STYLE ROMAN
uand, bientôt après l'An Mille, les riverains de l'Escaut élevèrent des constructions en pierres asymétriques, dont certaines parties existent encore, il y avait là, groupée autour d'un édifice principal fortifié, une agglomération d'abris destinés à la gent serve. Plusieurs siècles avant cette époque, les Normands y avaient trouvé un bourg déjà considérable à dévaster. Il est probable que, parmi d'autres monuments, la chapelle construite vers 660 par le premier apôtre d'Anvers, St-Amand, et placée sous l'invocation des SS. Pierre et Paul, dût être
rétablie après le départ de ces barbares, au commencement du neuvième siècle. Ste-Walburge ayant vécu dans la crypte du monument, celui-ci fut alors
rebaptisé sous le nom de cette sainte.
Le temple ruiné en 1249, se releva encore. Vers l'année 1477, il subit de grandes transformations. Ses dernières pierres disparurent dans un effroyable incendie, en 1866.
Les souvenirs gravés ou peints de l'église Ste-Walburge, du temple dédié à Notre-Dame, remplacé vers 1352, et de l'église St-Michel, sont les plus anciens vestiges de ce que l'on connaît de notre c architecture locale.
1.- Maison en bois et en blocaîlle Les deux premières (Disparue) r
de ces bâtisses, Ste-Walburge et la célèbre «O.-L.-V. op 't Staakske», que des documents et des empreintes dé sceaux ont permis de reconstituer, s'édifièrent en style roman. En questionnant les vieilles archives de
ces antiques constructions et en étudiant les spécimens modernes élevés en ce style, telles les églises St-Joseph, St-Jean, SS. Pierre et Michel, il est aisé de se figurer l'aspect que présentaient les monuments de cette première époque d'art chez nous.
On sait que le style roman se reconnaît à la forme de trois éléments constitutifs : la colonne, l'arc plein cintre et l'ornementation.
(( Pas un de nos lecteurs, dit Lechevallier - Chevignard, qui n'ait présentes à la mémoire ces vieilles constructions romanes ; leurs murs gris percés d'étroites fenêtres cintrées, flanquées de contreforts de peu de saillie ; pour tout décor, un rang de modillons
sous la corniche du toit, et le bandeau d'ornements géométriques qui relie les impostes. D'où vient que, de cet ensemble si simple, résulte une impression que des monuments plus considérables et d'un art achevé ne parviennent pas à effacer? Sans doute, à cause de cette simplicité même,