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CHAPITRE III

Classification de l'espèce humaioe au point do vue économique. — De l'importance que la civilisation fait acquérir à l'argent, et des graves inconvénients qui en résultent."- De quelle manière il déprécie la valeur des véritables richesses, et comment Lycurgtie avait tenté de remédier à ce désordre. — Conséquences désastreuses de l'introduction de l'argent dans le monde, par rapport à la perception de l'impôt.

La condamnation que Dieu prononça contre les hommes en la personne du premier de tous, de ne pouvoir à l'avenir, après son pécbé, vivre ni subsister que par le travail et à la sueur de leur corps, ne fut ponctuellement exécutée

DISSERTATION SUR LA NATURE DES RICHESSES. m

\ tant que l'innocence du monde dura, c'est-à-dire tant qu'il n'y eut aucune (renée (}e conditions et d'états ; chaque sujet était alors son valet et son maître, et jouissait des richesses et des trésors de la terre à proportion qu'il avait personnellement le talent de les faire valoir ; toute l'ambition et tout le luxe se réduisaient à se procurer la nourriture et le vêtement. Les deux premiers ouvriers du monde, qui en étaient en même temps les deux monarques, se partagèrent ces deux métiers: l'un laboura la terre pour avoir des grains, et Pautre nourrit des troupeaux pour se couvrir, et réchange mutuel qu'ils pouvaient fetfre les faisait jouir réciproquement du travail l'un de l'autre.

Mais, le crime et la violence s'étant mis, avec le temps, de la partie, celui oui Ait le plus fort ne voulut rien faire, et jouir des fruits du travail du plus faible, en se rebellant entièrement contre les ordres du Créateur; et cette corruption est venue à un si grand excès, qu'aujourd'hui les hommes sont entièrement partagés en deux classes, savoir lune qui ne fait rien et jouit de tous les plaisirs, et Tautre qui, travaillant depuis le matin jusqu'au soir, se trouve à peine en possession du nécessaire, et en est même souvent privée entièrement.

Cest de cette disposition que l'argent a pris son premier degré de dérogeance à son usage naturel : l'équivalence où il doit être avec toutes les autres denrées, pour être prêt d'en former l'échange à tout moment, a aussitôt reçu une grande atteinte. Un homme voluptueux, qui a à peine assez de temps de toute sa vie pour satisfaire à ses plaisirs, s'est moqué de tenir sa maison et ses magasins remplis de grains et d'autres fruits de la terre, pour être vendus au prix courant en temps et saison : ce soin, cette attente et cette inquiétude ne se sont pas accommodes avec son genre de vie; la moitié moins d'argent comptant, même le quart, font mieux son affaire, et ses voluptés en sont servies avec plus de secret et plus de diligence.

Aussi cette main-basse que Ton fait, dans ces occasions, de toutes sortes de denrées, dérange-t-elle d'une terrible façon l'équilibre qui doit être entre l'or et l'argent, et toutes sortes de choses. L'âpreté que Ton a pour recouvrer l'un, et la profusion que Ton fait de l'autre , élèvent le premier jusqu'aux nuées, et abaissent l'autre jusqu'aux abîmes. Voilà donc l'esclave du commerce devenu son tyran; mais ce n'est là que la moindre partie de s$ vexation. Cette facilité qu'offre l'argent pour servir tous les crimes lui fait redoubler ses appointements, à proportion que la corruption s'empare des cœurs; et il est certain que presque tous les forfaits seraient bannis d'un Etat, si l'on en pouvait faire autant de ce fatal métal : le peu de service qu'il rend au commerce, ainsi qu'on a fait voir en ce qui a précédé , ne vaut pas la centième partie du mal qu'il lui cause.

On ne parie point ni des voleurs ni des brigands, à qui l'argent seul sert de moyen certain pour enlever par violence tout le vaillant d'un homme , sans autre droit ni titre qu'une force majeure , qui les met par là non-seulement en pouvoir de le ravir, mais même de le mettre à couvert et hors de toutes recnerches. *

Si toutes les facultés se terminaient aux denrées nécessaires à la vie, les brigands perdraient ces deux facilités pour voler; ils ne pourraient enlever

S 'une petite quantité de biens à la fois , pour laquelle même emporter il ir faudrait un grand nombre de chevaux et de voitures impossibles à cacher, parce que tout serait facile à reconnaître , et par conséquent aisé à découvrir.

Le premier législateur de l'antiquité avait si bien reconnu ce désordre, que la monnaie qu'if introduisit dans sa république était un métal si commun et d'un si grand volume, que pe prétendu précis de toutes les denrées avait un corna presque aussi étendu que les choses qu'il représentait : ainsi les voleurs, (es banqueroutiers , et tous ceux qui ont besoin de secret et d'obscurité pour perpétrer les crimes , n'en étaient pas beaucoup mieux servis.

Mais il n'est pfts encore temps de finir l'usage que le crime fait du seul ar-

gent , et dont il serait empêché par les autres genres de biens, s'ils n'avaient point cette malheureuse représentation : les banqueroutiers qui déconcertent entièrement le commerce, mettant tout le monde dans la défiance, et empêchant que Ton ne puisse trafiquer par crédit et par billets , ne pourraient presque plus voler aussi impunément tout le monde, qu'ils font journellement. On sait que leur jeu et leur manœuvre sont de se servir d'une réputation bien ou mal acquise, pour acheter de tous côtés à crédit, à tel prix que Ton y veut mettre , parce qu'ils sont bien assurés qu'ils n'en débourseront jamais rien ; puis, qu'ils revendent sur-le-champ, argent comptant, la moitié ou les deux tiers moins, et continuent cette fraude jusqu'à l'échéance de leurs billets, qu'ils font cession entière de biens , sous prétexte de prétendues pertes dont il les faut croire , attendu que la conviction du contraire est un procès éternel, encore plus ruineux envers ceux qui perdent, que la banqueroute même.

Et cette fraude est ce qu'il y a de moins désolant par rapport à tout le corps de l'État , attendu que la cherté que cela met à l'argent par ces crues d'usage, quoique criminel, le portant jusqu'au ciel, ainsi qu'on l'a dit, fait descendre en même temps l'autre côté de la balance, savoir celui des denrées, jusqu'aux abîmes; l'un prend le prix des pierres précieuses, et l'autre n'est plus que de la poussière, par la prodigalité que l'on en fait, afin de parvenir à des desseins coupables. Et , bien que ces démarches ne se rencontrent qu'en quelques particuliers, elles ne laissent pas d'être contagieuses à toute la masse, parce que toutes choses ayant une solidarité d'intérêt , tant meubles qu'immeubles, la moindre atteinte qui arrive à une partie, soit en bien ou en mal, devient aussitôt commune à tout le reste.

Les blés ne peuvent hausser ni baisser considérablement en un marché , sans que cette disposition ne gagne aussitôt tous les lieux circonvoisins ; et sa continuation de trois ou quatre semaines seulement la fait pénétrer d'un bout du royaume à l'autre, de quelque étendue qu'il soit, et même plus loin.

Enfin , la gangrène à l'extrémité des membres du corps humain fait périr bientôt tout le sujet , quoique toutes les parties d'abord très-éloignées du mal paraissent très-saines et en fort bon état; mais c'est ce qu'on expliquera mieux dans le chapitre suivant, qui sera celui des richesses , en montrant ce qu'elles doivent être pour rendre un pays opulent , surtout lorsqu'il est fourni de denrées par la nature.

Il n'est pas encore temps de finir le récit des ravages de l'argent, et de montrer que lui seul fait plus de dégât dans les contrées, où l'on n'a pas soin de le renfermer dans ses véritables bornes, que toutes les nations barbares qui ont inondé la terre, exerçant toutes sortes de violences dont les histoires sont remplies.

Jusqu'ici, quelque grands que soient les désordres par lui causés que Ton vient de décrire, comme le sont tous crimes défendus par les lois, et qu'elles punissent même sévèrement lorsque la jusjjce en peut être faite, la déclamation ou la description ne pouvait guère se terminer qu'à des vœux pour en voir la cessation , quoique néanmoins quelques-uns de ces crimes , comme les banqueroutes, tirent leur principe de plus loin , savoir d'une nécessité causée par un précédent déconcertement d'État , qui n'est point du tout l'effet d'un brigandage , ou de voleurs de grands chemins. Cette malheureuse idolâtrie de l'argent, source de tous les maux, n'aurait pas ses temples si remplis d'adorateurs , s'il n'y en avait point d'autres que des sujets exposés sans quartier à la rigueur des lois.

Voici bien un autre cortège , savoir ceux qui ont soin de faire payer les tributs des princes : la rigoureuse poursuite , et les recherches qu'on en a faites dans bien des occasions , sans parler de la voix publique , purgent cet énoncé de tout soupçon de calomnie , ou de discours séditieux. C'est au contraire le plus grand service qu'on puisse rendre aux princes, de faire voir la sur-

prise qu'eux et leurs ministres souffrent, quoique bien intentionnés, dans cette grande préférence que ceux qui se couvrent de leur autorité donnent à Fargent sur les autres denrées; bien que l'un ou l'autre soit indifférent au souverain, comme il Test pareillement à tout ce qui est à leur solde , et surtout à leurs gens de guerre, qui n'ont pas sitôt reçu leur montre1, qu'ils la convertissent à leur nourriture et aux besoins de la vie , en sorte qu'il leur serait égal de les recevoir immédiatement sans le ministère d'argent, comme cela se pratique en beaucoup d'endroits.

On éclaircira et on traitera davantage de cette vérité dans un chapitre particulier, où l'on montrera qu'il y a tel prince qui ne procure pas une pinte de Tin à aueun de ses soldats, qu'on n'en ait anéanti jusqu'à vingt et même cent qu'A aurait reçues, si on n'avait pas immolé cette quantité à la volonté déterminée d'avoir de l'argent à quelque prix que ce fût , et non du vin ; et ainsi du reste.

Ce sont donc ceux qui surprennent leur autorité , qui inspirent que l'argent qu'ils font payer au prince n'est considérable que par sa quantité , et nullement par la manière dont il est levé sur les peuples. Et, bien que les souverains ne le reçoivent que pour fournir le moyen à ceux à qui ils le distribuent de se procurer les besoins de la vie, ils osent prétendre qu'il n'est d'aucune considération que ces médiateurs aient abîmé ou anéanti pour vingt Ibis davantage de ces mêmes besoins , en faisant ce fatal recouvrement , que le maître ou ceux qui sont à sa solde n'en pourront avoir avec l'argent qui en provient, et qui leur est distribué.

Voilà un crime effroyable de ce métal , qui , bien loin d'être poursuivi par les prévôts comme les voleurs de grands cbemins , est tous les jours couronné de lauriers, quoiqu'il ne fasse pas moins d'horreur au peuple, et que les maux qu'il cause excèdent tous ceux que l'on pourrait recevoir des plus fameux brigands, qui auraient une pleine liberté d'exercer les dernières violences.

Des contrées entières autrefois en valeur, présentement incultes des fruits les plus précieux , entièrement à l'abandon sans en pouvoir trouver les frais de la culture ; et surtout les liqueurs , pendant que les pays voisins ne boivent que de l'eau, et les achètent un prix exorbitant pour les extrêmes nécessités, ce qui ne va pas à la centième partie de la consommation possible, et leur fait souffrir le même sort pour d'autres denrées principales et singulières , qu'ils donneraient en contre-échange ; toutes ces choses, dis-je, qui sont autant de témoins vivants, quoique muets, montrent que ce n'est point exagération que cette préférence de crime et de désordre que l'on donne à ces pourvoyeurs d'argent, sur tous les autres genres de violences et de vexations.

En effet, si les tributs s'exigeaient en essence sur chaque fruit et chaque denrée, comme on a fait uniquement très-longtemps, et qu'il se pratique même en quantité d'endroits , puisqu'enfin toute réception d'impôt n'est que poux parvenir à ce recouvrement de denrées , et que ce cruel médiateur, savoir l'argent, en abime une si grande quantité par son fatal ministère; si , disje, cette exigence se faisait réellement, l'horreur de pareils effets aurait absolument empêché leur introduction , ou au moins l'aurait fait rejeter au plus vite à la première expérience. — Auraii-on.pu , de sens rassis, mettre une ordonnance sur le papier, qui portât que quiconque recueillera sur sa terre trente setters de blé, en payera quarante pour l'impôt; et un autre, dont la levée va à deux cents , ne contribuera que de quatre , et même moins, suivant son crédit? — Comme une pareille demande, ainsi que l'exécution, aurait une vue et un visage effiroyable, il les a fallu masquer, et c'est ce que l'argent frit merveilleusement bien; il dérobe toute l'horreur d'une pareille mesure aux personnes élevées qui pourraient y donner ordre, parce que n'ayant

1 Leur solde.

40i BOISGUILLEBERT. •

qu'une idée confuse du détail , qui ne s'apprend que parla pratique , c'çst-idire la vie privée, ce qui est bien éloigné de leur situation, ils ignorent tout à fait que qui que ce soit ne peut payer un sou , ni de tribut ni d'autres redevances, que par la vente des denrées qu'il possède; et qu'ainsi la demande d'argent a des limites de rigueur, données par la nature , qui ne pçuvept être violées sans produire un monstre effroyable.

En effet, si le manque de succès s'en tenait à un simple rçftis. op pourrait dire qu'il n'y aurait que du temps et du papier perdus; mais il #'en faut k&Wr coup que les choses en demeurent là; l'impossibilité morale et naturelle, qui n'arrête pas ceux qui sont chargés de pareilles exactions , force la nature pour se faire obéir; et les préciputs qui doivent être pris avant Je tribut, et même toutes sortes d'exigences, savoir les frais de la culture, sont d'abord immolé», ainsi que les ustensiles et instruments pour y parvenir; et la certitude où cela met d'un abandon de toute la terre à l'avenir, c'est-à-dire mille de perte pouf un de profit, n'est d'aucune considération pour des gens en qui domine l'intérêt du moment présent, soit qu'ils soient poussés par la nécessité d'agir de la sorte, faute de quoi ils seraient sujets eux-mêmes a pareil dommage, ce qui n'est que trop connu, ou soit que leur fortune singulière ne leur soit promise qu'à ce prix, ce qui est pareillement fort ordinaire ; enfin , dans l'un ou l'autre cas l'intérêt, dis-je, de ce moment acheté à si haut prix aux dépens du bien public, prévaut à toutes ces suites funestes, quelque nombreuses et quelque effroyables qu'elles soient, qui sont inséparables de cette conduite. Fi puis , quand tous ces moyens sont à bout , un homme est criminel parce qu'il n'a pu faire J'jmpossible et donner ce qu'il n'a point ; on le traîne en prison, et on l'y tient des mois entiers par surcroit de perle de biens, savoir celle de son temps et de son travail, qui est son unique revenu, ainsi que celui de l'État et du prince.

Voilà le beau ménage de l'argent dans les tributs, qui ne diffère guère , s'il ne le surpasse, de celui de brigands, puisqu'au moins dans ce dernier, ce qui est enlevé de force demeure dans l'État, et qu'il n'y a que la justice de blessée, au lieu que dans l'autre manière le tout est anéanti.

En quoi le prince et les personnes mêmes qui , sur deux cents setter? 4e récolle, n'en veulent payer f ue quatre, pour laisser contribuer un misérable de trente sur vingt, prennent tout à fait le change, bâtissant absolument leur ruine, comme on fera voir, dans un chapitre particulier des véritables richesses, ou l'on montrera que ces personnes puissantes y auraient gagné si elles avaient voulu contribuer aux impôts de cinquante setiers sur les deux cents mentionnés, et feront même un profit considérable quand elles en voudront user de la sorte et ne pas abîmer un malheureux dont le maintien fait l'opulence des riches, quoique ce aojt la chose qu'Us conçoivent le moins , qu'il ne peut être détruit sans rendre sa perte commune à tout l'État.

Dans Les impôts qu'on tire sur les liqueurs dans certains États . l'argent sert de manteau pour le moins à d'aussi grandes absurdités; sous cette couverture, on suppose et on exige l'impossible, sans que les suites funestes d'une pti^ttle conduite puissent presque jamrô faire revenir les auteurs de démarches effroyables.

On pense tranquillement, en cet article de liqueurs, que l'argent cnott dM*s une vigne ou dans la futaille, et non pas que l'on ne peut recouvrera métal que par la vente de cette denrée , vente qui est loin encore de représenter up bénéfice jusqu'à concurrence de tout ce que produit la nature , puisque sur ie prix qui «en provient, il y en a une partie qu'on doit regarder comme sacr<é#, et sur laquelle on ne saurait rieja prendre sans crime , savoir celle qu'il a fallu pour couvrir les frais «ans lesquels il n'y aurait rien du tout pour qui que «e soit au inonde.

11 faut bien que cela soit, encore une fois , et que l'on suppose ce prodige, quand on demande tranquillement et sans prétendre déroger auxlojs de la sa-

gëfie, de la prudence pt de la politique la plus consommée, lay^jeur de quarante muids de vin sur une pièce dp vigne qui n'eu & produit que trente, e$ celle de (fois cents pintes de vin sur une futaille qui n'en contient que. deux cents; ep aorte qup l'abandon entier qu'on eu peut faire ne puisse point ac-? flu|tter le marchand, et qu'il faut que sa personne et ses autres fyeqs, répondent dp surplus, ce qui n'est pas absolument sans exemple ep quelques poptr éftf de l'Europe, et est un mal contre lequel on n'a point trouvé d'autre remèdfl qqe de renoncer 4 ta culture de la denrée en question, afin d'en être quitte par la perte de ce seul genre de biens, ce qui va dans plusieurs contrées £ des centaines de millions par an; et par-dessus cela, le mal se recorpmunjquapt à tputns les autres espèces par une solidarité d'intérêts qu'elles qnt entrp pllefc, fait que cettp mêpie destinée gagne à peu près tou# (es autres genres de biens j pt voilà d'où procède ce grand déchet et cette épouvantable diminution arrivée à toutes ctioses^ tant meubles qu'immeubles, dan? ces mômes pays, argent y a transgressé ses bornes naturelles d'une façon effroyable; i) a pri§ un priï de préférence sur toutes les autres denrées avec lesquelles il doit être seulement en concurrence pour conserver l'harmonie d'un ffat, e'est-4-dire une opulence générale , ce qui fait que , bien loin de servir à faciliter )e trafic et réengage des besoins 4e la vie , il en devient le tyran et le vautour, s'en faisant jramojer tous les jours des quantités effroyables par un pur anéantissement, pppr procurer très-peu de ce métal par rapport a ce qu'il en coûte à tout le corps de l'État, à des entrepreneurs qui le possèdent moins innocemment que des valeurs 4e grands cbeqiins, bien qu'ils ne pen#pnt rien moin§, attendu que les désastres que cette acquisition cause l'emportent de vingt fois pur IpS autres, quelque grands et quelque violents qu'ils poiept.

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