‹ Écrits de révolutionChapitre 9 sur 10 · BIAXIME GORKI ET LE TSARISME · texte numérisé non relu

BIAXIME GORKI ET LE TSARISME

visite « de boulons Ijrillanls ». Chez un autre inculpé, l'on a trouvé encore des lettres dePiechkov, mais elles étaient insignifiantes et il n'a pas été inquiété dans cette affaire.

Dans cette même année 1895, Piechkov travaillait dans les ateliers du chemin de fer à Tiflis, et avait de nombreuses connaissances parmi la jeunesse.

En 1894, il vivait à Nijni-Novgorod, continuant d'avoir de relations avec des personnes suspectes ; il fut surveillé pendant un certain temps ; puis en 1896, il partit en Crimée, où il vécut dans la pension de Hélène Tokmako va qui était l'objet de la surveillance de la police et qui recevait des suspects.

En 1897, il fut cité devant le tribunal de Tiflis dans l'affaire de la propagande exercée parmi les ouvriers. D'après les dépositions des témoins, il exprimait des idées tranchantes et parlait très souvent de l'exploitation des travailleurs. Mais en l'absence d'autres faits à la charge de Piechkov, l'affaire fut classée.

Piechkov était collaborateur de la Samarskaïa Gazeta (Le Journal de Samara) et de la revue Novoe Slovo (La Nouvelle Parole) qui furent supprimés dans la suite à cause de leurs tendances suspectes ; dès 1895, il faisait partie d'un groupe de personnes connues dans les cercles littéraires par leur orientation hostile à l'Autocratie.

2 54 APPENDÎCE

Ea mars 1901, Piechkov fut un des signataires de la fameuse protestation de 1' « Union des écrivains » à propos de la démonstration du 4 mars devant la catiiédrale de Kazan (1).

En avril 1901, Piechkov fut perquisitionné et arrêté à Nijni-Novgorod, à la suite de renseignements prouvant que lors de son séjour en mars à Pétersbourgilyavaitacheté, en compagnie de l'écrivain Petrov (« Skitaletz »), un mimeographe pour imprimer des proclamations criminelles engageant les ouvriers de Sormovo à la révolte ; il fut cité devant le tribunal en vertu de l'article 1035 du Code d'instruction criminelle.

Cette affaire est encore en cours.

En juin 1901, Piechkov fut mis sous la surveillance spéciale de la police à Nijni-Novgorod. Mais sa présence dans cette ville ayant été considérée comme dangereuse à cause de la persistance de l'agitation, l'affaire Piechkov fut, à la demande des autorités locales examinée par une Conférence spéciale qui prit la décision, confirmée par le ministre de l'Intérieur le 14 août 1901, de soumettre Piechkov à la surveillance de la police jusqu'à la fin de l'information dans une localité du gouvernement de Nijni-Novgorod désignée par le gou-

(l) Démonstration importante d'étudiants à Pétrograd, qui fut brutalement dispersée par la police et par les cosaques, 11 y eut environ 1500 arrestations.

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