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Pignon de la m&ison n> 30, me Mutsaert (voir Bg

graduellement vers le haut, est orné de trois de ces moulures pinniformes si abondantes sur les monuments élevés à la fin du XVI« siècle et au commencement du siècle suivant.

Cette disposition régulière dans la construction

— sodés portiques existe en principe, à presque toutes, les entrées monumentales des maisons particulières^ (voir les figures). Quoique reposant sur de fausses colonnes» l'arc de la maison dite de Vier Winden est conçu de la sorte (fig. 32). Quand ni l'arc, ni les pieds-droits ne sont bâtis de cette manière, on retrouve, dans la même situation que si elles en formaient seules le corps, des pierres coupant à intervalles réguliers les montants de la porte, ainsi que Farchivolte.

Ces colonnes aux fûts et piédestaux à bandes et à bossages ornés de têtes de lions et d'arabesques variées, ainsi que les perrons à doubles rampes qui apparaîtront plus tard, les spacieuses cages d'escaliers» les somptueux décors des balustrades et des : fenêtres, tout cela est ajouté par les artistes modernes aux éléments de Tarchitecture inspirée de ritalie ancienne. Les cinq ordres de colonnes, avec quelques motifs ornementaux, furent imités des mo^ numents romains. Outre ces emprunts, les mattires modernes ont pris au style romain, diverses fonses de coupoles et l'arc, simple demi-cercle. Les hautes voûtes, les tours élevées, les arcs-boutants et les contreforts subsistèrent comme souvenir de l'époque ogivale.

« Dans ses premiers essais, le style de la Renaissance n'est encore souvent qu'un simple style de transition dans lequel l'ornementation des derniers temps de l'ère ogivale, les pendentifs, les dais, les pinacles et les clochetons, se marient à l'un ou à l'autre ordre. L'arc surbaissé y prédomine aussi

l. — Porte du XVU* siècle. - Uorché au Lait, n* 41.

sur le plein-cintre. Mais lorsqu'il est parvenu à son entier développement, le style de la Renaissance se fait remarquer par la grâce, l'élégance et la pureté de ses proportions classiques comme par la richesse et l'exquise délicatesse de ses ornements. Les piédestaux, les fûts des colonnes, les pilastres, les frises se couvrent d'arabesques et de rinceaux de la forme la plus gracieuse, la plus variée et de l'exécution la plus parfaite. La même ornementation se reproduit à profusion dans les caissons carrés, ronds, ovales, hexagones ou octogones des voûtes et des plafonds. Les trophées d'armes et les cariatides apparaissent aussi dans ce style sous la forme la plus riche et la plus variée. » Il faut ajouter à cela des vases, des cartouches, des masques, des guirlandes.

Quant aux habitations privées, sans prétentions au monumental, elles ne changent que très peu depuis le XVI® jusqu'à la fin du XYII© siècle. Alors seulement les pignons à gradins, que les peintres et les poètes ont tort de placer dans tous leurs tableaux du moyen âge, puisqu'ils sont bien plus récents, se remplacent par des pignons à volutes en rangs superposés.

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