A11LB,BA1LK
Seis'le olâtré
kilogr. 1
klogr.
kiloflr* 172,4
Seigle non plâtré
Froment plâtré
Froment non plâlré....
Froment non plâtré
Avoine plâtrée
Atoine Hoa plâtrée ....
Dans ces expériences^ le plâtre n'a produit aucun effet appréciable sur les cultures de froment, d'avoine et de~ seigle» résultats qui s'accordent avec ceux que j'ai déjà rapportés.
Plâtrage dtm betteriBves champétreii
famée» en 184L3.
.preotlère aote
Les plants avaient été repiqués et arrosés. Les pluies ont été très-fréquentes ; le plâtre mis hors du buttage a bientôt pénétré dans le terrain. La récolte a eu lieu le 8 octobre, trois mois après le plâtrage. ' Voici le produit obtenu sur des surfaces de 2
ares 44.
La sole plâtrée a dpané. .... 690 kiU de racines* La sole non plâtra 650
DBS EMEAIS iailiiRA0X. 47
L'aetion du plàtm a donc été nulle ; car la différence en fafveur de la sele plAtrée est si minime y qtt'cn me saurait mBoanafclemeDt Tassigner au pljh trage. En effet, rapportant à la surlace d'un hectare, on aurait»: '^ <
Pour la sole plâtrée^ «in ,f*^(lde^lesl de 183 quiolaux. Pour la sole non plâtrée. 268
Or , Sir des soles de la culture ordmaîre qui n'avaient pas reçu de plâtre , nous avons obtenu , cette même année, 284 quintaux de betteraves par hectare.
Cette action du plâtre, limitée à certaines cultures, ne dispose pas à admettre que ce sel agisse en condensant dans le sol Tammoniaque des eaux pluviales ; car il parait tout naturel que si celle amélioration dépendait de rintervention d'un sel ammoniacal, elle se manifesterait d*une manière générale.
La théorie de Davy parait donc plus plausible ; il convient, par conséquent, de la discuter. Si réellement les cendres de trèfles venus sous l'influence du sulfate de chaux contiennent, coitime l'affirmait l'illustre chimiste anglais, une forte proportion de ce sel, Faction du plâtre devient très-facile à concevoir. La discussion doit donc principalement reposer sur la composition des cendres.
J'ai analysé les cendres du trèfle récolté à Bechelbronn avant et après le plâtrage. Je présenterai ici les résultats obtenus en 1841 , année remarquable par l'abond^ce de la récolte; et ceux de 1842, où les
produits récoltés furent peu satisfaisants. Je donne d'abord les résultats analytiques tels qu'ils ont été enregistrés, et ensuite je les présente, abstraction faite de Tacide carbonique et du charbon qui étaient res* tés dans les cendres examinées. Il s'agit de connaître en définitive les substances inorganiques contenues dans la plante récollée. Or, l'acide carbonique est évidemment un produit de l'incinération, dont la proportion dans la cendre varie d'ailleurs avec la température plus ou moins élevée à laquelle a eu lieu la combustion .
Tableau.
PBS EN6BAIS MNÉBA^DX.
■icOLTt nTmAOBMRAlMB
de iMl.
CBN0BB5 Dl TliFLB.
At. plâtrage.
Après pUlnfe
BBCOLTI no PATOtABLB
deiUfl.
CBHDAES DK TAÈFLE.
Acide carbonique. . . .
Clilorc
Acide phosphoriqiie..
Acide sulfurique
Chaux
Magnésie
Oxyde de fer, manganèse, alumine
Potasse
Soude
Silice
Perle et charbon
uo
At. pUInge.
Aprèt pUlrife.
traces.
ABSTRACTION FAITE DE l'ACIUE CARBONIQUE ET DE LA PERTE.
Chlore
Acide phosphorique.. .
Acide sulfurique
Chaux
Magnésie
Oxyde de fer, manganèse, alumine
Potasse
Soude
Silice
traces.
■bbJI
L'analyse ne dit pas comment sont combinées dans la plante les substances qu'elle dose; mais en supposant que la totalité de Tacide sulfurique s'y trouve à Fétat de sulfate de chaux, les u. 4
50 DBS SNGHAIS MINERAUX;
ésultats précédents peuvent s'exprimer ainsi :
Les cendres de trèfle, avant le plâtrage, contiennent, pour 100 : 6,0 de sulfate de chaux;
Après le plâtrage : 5,7 id.
Comme il est impossible de répondre d'une différence de 3 millièmes dans ce genre de recherches, on doit admettre, dans les deux cendres, la même proportion de sulfate calcaire.
Au reste, ici comme dans toutes les questions agricoles, les analyses isolées jettent très-peu de lumière ; pour qu'elles puissent conduire à une solution, il faut introduire dans la discussion deux nouveaux éléments : iMa proportion de cendre fournie par un poids donné du fourrage récolté ; 2'' la quantité de fourrage donnée par une surface déterminée de terrain, avant et après le plâtrage. J'ai admis, d*après mes observations, que les deux coupes de trèfle plâtré donnent, année moyenne, 5,000 kil. de fourrage fané par hectare.
La même surface, fauchée avant le plâtrage et dans la même année où le trèfle a été intercalé à la céréale, en produirait 1,100 kilog.
1 00 de trèfle fané ont donné :
Cendre
Oodre.
priTée
d'icide Carbon.
Parbeetare.
Trèfle non pUiré, I84K...
Ii3 kil.
li,2
Trèfle plàu^, 1841....
Tableau.
J>«S AWRAI» MNËBAUX.
mmm^^^mt II I
Sole DOB plâtrée.* Sole plA|rée
^nn^ 1842.
Sole noD plâtrée..
Sole plâtrée
kil.
yi.
kil.
lO.S
kil. ' kil.
kil., *,7
■■fT"
kiU 26J 95,6
kil.
kil.
kil.
On voit que durant les trois mois qui ont suivi le plâtrage, le sol a dû fournir à la plante des doses considérables de substances minérales. Dans les récoltes plâtrées, ces substances sont doubles ou triples de ce qu'elles étaient à Tépoque du plâtrage. Représentant, par eumple, par l'unité la quapUté de chaque base et de chaque acide de la récolte avant qu'elle eût reçu du gypse, on a, pour la qiaantilé des mêmes principes dans les récoltes plâtrées, les nombres suivants :
Addw MsfnéaieetPotaite.
Chlore. Photphoriqoe. Sulfurique. Cbaui. OiyJe métall eiioude. Silice.
La silice parait seule faire exception ; il semblerait
(t) Avec la ma^ésie se trouvent les otydes métalliques et TalumiD«.
(2) Il y a eu probablement une erreur l^re dans le dosage de la silice et de la soude. 11 ne faut point oublier d'ailleurs qu'avec la silice combinée se trouve la silice accidentelle provenant du sable resté adhérent aux plantes brûlées.
que cette terre n'est absorbée que pendant la jeunesse de la plante. La potasse, la chaux, sont les bases qui entrent pour une très-forte proportion dans la constitution minérale du trèfle ; et un fait qui mérite toute notre attention, c'est que la chaux, assimilée depuis le plâtrage, ne répond aucunement à l'acide sulfurique fixé pendant le même espace de temps. L'excès d'acide et de chaux que présentent les cendres du trèfle plâtré sur celles du trèfle qui ne l'a pas été est pour :
1841, acide sulfurique : 4,8 ; chaux : 47,2
En supposant encore que l'acide sulfurique assimilé depuis le plâtrage soit intervenu à l'état de sulfate de chaux, on trouve que :
En i 841 , la récolte plâtrée aurait absorbé 8k,2 de ce sulfate 1842, — 10k,2 —
Ces quantités sont si minimes, qu'elles sont de nature à faire supposer que le plâtrage surtout fournit à la plante la forte proportion de chaux qu'elle parait exiger ; il équivaudrait alors au chaulage ; et en effet, au rapport de Schwertz, en Flandre on remplace le plâtre par la chaux éteinte, par les cendres de bois lessivées, par les cendres de tourbe, et cela avec un avantage décidé (1). S'il est des cendres de tourbe pourvues de sulfate de chaux , il en est aussi qui ne le sont pas. Dans celles que nous employons dans notre
(1) Schwertz, CiUtîire des plantes fourragères, p. 72.
BBS ENGRAIS MINÉRAUX. 53
culture avec un succès incontestable , l'acide sulfurique y est probablement engagé à l'état de sulfate alcalin.
Ces expériences ont conduit à des résultats si différents de ceux auxquels on s'attendait, que j'ai cm devoir les reprendre en 1849, en recherchant comparativement la chaux et l'acide sulfurique, non plus avant et après le plâtrage, mais dans le trèfle d'une sole plâtrée et dans celui d'une sole voisine qui ne l'avait pas été.
L'incinération du trèfle fané a eu lieu à une température aussi basse que possible, et l'on a brûlé à la fois des tiges et des feuilles, dans le rapport où elles se trouvaient dans la plante. Ce rapport était :
TBÉFLE, 1^ COUPB.
Plâtré. Non plâtré.
Tiges 60,2 57,2
Feuilles 39,8 42,8
L'analyse a indiqué sur 100 parties :
TRÉFLB, FANÉ l"* COUPB.
PUtré. Non plâtré.
Humidité i2,67 15,37