‹ Economie pratique des nationsChapitre 41 sur 90 · tr · texte numérisé non relu

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Total.

450,526,1)49 fr.

(2) Importations : objets nécessaires 4 l'Industrie. . . 378,000.000 fr.

Ol'Jels en consommation naturelle 101,060.000

Objets fabriqués 41.000.000

Total. , 520,370.553 fr.

(3) Exportations : produits naturels 152,000.000 fr.

Produits manufacturés / 425.000,060

Total . 977,000,000 fr.

des forteresses, des arsenaux, des vaisseaux, des armes ; il entretient et répare tout ce qui constitue la fortune publique, mobilière et immobilière ; il forme des défenseurs nombreux et divers; il pourvoit aux besoins de l’instruction publique , de la justicé , de l’administration intérieure, des relations internationales, du commerce, de l’agriculture, de l’industrie même ; il fournit de plus quelques produits spéciaux comme le tabac , la poudre , etc. ; il se charge du transport des lettres ; c’est donc réellement un producteur, parfois semblable aux industriels proprement dits, parfois semblable aux producteurs des classes libérales qui fournissent un produit non échangeable mais réel , et payent les produits qu'ils obtiennent en services qui ont un degré d’utilité variable. Eh bien , nous devons supposer que le gouvernement accomplit pleinement ses devoirs : s’il ne s’en acquittait pas, ce serait aux pouvoirs qui contrôlent son action à le redresser. Nous ne devons donc pas discuter ici l'emploi des fonds qu’il prélève sur la production nationale, et nous admettrons que les services qu’il rend égalent l’impôt qu’il prélève. On peut donc porter le chiffre du service gouvernemental au même chiffre que son budget , soit 1,025,000,000 francs (1).

(1) Le budget de 1S3S présentait :

( ordinaires

En recettes j extraorciinaires (forêts).

Total

En dépenses

La loi des comptes pour cette année arrêta :

Les recettes à

Les dépenses A

997,501.915 fr.

1,018.777,591 fr.

1,044.050,196 fr.

Si nous réunissons la production indus-

trielle s’élevant à 2,971,755,699

La production commerciale 450,520,940

Le service gouvernemental 1,025.000,000

Nous obtenons un produit de. ...... 4,447,276,639

Mais à ce produit il est nécessaire d’ajouter un autre élément créé effectivement par l’industrie ; il est certaines matières premières qu’elle produit elle-même, qu’elle n’emprunte pas à l’agriculture. Il est évident que leur valeur doit accroître la valeur industrielle. Nous porterons à 200,000,000 fr. la somme qui, de ce chef, doit être portée au compte de l’industrie (1). Le total de son produit s’élèvera donc à

Quant aux matières premières achetées à l’agriculture, elles ne doivent pas entrer dans la valeur des produits manufacturiers, car l’industrie ne les crée pas ; et quand elle les emploie pour obtenir le produit agricole qu’elle doit acheter, elle ne peut le porter en

(1) Voici les matières premières que l'Industrie ne demande pas à l’agriculture :

fr.

Combustible minéral (déjà compté’.

Jteport. . .

fr.

Minerai de fer

Alun . etc

Plomb

Produits chimiques. .

Zinc

Éventails, elc

Teintures, etc

Parapluies

Verreries

Modes

Porcelaines, poteries.

Ouvrages en cheveu*.

Passementeries

Tapisserie

a'ooo!ooo

Parfumerie

Omissions

A reporter.

Total. . . .

23 à ÉCONOMIE PRATIQUE DE LA FRANCE.

compte aux agriculteurs, car elles ont été retenues dans la part proportionnelle qui leur est attribuée sur leur produit total composé de matières premières aussi bien que de matières alimentaires. Les industriels n’ont pas dû payer la totalité des matières premières; le produit qu’ils ont acheté a été préalablement diminué de la partie de matières premières qu’ils rendront aux agriculteurs après l’avoir façonnée. Us ne doivent donc pas en compter la valeur dans les produits qu’ils donnent en échange.

Quant aux matières premières achetées à l’étranger, nous nous en expliquerons en parlant du commerce extérieur. Nous verrons qu’elles ne doivent pas augmenter le chiffre du produit industriel.

Nous avons ii chercher maintenant si ce produit suffit pour que le produit disponible de l’agriculture puisse être acheté par la classe industrielle, celle-ci conservant une part dans son propre produit. Pour qu’il en soit ainsi, en supposant que la population agricole et la population industrielle soient également bien approvisionnées, il faut que chacune produise dans le rapport selon lequel elles sont entre elles : ainsi la population agricole étant à la population urbaine comme 6:5, le produit disponible de l’agricul-» ture pourrait être acheté par le produit industriel, si la production de l’agriculture est à la produdion in** dustrielle comme 6 : 5. En effet , tout étant égal d’ail-» leurs, l’industrie doit garder-5/11 de sa production et en livrer 6/11 ; l’agriculture, au contraire, dont le personnel est plus nombreux, gardera 6/11 de sa production et en livrera 5/1 1 , ces 5/1 1 d’une production plus

éVALÜATlON DE Là RICHESSE DK Là FRANCE. £3$

grande valant les 6/H d’une production moins grande.

Il faut donc chercher si la production agricole est k la production industrielle comme 6 : 5.

La première est évaluée à 4,921 ,433,071 fr.; elle serait à la production industrielle dans le rapport de 6 ; 5, si cette dernière atteignait une somme de 4,111,194,222 fr.

Or le produit des diverses classes industrielles est de 4,647 276,639 fr.

Il est donc supérieur à ce qui est nécessaire.

Son excédant s’explique parce que les classes urbaines sont mieux approvisionnées de toutes choses. Leur salaire est plus élevé, et elles consomment les meilleurs grains, les meilleurs vins, les meilleures viandes, comme elles sont mieux logées, mieux vêtues, etc. Sous ce rapport, il doit donc y avoir un excédant dans la production industrielle.

La relation du produit agricole avec le produit industriel n’est pas sensiblement modifiée par le commerce extérieur : en effet, la France exportait en 183$ une masse de marchandises dont la valeur s’élevait à 677,413,000 fr., savoir :

En produits de l’agriculture. . 152,165 000 fr.

En produits fabriqués 425,248 000

Différence 273,946,000 fr.

Cette somme établit donc une diminution dans la faculté donnée aux industriels d’acheter les produits agricoles. Le produit industriel disponible devrait être diminué de 273,946,000 fr. ; mais l’importation fait plus que rétablir l’équilibre.

La valeur de l’importation s’élève à la somme de

522,471 fr., savoir :

En objets fabriqués 40,667,000 fr,

En produits naturels livrés à la consommation 101,804,000

Total 142,571,000 fr.

En objets nécessaires à l’industrie. . . 378,000,000 fr.

Total de l’importation. . . . 522,471,000 fr.

L’industrie obtient donc , en remplacement des 273,946,000 fr. qu’elle a donnés à l’exportation , une somme de 378,000,000 fr. ; son produit échangeable n’est donc pas diminué, il deviendrait même plus considérable s’il ne devait éprouver une réduction.

L’agriculture prend pour sa consommation une part proportionnelle des objets fabriqués ou susceptibles d’être consommés dans leur état naturel, qui ont été importés, elle obtiendra 6/11 des 141,971,000 fr. des objets consommables fournis par l’importation , soit

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