XVIII] VII
Ce qui m’arriva dans l’église des Feuillants, et qui dura plusieurs messes, touchant le mystère de la très sainte Trinité, commença et s’acheva de la sorte. Au même moment que j’envisageai de petits Chérubins de cire qui étaient sur l’autel, mes yeux se fermèrent et mon esprit demeura abstrait en sorte que je ne me souviens point de ce qui se passa au dehors. Je pâtissais dans mon âme toutes les lumières que j’ai dites, sans acte réfléchi ni mouvement de ma propre opération. Je me souviens seulement que je revins à moi-même par quelques intervalles et que je me sentais, mais aussitôt l’esprit m’absorbait toute en lui. A la fin, je me trouvai à genoux, les mains arrêtées à ma ceinture, mais à toute peine pouvais-je revenir a moi, tant mes sens étaient aliénés. En telles occasions, si l’on est à genoux, l’on y demeure quelquefois, et quelquefois, il faut être assis ou appuyé, ou bien l’on tomberait, ce qui ne m’est jamais arrivé, grâces à Notre-Seigneur a.