.

Il y a une utilité médiate et une immédiate. Cette dernière se rencontre dans tous les objets de consommation. L’utilité médiate est celle qui a une valeur, non par elle-même, mais par les objets qu’elle peut procurer, comme un contrat de rente, une somme d’argent, un bien-fonds.

VALEUR DES CHOSES. C’est ce qu’une chose vaut, c’est la quantité plus ou moins grande de toute autre chose qu’elle peut obtenir en s’offrant en échange (i).

Sa valeur exprimée en monnaie fait son prix. Il ne saurait , d’une manière suivie , baisser au dessous des frais de production, car personne ne voudrait créer un tel produit. Ce ne sont pourtant pas les frais de production qui en font la valeur, car, s’ils excédaient la dépense que veut faire le consommateur, on ne l’achèterait pas. Ce qui fait sa valeur, c’est le degré de l’utilité dont il est , c’est le prix que l’on consent à mettre à la satisfaction qu’il peut procurer.

Si l’on voulait donner une liste complète des ouvrages qui ont été publiés et qui se rattachent, de près ou de loin, à l’économie des sociétés, ce catalogue formerait un gros volume. Il faudrait y comprendre ce qui a été écrit , non seulement sur la politique spéculative, sur le droit naturel et positif, mais encore sur la population, le commerce, les arts industriels, les finances, les monnaies , etc. Le seul catalogue de ce qu’on a publié sur l’économie politique proprement dite serait déjà considérable, car il est peu de sujets sur lesquels il soit si facile de discourir sans études

(i) On sent que l’échange, ou la faculté de pouvoir être échangée, est nécessaire pour déterminer la valeur d’une chose. La valeur que le possesseur tout seul attacherait à sa chose serait arbitraire. Le prix courant sevd constate une valeur réelle.

préalables. La société' pre'senle à chaque instant de nouveaux phe'nomènes, dont tout le monde se croit en droit de porter un jugement, sans s'apercevoir qu’il n’est pas un de ces phe'nomènes qui ne tienne à mille autres qu’on n’a pas suffisamment e'tudie's. Nul n’est presse' d’apprendre, chacun se croit en droit d’enseigner.

lia donc fallu se restreindre, dans cette bibliographie, aux livres qui peuvent jeter quelque jour sur l’e'conomie politique telle que l’on conçoit aujourd’hui cette science ; encore a-t-on e'te oblige' d’y admettre des e'crits qui fourmillent d’erreurs, en faveur de quelques ve'rite's qui s’y trouvent mêle'es , ou seulement pour faire apprécier les sophismes dont on s’est autorisé et les tâtonnemens au milieu desquels on a porté cette science au point où elle est parvenue de nos jours.

On a cru devoir suivre l’ordre chronologique préférablement à l’ordre alphabétique, qui n’a rien d’instructif et ne fait pas connaître la marche générale des idées. Quand un auteur a publié des écrits à des époques diverses , on l’a placé à celle où ses écrits économiques ont plus particulièrement üxé l’attention.

Les seuls écrits de l’antiquité où l’on puisse trouver quelques notions d’économie politique ou nationale, sont ceux de Xénophon, dans ses Economiques; de Platon, dans le second livre de sa République ; à! Xrîstotc, dans les chap. 8 à i3 de son Traité de la République. Les écrivains romains ne présentent que quelques pensées éparses sur ce sujet. Nous sommes donc obligés de passer de suite aux modernes.

Botero (Giovanni) : Delle cause délia grandezza délia città; Des causes de la grandeur de la cité. — La ragione di stato ; La raison d’état. — Relazioni unioersali ; Relations universelles.

Il fut secrétaire et devint l’ami de saint Charles Borromée, archevêque de Milan. Après la mort de ce prélat, il fut chargé de diverses missions diplomatiques. Il rend compte dans ses ouvrages des pays qu’il a visités, et en tire des conséquences générales sur 1 économie des sociétés. Sa Raison d’ état fut traduite en français dès l’année 1699.

Sully, ministre de Henri IV, composa, dans la longue retraite qui suivit pour lui la mort de ce prince , ses Economies royales et servitudes (services) loyales , d’où l’abbé de Lécluse a tiré l’excellent ouvrage intitulé Mémoires de Sully.

Serra (Antonio) : Breve trattato dclle cause che possono far abondare U regni d’oro e d’argento dove non sono minière; Traite abrégé des causes qui peuvent faire abonder Tor et Targent dans les pays qui n’ont point de mines.

Mun (Thomas) : England" s treasure byforeign trade; Le trésor de l’Angleterre dans le commerce extérieur. 1664,

11 avait ante'rieurement compose' plusieurs e'crits en faveur du privile'ge de la Compagnie des Indes.

Savart : Le parfait ne'gociant, avec des avis et conseils sur les plus importantes matières de commerce.

Il fut employé' en ibyS, par Colbert, à la rédaction du Code marchand. Ce sont ses deux fils qui publièrent en 1728 le Dictionnaire universel du commerce.

Child (Josiah) : A new discourse on trade; Nouveau discours sur le commerce. L’e'dition anglaise de 1670 est la meilleure. — Consi de'rations sur le commerce et l’intérêt de l’argent, traduit en français en 1742, par l’e'conomiste Gournay.

Huet, e'vêque d’Avrancbes : Histoire du commerce et de la navigation des anciens.

Davanzati (Bernardo) : Lezione delle monete ; Lecture sur les monnaies. — Notizia de’ Cambj ; Avis sur les changes.

Collet (Philibert) : Traite' de l’usure. — Il soutient dans cet e'crit que l’usure est plus le'gitime que la dîme , parce qu’elle est le prix d’un service rendu par un instrument, le capital.

Petty (William): Political anatomy of Ireland; Anatomie politique de l’Irlande, 1672. — Treatise of taxes and contributions; Traite' des impôts et contributions, 1679. — Quantulumcunque ; Tant soit peu, 1682.

North (Dudley): Discourses on trade; Discours sur le commerce, 1691 . Cet ouvrage renferme, suivant M. M’ Gulloch, des principes que n’aurait pas de'savoue's Adam Smith.

Locke : Considérations on the lowering of interest; Conside'rations sur la baisse de l’inte'rêt, 1691. — Further considérations on the i’alue of money; Nouvelles conside'rations sur la valeur de l’argent, 1695. 11 n’est point inscrit ici comme auteur de l’Essai sur l’entendement humain.

Vauban (le mare'chal de) : Projet d’une dîme royale, 1 vol. in -4®.

Ce n’était, de la part de cet excellent citoyen, qu’un expédient

pour que Timpôt atteignît les classes privilégiées. Voltaire soutient que cet ouvrage est de Boisguilbert; mais on a d^autres écrits de Vauban où Bon retrouve les mêmes principes et le même style.

Ricard (Samuel) : Traité général du commerce, ijoS.

Davenant, Inspecteur général des importations et des exportations sous la reine Anne, a fait, de 1696 à 1711, divers écrits sur le commerce, qui ont joui de quelque- estime en Angleterre.

Saint-Pierre (Babbé de) : Projet de paix perpétuelle, 3 vol. in-12. — Mémoire sur les billets d’état. — Mémoire sur la taille proportionnelle. — Annales politiques de Louis XIV, publiées seulement en 1757; mais évidemment composées peu de temps après la mort de ce prince.

Gn sait que l’académie française eut la honte de l’expulser pour avoir blâmé, avec raison, l’administration de Louis XIV. La plupart de ses projets, qu’on appelait les Rêves d'un homme de bien, se sont réalisés depuis.

Law, Ecossais, contrôleur des finances sous la régence du duc d’Orléans , avait composé en anglais divers écrits , et notamment des Considérations sur le commerce et sur l'argent. Tout fut traduit en français dès qu’il devint ministre. Voir l'article LAW, page 49 de l' Encyclopédie progressive.

Broggia (Cari’ Antonio) : Trattaio de trihuti; Traité des impôts. — Tratlato delle monete considerate specialmente ne' rapporti di légitima reduzione , di circolazione , et di deposito; Traité des monnaies considérées particulièrement sous le rapport des réductions légales, de la circulation et des dépôts.

Melon : Essai politique sur le commerce, 1736. Grand apologiste du luxe. On a reproduit ses argumens depuis; mais il était excusable : Smith n’avait pas écrit.

Dutot : R éflexions politiques sur les finances et le commerce, 2 vol. in-12. C’est une réponse à l’ouvrage de Melon.

Paris-Düverney : Examen des réflexions politiques sur les finances, de M. Dutot, 2 vol. in-12, 1740.

Lui et son frère, Paris de Montmartel, financiers très riches, sont au nombre des hommes qui ont su faire un bel usage de la fortune. Ils ont la gloire d’avoir contribué à celle de Voltaire eu l’intéressant dans quelques unes de leurs opérations , et , en lui procurant une grande indépendance , ils l’ont mis à portée de faire passer dans ses écrits celle qui était dans son caractère.

UsTARiTz (Geronimo) : Tlieorie et pratique du commerce et de la marine. L’original espagnol est de 1742. La traduction française dont il est ici question est de lySS, en 1 vol in-4®. L’ouvrage avait ete traduit en anglais en 1761 .

Ce livre est rempli de faits et de judicieuses observations ; mais entache' des pre'juge's de son e'poque sur les fonctions du nume'raire. Les causes de Isu de'popuiation et de la misère de l’Espagne y sont bien indique'es : c’est le despotisme royal et sacerdotal.

Ulloa (Bernardo) a écrit en espagnol vers le même temps sur les mêmes matières.

Decker (Mathieu) : Essay on the causes of the décliné of foreign trade; Essai sur les causes du déclin du commerce exte'rieur.

C’e'tait un gros ne'gociant, et il se de'clare pour la liberté' du commerce.

Deparcieux: Essai sur les probabilite's de la vie humaine.

Montesquieu : Esprit des lois. Les livres 20, 21, 22, 23, traitent de l’e'conomie des nations. M. Destutt-Tracy en a fait une excellente re'futation.

Ferguson : Essai sur l’histoire de la socie'te' civile. — Institutions de philosophie morale. — Le chap. 2 de la 7® partie traite de l’e'conomie publique.

Zanon : Dei pregi delV agricoltura; Des produits agricoles. — Deir utilità delle arti e manifatture ; De l’utilité' des arts et manufactures. — Apologia délia niercatara ; Apologie du trafic ; plusieurs lettres et essais sur des sujets e'conomiques.

Hume (David). La seconde partie de ses Essais roule sur des sujets économiques. Esprit éminemment philosophique , Hume est un des fondateurs de l’économie politique. Cette partie de ses écrits mérite d’être profondément étudiée.

UsTARiTZ (Geronimo) : Théorie et pratique du commerce et de la marine , 1 vol. in-4°.

N icKOLLS : Remarques sur les avantages et les désavantages de la France et de la Grande-Bretagne. Ouvrage pseudonyme, dont le véritable auteur paraît avoir été un employé très instruit des affaires étrangères.

Herbert : Essai sur la police des grains, 1755. Beaucoup d’idées justes.

Harris : Essay on money and coins ; Essai sur les monnaies et les espèces, .

Rousseau (J. J.) n’est place ici cjue pour son article Economie politique dans la première Encyclope'die, et ce discours n’a guère que son titre de commun avec ce qu’on entend actuellement par la même dénomination. L’auteur ne traite que du droit politique, et considère l’e'conomie sociale et la production seulement sous le rapport des ressources qu’elles pre'sentent au lise. C’est comme si, en étudiant la physiologie du corps humain, on n’y voyait qu’un appareil destiné à alimenter un ulcère.

Qüesnay : plusieurs articles dans la première Encyclopédie , entre autres l’article grains. — Tableau économique et maximes générales du gouvernement économique, 1768. — La Physiocratie, ou Constitution naturelle du gouvernement le plus avantageux au genre humain , 2 vol., 1767. C’est Dupont de Nemours qui a mis en ordre et publié ce dernier ouvrage.

Cet auteur peut être considéré comme ayant le premier traité scientifiquement l’économie politique, en ce qu’il a étudié le premier la physiologie du corps social considéré comme un corps vivant et obligé d’obéir aux lois qui dérivent de la nature des choses.

SoLERA (Maurizio) : Sag-gio sopra i ea/on; Essai sur les valeurs.

Mirabeau (le marquis de): Théorie de l’impôt, 1760. — Elémens de la philosophie rurale, 3 vol. in- 12 — L’Ami des hommes, 7 vol. in-12, qui parurent successivement.

Galiani (l’abbé): Délia moneta; De la monnaie, lyÔo. — Dialogues sur le commerce des grains. — Ce dernier ouvrage écrit en l’rançais , était opposé au système des économistes, et Morellet y fit une réponse.

Anderson : A chronological history of commerce y Histoire chronologique du commerce.

Franklin (Benjamin) : La science du bonhomme Richard. — Plusieurs Essais qu’on trouve dans ses œu vres morales et politiques, notamment sur le luxe, la paresse et le travail ; sur l’État de l’Amérique (anglaise), ou Tableau des vrais intérêts de ce vaste continent j Observations sur l’état d’Ohio ; Réflexions sur l’augmentation des salaires. — Voyez aussi l’interrogatoire qu’il subit devant la chambre des communes en 1766.

Franklin , qui ne paraît pas avoir connu les écrits des économistes-politiques qui l’ont précédé, ne s’est trouvé démenti dans ses doctrines par aucun de ceux qui l’ont suivi , ce qu’il faut at-

Iribuer à l’excellence de la me'thode experimentale applique'e aux sciences morales et politiques. Il étudiait la poKtique èt l’economie sociale comme il faisait la physique.

Goürnay (Vincent, seigneur de). 11 donna une traduction française de Josiah Child, et se fit principalement connaître par de nombreux me'moires comme intendant du commerce. 11 professait , mais avec des amendemens très judicieux , les principes des e'conomistes du siècle passe'. Turgot a e'crit son e'ioge ; mais le plus grand de tous les e'ioges est le nom de son pane'gyriste.

Beccaria (Cesare) : Elementi di economia publica ; Ele'mens d’e'conomie publique. -—Zle/ disordine e dei remedj delle monete nello stalo di Milano, 1762; Du de'sordre et des remèdes des monnaies dans l’Etat de Milan. — Tentativo analitico sui contrabbandi; Tentative analytique sur la contrebande. 11 n’est point inscrit ici comme auteur du Traite' des de'lits et des peines.

Garli (Gian-Rinaldo) : DelV origine et del commercio délia moneta; De l’origine et du commerce des monnaies. — Breve ragionamento sopra i bilanci economici delle nazioni; Raisonnement abre'ge' sur les balances e'conomiques des nations. — Del libero commercio de' grani ; Du libre commerce des grains.

Delfico (Melchiore): Dissertazione sulla libertàdel commercio; Dissertation sur la liberté' du commerce.

Alg arotti (Francesco) : Saggio sopra il commercio ; Essai sur le commerce. — Fr ammenti economici ; Fragmens e'conomiques.

Messence : Recherches sur la population de diverses villes de France, 1766.

Steuart (James) : An inquiry inio the principles of political economy, 1767; Recherches sur les principes de l’e'conomie politique.

Mercier de la Riviere : L’ordre naturel et essentiel des socie'te's politiques, 2 volin-12, 1767.

Baüdeaü (l’abbe') : Lettres d’un citoyen à un magistrat sur les impôts, 1768. — 11 a re'dige' pendant un temps les Éphe'me'rides du citoyen, journal d’e'conomie politique.

Ortes (Giarnmaria) : Riflezioni sulla popolazione delle nazioni; Re'flexions sur la population des nations. — Errori popolari intorno air economia nationale; Erreurs populaires au sujet de l’economie nationale.

Genüvesi (Antonio) : Ragionamenti siille grande richezze ,

suir agricoltura , sul commercio in generale, salle manif allure, e sullo spirito délia puhlica econojnia; Discours sur les grandes richesses , sur Tagriculture , sur le commerce en general , sur les manufactures et sur Tesprit de Te'conomie publique.

Verri (Pietro) : Meditazioni sulla economia politica; Méditations sur Teconomie politique. — Riflessioni salle leggimncolanti, prineipalmente nell commercio de* grani ; Re'flexions sur les lois prohibitives, principalement dans le commerce des grains. — Dialogo salle monete ; Dialogue sur les monnaies. — Degli elementi del commercio; Des elemens du commerce. — Considerazioni sul lasso ; Considérations sur le luxe. — Et plusieurs autres e'erits economiques , mais ddn inte'rêt plus particulier pour Milan, sa patrie.

CoNDiLLAC (Pabbe de) : Le commerce et le gouvernement conside're's Pun relativement à Pautre, ouvrage non termine' j il a été réimprimé en i8i5.

Gherardo d^Arco (Giarn-Batista) : Dell* armonia politicoeconomica fra la città e il suo territorio; De Pharmonie politicoéconomique entre la ville et son territoire. — Sali* estrazione delle materie prime e delle manif allure ; Sur Pexportation des matières premières et des objets manufacturés. — Dell’ influenza del commercio sali* economia inlerna dei popoli e nella prosperilà degli slali; De Pinfluence du commerce sur Péconomie intérieure des peuples et sur la prospérité des états. — Dell* influenza del commercio sopra ilalenlie i coslumi; De Pinfluence du commerce sur les talens et les usages.

Mengotti (Francesco) : Del commercio dei Romani; Du commerce des Romains. — Il colberlismo ; Le colbertisme.

Dupont de Nemours : De Pexportation et de Pimportation des grains, 1764. — Les éphémérides du citoyen , ouvrage périodique, qui parut de 1767 à 1776, fut commencé par Pabbé Bandeau et continué par Dupont de Nemours. Il renferme un grand nombre de faits relatifs à Péconomie politique. Il est rédigé entièrement dans le sens de la secte de Quesnay.

Cet auteur, éminemment laborieux et instruit , a publié pendant soixante ans une foule de mémoires, d’articles, de rapports, d’essais, qui tous ont pour objet le bien public ; mais qu’on trouve trop souvent imprégnés de l’esprit de secte. Il a rendu le plus grand service à la science en présidant «à la publication des OEu-

çres de Turgot et en e'crivant les me'nioires sur sa vie, qui en composent le premier volume.

Palmieri (Giuseppe) : Riflessioni sulla publica f elicità ; V<.éflexions sur la félicité' publique. — Délia richezza nazie riale ; De la richesse nationale.

Pinto : Traite de la circulation et du crédit, Amsterdam, 1771. C’était un juif portugais.

Bade (margrave de) : Abre'ge' de re'conomie politique, 1772.

Forbonnais : Elemens du commerce, 2 vol. in-12. Ouvrage qui suppose la re'alite' de la balance du commerce. Le même auteur a publie' en outie un grand nombre de rne'moires et d’essais e'crits dans l’intérêt de l’administration.

Browne-Dignan : Essai sur les principes politiques de l’e'conomie publique, in-12, Londres, 1776, en français.

Smith (Adam) : An inquiry into the nature and causes of the weallh of nations, 1776, 3 vol. in-8®; Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations. H y a trois traductions françaises de Smith : une de Blavet, une de Boucher, une de Garnier. Celle de Garnier est la plus estime'e.

Senac de Meilhan : Conside'rations sur le luxe et la richesse.

Poivre, intendant de l’Ile-de-France. Les œuvres de cet excellent homme, public'es en 1 vol. in-8° par Dupont de Nemours, renferment des vues pre'cieuses d’economie politique.

Turgot, ancien ministre des finances. Ses œuvres, publie'es par Dupont de Nemours en 9 vol. in-8°, sont un des plus pre'cieux de'pôts que nous ayons des connaissances economiques positives.

Chastellux : De la félicité' publique, 2 vol. in-8°.

Filangieri : Delle legge politiche ed economiche ; Des lois politiques et economiques.

Necker , ancien ministre des finances : Sur la le'gislation et le commerce des grains. — Eloge de Colbert. — De l’administration des finances de la France;, 3 vol. in-8®, 1784* — Un grand nombre de brochures et de rne'moires sur les finances. — On a une excellente notice sur sa vie et son administration , e'crite par son petit-fils (M. de Staël) , et qui contient des documens pre'cieux sur les finances de l’e'poque.

Macpherson : History of commerce; Histoire du commerce.

Casaux (le marquis de) : Considérations sur quelques parties

du mécanisme des sociétés, i vol. in-8°, imprime en Angleterre en français en 17 85.

Desmeuniers. Il a fait la dernière moitié du Dictionnaire d'e'conomie politique de rEncyclopédie méthodique de Panckoucke. Il J a suivi les principes d’Adam Smith, mais sans se les approprier. L’abbé Grivel, pur économiste de Quesnay, avait fait la première moitié du même ouvrage.

Price : Arithmétique politique. — C’est le premier qui ait proposé les caisses d’amortissement au moyen des intérêts composés.

Young (Arthur) a fait une autre Arithmétique politique ; mais il est principalement connu par ses nombreux écrits sur l’agriculture et par un Voyage en France rempli de vues judicieuses et de données statistiques. C’est un disciple éclairé d’Adam Smith.

Rabaud de Saint-Etienne : Sur les jurandes et les maîtrises,

Lavoisier : Résultats d’un ouvrage intitulé : De la richesse territoriale de la France, suivi d’un Essai d’arithmétique politique, par Lagrange. Brochure de 68 pages.

Cette brochure, où se trouvent des pensées et des recherches de deux hommes justement célèbres , est fort précieuse.

Condorcet : Réponse à M. Necker sur la liberté du commerce des grains. — Réflexions sur l’esclavage des nègres (sous le nom de Schwartz). — Les notes des oeuvres complètes de Voltaire, édit, de Kell. — Plusieurs articles de la Bibliothèque de l’homme public. — Esquisse des progrès de l’esprit humain, 1 vol. in-8®. Posthume.

Arnould : De la balance du commerce, 3 vol., 1794* — Système maritime et politique des européens pendant le 18® siècle.

Homme de l’administration. Sa balance du commerce offre quelques faits précieux, mais qu’il faut consulter avec défiance.

Mongez: Considérations générales sur les monnaies, 1794. — Cet ouvrage est suivi d’une Notice sur les monnaies françaises , par Dibarrart. L’un et l’autre peuvent être consultés avec fruit.

Garnier (Germain , ou le marquis) : Abrégé élémentaire des principes de l’économie politique, 1 vol. in-12, 1796. — Histoire des monnaies, 2 vol. in-8°, 1819. — Le Discours préliminaire et les Notes de sa traduction d’Adam Smith.

Il était de la secte de Quesnay, ou plutôt de Gournay, et ne s’est point corrigé , malgré la réfutation qu’en a faite Smith , mali. 20

gre la traduction de cet auteur qu’il a donnée. Les notes qu i\ a jointes à Smith sont inte'ressantes. En 1822, il a publie' une seconde e'dition de sa traduction , exactement pareille à la première, sauf les notes, qui forment deux volumes au lieu d’un.

Herrenschwand : De l’e'conomie politique moderne, ou Discours fondamental sur la population. — De l’e'conomie politique et morale de l’espèce humaine, 2 vol. in-4°> 1798. — Discours sur le commerce exte'rieur des nations européennes.

Roederer : Journal d’e'conomie publique, de morale et de politique, publie' en 1796 et 1797. — Un grand nombre de bons articles dans plusieurs publications.

Rose : A brief examination into the increase of tJie retenue , commerce and manufacture oj Grcat-Britain f rom, 1792 to 1799; Court examen de l’augmentation du revenu, du commerce et des manufactures de la Grande-Bretagne, de 1792 à 1799.

Apologiste intéressé de l’administration de Pitt. Jérémie Ben tham lui répondit par une apologie de l’économie.

Beeke (Henry) : Observations on the produce of the income-tax and its proportion to the whole income of Great-Britain , 1799 ; Observations au sujet du produit de l’impôt sur les revenus , et de sa proportion avec le revenu total de la Grande-Bretagne.

Baring (Francis) : Observations on the establishment of the bank of England and on the paper circulation of the counlry, 1799; Observations sur la banque d’Angleterre et son papiermonnaie.

Ramel, ministre des finances pendant la république française : Des finances de la république française en l’an IX. On y trouve les meilleurs renseignemens sur les assignats et les mandats.

Gejstz (Frédéric) : Prussien, à la solde du ministère britannique et ensuite de l’Autriche : Essai sur l’état actuel de l’administration, des finances, et de la richesse nationale de la Grande- Bretagne, 1800.

Cet auteur met beaucoup de diligence pour recueillir des renseignemens précieux ; mais il ne montre jamais qu’un côté de la question.

Canard : Principes d’économie politique, 1801 . Titre ambitieux pour un discours médiocre couronné par une académie qui renfermait trop peu déjugés cornpétens.

ScHLOTZER (Chrétien) : Principes élémentaires d’économie

politique à Tusage des e'iabilssemcns d’instruction publiijue eu Russie.

Larochefoucault-Liancourt (le duc de) : Note sur l’impôt territorial de l’Angleterre, 1801. — Note sur les chemins d’Angleterre. — Voyage aux Etats-Unis.

Toujours ami éclairé' du bien public.

Bell (Benjamin) : De la disette, traduit eu français par Prévôt, 1804.

Say (Jean-Baptiste) : Traite' d’e'conomie politique, ou Simple exposition de la manière dont se forment , se distribuent et se consomment les richesses, 2 gros vol. in-8" (la première e'dition est de i8o3, la quatrième de 1819, la cinquième est sous presse).

— Cate'chisme d’e'conomie politique, 1 vol. in-12 (la troisième e'dition est de 1826). — Des canaux de navigation, brocb., 1818.

— Lettres à Malthus sur diffe'rens sujets d’e'conomie politique ,

Peuchet : Statistique ge'ne'rale et particulière de la France , 7 vol. in-8°, avec atlas, i8o3. — Statistique e'ie'mentaire de la France, 1 vol., i8o5.

Ferrier, employé' dans les douanes : Essai sur les ports francs, i8o3, broch. — Du gouvernement dans ses rapports avec le com-^ merce , 1 vol. in-8°, i8o5. — Ce dernier ouvrage a e'te' reproduit, avec des changemens, en 1821.

Monthion (de) : Quelle influence ont les divers impôts sur la moralité, l’activité et l’industrie des peuples, i vol. in-S®, 1808.

Lauderdale (lord) : Recherches sur la nature et l’origine de la richesse publique, 1 vol. in-S^, 1808. — Considérations on the State of the currency, 1 8 1 3 ; Considérations sur l’état actuel du papier-monnaie.

Brougham (Henry) ; An iiiquiry into the colonial policy of the Eiiropcan powers , 2 vol., 1808 ; Recherches sur le système des puissances d’Europe à l’égard de leurs colonies.

SoDEN (le comte de). Die national œconomie , 1809; l’Economie nationale.

Hüsrisson : Question concerning the dépréciation of our cur~ rency^ i8io ; Question au sujet de la dépréciation de notre monnaie. L’auteur est actuellement à la tête de l’administration éclairée qui supprime graduellement , dans la Grande-Bretagne , les entraves opposées au commerce.

Humboldt : Essai politique sur le royaume de la Nouvelle- Espagne, 5 vol. in-8^. Beaucoup de documens précieux sur TAmerique espagnole , qui ont acquis encore plus d’intérêt depuis l’afFrancliissement de ces contrc'es.

Kraus (Chre'tien-Jacques) : Staats wirthschajt; Economie po- • litique, i8o8 à i8ii.

Hufeland ( Gottlieb ) : Neue grunâlegung der staatswirths- Nouvelle base de re'conomie politique, i 807 à i8i3.

Hamilton (R obert): An inquiry concerningthe rise and progress of lhe national dchty i vol. in-8° ; Recherches sur l’origine et les progrès de la dette nationale.

C’est le meilleur ouvrage que Ton possède sur la dette anglaise. Il est riche de faits et sûr de principes. Trois e'ditions nombreuses, la dernière de 1818. Il y en a une traduction française.

Buchanan , commentateur d’Adam Smith et fait pour l’apprécier.

Jacob (William) : Considérations on british agriculture } Considérations sur l’agriculture anglaise, i8i4*

Destütt-Tracy : Commentaire sur l’Esprit des Lois (sur les livres 22 à 23, qui traitent de l’économie politique). — Elémens d’idéologie (le 4® volume, de la Volonté, prem. partie, est un petit traité d’économie politique, qu’on a réimprimé se'parément).

Esprit net, questions bien posées.

Ganilh ; Histoire du revenu public chez les peuples anciens. — Des systèmes d’économie politique, 2 vol. in-8°, 1809. — Théorie de l’économie politique, 2 vol. in-8°, i8i5. — De la science des finances, 1 vol., 1824. — Dictionnaire d’économie politique, 1826.

Prinsep (Charles-Robert) : Two letters on corn priées ; Deux lettres sur le prix des choses en blé. — An essai on money, 1 8 1 8 ; Essai sur la monnaie. — C’est le traducteur anglais du Traité d’économie politique de J. -B. Say.

Malthus : An essay oh the principle of population, 3 vol. in-8°j Essai sur le principe de population (la cinquième édition est de 1818. 11 a été traduit en français par Prévôt). — An inquiry into the nature and progress of rent , 181 5 ; Recherches sur la nature et les progrès du profit que rendent les terres. — Observations on the effects of corn laws ; Observations sur les effets des lois sur les grains. — Principles of political economy , 1 vol. in-8°, 1820;

Principes d^e'conomie politique (ils ont ëte traduits en français en 2 vol.). — The measure of value stated, etc.; La mesure des valeurs e'tablie, ete., 1823.

Torrens (R. ) ■• -An, essay on the external corn tradcj 1 vol., i8i5; Essai sur le commerce exte'rieur des grains. — An essay on the production of wcallh^ 1 vol., 1820,; Essai sur la production des richesses.

Hauterive (le comte d’): Ele'mens d’e'conomie politique, 1 vol. in-8°, 1817. — Considérations sur la tliëorie de Timpôt , brochure, 1826.

Saint-Aurin : Beaucoup de brochures et d’articles sur l’e'conomie politique et les finances, depuis 1789 jusqu’en 1820.

C’est le bouffon de l’e'conomie politique , bouffon quelquefois très judicieux.

PüRVEs (Georges) : AU classes productive of riches, 1 vol. in-8°, 1817 ; Toutes les classes productives de richesses.

Marcet (madame) : Conversations on political economy , 1 vol.; Conversations sur l’ëconomie politique. (Il y a une traduction française de cet ouvrage, par M. PreVot.)

C’est la seule femme qui ait e'crit sur l’e'conomie politique , et elle s’y est montre'e supe'rieure à beaucoup d’hommes.

Gioja : Nuévo prospetto delle scienze economiche , 6 vol. 10-4^* ; Description nouvelle des sciences economiques.

C’est un disciple d’Adam Smith et de J. B. Say ; il a aussi ramasse, sans beaucoup de choix, ce qui a e'te' dit par d’autres.

Ensor (George) : An inquiry concerning the population of nations , 1 vol. in-8°, 1818; Recherches sur la population des nations. — The poor and their relief , 1 vol. in-8°, 1823 ; Des pauvres et des secours.

Cet auteur et Godwin sont les antagonistes les plus capables de la doctrine de Malthus sur la population.

Say (Louis), de Nantes : Principales causes de la richesse des peuples et des particuliers , 1 vol. in-8°, 1818. — Considérations sur l’industrie et la législation, 1 vol. in-8°, 1822.

Gaudin (duc de Gaè'te) : Notice historique sur les finances de France de 1800 à i8i4, 1 vol., 1818. Mémoires, souvenirs, opinions et écrits du duc de Gaete, 1826. — Faits précieux; mais déplorable histoire du rétablissement du régime fiscal par Bonaparte.

Attwood (Thomas) : Observations on currency y population and pauperism y i vol. in-8°; 1818 ; Observations sur la monnaie, la population et la mendicité'.

Chaptal, ex-ministre de Tiiite'rieur : Derindustrie française, 2 vol. in-8®. 1819.

Dutens : Analyse des principes fondamentaux de l'econoniie politique, i8o4- — Me'moire sur les travaux publics de TAngleterre, 1 vol. in-4°. Les e'tudes faites par l’auteur, pour le premier de ces ouvrages, ont rendu le second très inte'ressant.

Saint-Chamans (vicomte de) : Système d’impôt fonde' sur les principes del’e'conomie politique.

Ouvrage qui est de cent ans en arrière de l’e'tat de la science.

SiSMONDi (de) ; De la richesse commerciale, ou Principes d’e'conomie politique, i8o3. — Nouveaux principes d’économie politique, 2 vol. in-8°.

Bentham (Je're'mie) : De'feiise de l’usure, in-12, 1778. — Tbe'orie des peines et des re'compenses , 2 vol. ( le second traite presque toutes les questions e’conomiques). — Defence of economy against M. Burke and M. Rose; Apologie de l’e'conomie contre les principes de M. Burke et de M. Rose,

Camberleng, auteur des États-Unis, a fait une bonne brochure contre le système exclusif.

Tollenare (de): Essai sur les entraves que le commerce e'prouve en Europe, vol. in-8°, 1820. — De la re'duction de l’intérêt de nos fonds publics, 1824*

Ressi (Adeodato), professeur à l’université de Pavie : Economia délia speeie umana , 1817 à 1820, 6 vol. in-8° ; Economie de l’espèce humaine.

James (Henry) : Essays on money^ exchange , and political economy; Essais sur les monnaies, les changes et l’économie politique.

Mile (James) : Eléments of political economy ; Elémens d’économie politique , vol., 1821, une seconde édition en 1824* H y a une traduction française de cet ouvrage excellent de principes, mais peut-être un peu trop abstrait.

Müshet (Robert) : Inquiry into the cffects of bank restriction ; Recherches sur les effets de la suspension des paiemens de la banque, 1810. — A sériés of tables exhibiting the gain and loss of the fund holder ; Séries de tables montrant le gain et la perte

des rentiers (par la depre'ciation et la réintégration du papiermonnaie), 1821.

Craig (John) : Remarks on somc fundamental doctrines in political economy; Remarques sur quelques doctrines fondamentales en e'conomie politique, in-8®, 1821. — Eléments of political economy; Ele'mens d’e'conomie politique, 3 vol. in-S®.

Lotz (J. F. E.) : Révision der grundbe griffe der national œconomie; Revue des principes fondamentaux de Te'conomie politique, 4 vol. — Handhuch der staatswirthschaftslehre ; MaarneX de Feconomie politique, Erlang , 1822.

Place (Francis) : Illustrations and proofs of tlie principle of population; Exemples et preuves du principe de population , vol. in-8°, 1822.

C^est une confirmation des principes adoptes par tous les économistes sur la population. L’auteur est un des hommes les plus judicieux de l’Angleterre.

Sinclair (sir John) : A code of political economy ; Code d’e'conomie politique, broch. — Le même auteur s’est occupe avec beaucoup de zèle de recherches statistiques.

Lowe (Joseph) : The présent State of England ; Etat présent de l’Angleterre , in-80, 1822. On trouve dans ce livre de précieuses recherches de statistique ; mais, comme tous les ouvrages de ce genre, ils ne sont vrais qu’un instant, quand ils sont vrais.

Storch (Henry) : Cours d’économie politique, 2® édit., 4 * vol. in-8° , Paris, 1 8 2 3 . L’auteur a composé aux trois quarts son cours de fragmens d’Adam Smith, de J. -B. Say, de Destutt-Tracy, et d’autres auteurs estiiLés. Du reste, il ne traite ni des entraves qu’on oppose à l’industrie , ni des colonies, ni de la population, ni des impôts, ni des emprunts publics, ni de plusieurs autres des plus grandes questions d’économie politique.

Hodgson (Adam): A letter to J. -B. Say on the slave trade ; Lettre à J. -B. Say, sur le travail des esclaves, 1823.

Dubois- Aymé ; Examen de quelques questions d’économie politique, vol. in-80, 1823.

Tooke (Thomas) : Thoughts and details on the high and low prices of the last thirty y cars ; Pensées et détails sur la hausse et la baisse des prix dans les trente dernières années , in-8'’, 1 823.

Ouvrage d’un négociant philosophe qui sait se garantir des abstractions auxquelles se livrent plusieurs économistes anglais.

De Welz (Josepli) : La maggia del crédita svelata; La magie du cre'dit deVoile'e, Naples, 2 vol. 1824.

Bons principes , mais trop long.

Carrion-Nizas üls ; Principes d’ëconomie politique, in- 12,

Thompson (William) : An inquiry into the principles of the distribution of ivealth; Reclierclies sur les principes de la distribution des richesses, in -8°, 1824*

Ravenstone : A few doiihts as to the correctness of some opinions generallf entertained on population, and political cconomy ; Quelques doutes relativement à des opinions ge'nëralemeijjt répandues sur la population et Pe'conomie politique.

Mac Culloch : ViXYÛcXe Political economy à-dcn?, le supplément à V Encyclopedia britannica. — A discours on the risc , progrès s" peculiar objectf and importance of political economy ; Discours sur la naissance , les progrès, Tobjet spècial et Fimportance de Tèconomie politique , 1824 (cet ouvrage a ètè traduit en français par M. Prévôt fils). — Memoirs of François Quesnay ; Notice sur François Quesnay.

PoRCiNARi : Riflessioni sul Trattato di economia politica del signor J. -B. Say; Réflexions sur le Traité d’éeonomie politique de J. -B. Say, m-8®, 1824* C’est une longue diatiâbe contre Fauteur français.

Fazy (J. -J.) : L’Homme aux portions, in-12. — Sur l’effet des privilèges (surtout de la banque de France), des emprunts publics et des conversions sur le crédit de l’industrie en France,

Les dernières Encyclopédies anglaises contiennent plusieurs articles importans sur l’économie politique. Voici le titre des principales :

Encyclopedia britannica, éditeur George Cleig, et surtout son supplément publié par Napier.

The new Cyclopedia, par le docteur Rees , 76 demi-vol. in-4®.

The Edinburgh Encyclopedia, par le docteur Brewster; n’est pas achevée , mais se poursuit.

The English Encyclopedia,hondTes , 1821, 10 vol. in-d"*

Mai 1826.

Page 1