‹ Économistes financiers du XVIIIe siècleChapitre 19 sur 198 · TROISIÈME TABLE · texte numérisé non relu

TROISIÈME TABLE

La grosse Dime, au xx% produit. . . . 48,000,000 liv.} Mutant ^^E»!** i»rLf.,.w- o„vve JOArtoono ( Fonds : 74,000,000 «t.,

L Industrie, au xxe 10,000,000 > dont iex«estdo7t400t00O

Le Sel, à 18 liv. le minot 16,000,000 ) liv.

Le Retenu fixe 12,000,000

Total du Revenu simple 86,000,000 liv.

Nota. Le débit du Sel est réduit à 855,333 minots 1/2, dont les dix augmentations, de 18 à 50 livres, seront de 24 sous chacune.

Première augmentation du dixième des trois premiers Fonds , le Revenu fixe demeurant toujours le même : elle donne, la grosse Dîme et l'Industrie étant au xixe, et le Sel à 19 liv. 4 sous le minot 95,400,000 liv.

Seconde augmentation du dixième, etc.: elle donne, la grosse Dîme et l'Industrie au xvm*, et le Sel à 20 liv. 8 sous le minot. 100,800,000

Troisième augmentation du dixième, etc. : elle donne, la grosse Dîme et l'Industrie au xvue, et le Sel à 21 liv. 12 sous le minot 108,200,000

Quatrième augmentation du dixième, etc. : elle donne, la grosse Dîme et l'Industrie au XVIe, et le Sel à 22 liv. 16 sous le minot 115,600,000

DIME ROYALE. lift

CmQGiÈME augmentation! du dixième» etc.: elle donne, la grosse Wroe et l'Industrie au xv*, et le Sel à 24 liv. le minot. 123,000,000

SmÉn ammmtation du dixième, etc.: elle donne, la grosse Dtn» et l'Industrie au m*, et le Sel à 25 liv. 4 sous le minot. 130,400,000

Septième augmentation du dixième , et. : elle donne , la grooe Dime et l'Industrie au xme, et le Sel à 26 liv. 8 sous le minot 137,800,000

Hottiêmb augmentation du dixième , etc. : elle donne , la grosse Mme *t l'Industrie au xné, et le Sel à 27 liv. 12 sous te minot 145,200,000

Neuvième augmentation du dixième, etc.: elle donne, la grosse Mme et l'Industrie au xie, et le Sel à 28 liv. 16 sous le minot 152,600,000

Dixième et dernière augmentation du dixième, etc.: elle donne, la grosse Mme et l'Industrie au x', et le Sel à 30 liv. le minot 160,000,000

Les quatrième, cinquième et sixième revenus sont bons, le septième fort, le huitième très* fort, et les neuvième et dixième trop forts.

Par cette troisième Table, on voit que dès la cinquième Augmentation on commence à avoir un très-bon revenu, et que les suivantes le poussent jusqu'à 1 60 millions, sans outre-passer le Dixième, qui est une somme dont on n'aura jamais besoin, quelque affaire qui puisse irriver, supposé l'État acquitté de ses dettes : preuve évidente de l'infaillibilité et de l'excellence de ce Système.

On remarquera, de plus, que le débit du sel dans la seconde Table est réduit à 944,444 minots seulement, et dans la troisième à 833,333 minots1, qui est assurément un tiers moins qu'il ne s'en débite à 14 personnes par minot, ainsi qu'il a été montré ci-dessus (page 97), ce qui diminue d'un tiers le produit de ce Fonds, et fait voir de plus en plus la bonté de ce Système.

Mais supposé qu'il arrivât une guerre aussi fâcheuse que celle que nous souffrons aujourd'hui *, pour laquelle il fallût des fonds plus considérables que ceux de la Dime royale sur le pied de la troisième Table, qui est de 1 60 millions, il est certain que, pourvu qu'on observe dans les rentes de l'Hôtel-de-VilIe de Paris autant d'intégrité et de bonne foi qu'on en a gardé jusqu'à présent, on trouvera toujours là des fonds pour suppléer pendant plusieurs années à ce qui pourrait manquer au produit de la Dîme royale, qu'on rembourserait dans la suite, après la paix, sans être obligé de mettre aucun impôt onéreux, ni d'avoir recours aux Affaires extraordinaires, qui sont toujours mauvaises pour le public et pour les particuliers, de quelque manière qu'on les paisse concevoir.

* La noie de la page 105 s'applique, encore, à cette observation.

* En 1704. (Noie de V auteur.) —Cette date nous apprend que le maréchal ne pua \m moins de six années à composer ou à revoir son livre.

VÀUBÀN.

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