‹ Edgar QuinetChapitre 55 sur 122 · LE CABLE · texte numérisé non relu

LE CABLE

Ainsi la question italienne, diplomatiquement insoluble, devient une question révolutiannaire de premier ordre. — « Après avoir été la mère de la servitude universelle, (l'Italie) enfantera la liberté de tous, si elle veut jamais se délivrer elle-même. » — Elle le voudra, elle le veut. Recueillant avec amour les saintes paroles de vie adressées par l'exilé français aux exilés italiens, patrie

' La Croisade autrichienne, f'rauçaise, napolitaine, espagnole contre la république romaine, p. 21, -i- étlilion. i'aris, 1849, Chanicrol. — Lire les deux admir.ililcs discours prononcés par Eduar Ouinet le 1°' décembre 18i8 et le 7 août 1849.

nouvelle de l'héroïsme, elle répudiera sa tradition impériale et papale, et, reprenant enfin son élan vers l'avenir, en brisant ses chaînes elle brisera celles de toutes ses sœurs, rivées au même culte et au même esclavage.

Du reste, la révolution est désormais accomplie moralement. Il n'y a plus en Italie, pour soutenir la papauté, que le fait brutal de l'occupation étrangère. Ces deux faits disparus, il n'y a plus, pour soutenir l'empire, que le fait diplomatique. — Au premier coup de canon tiré au nom de la nationalité italienne, la nationalité italienne existera sans empire et sans papauté.

Vil. LA RÉPUBLIQUE DES PROVI^'CES-UiMES. COMMENT LES

Page 1