Fenêtre de la chapelle Lanschot
inachevée ou n'existe pas ». L'église en remplaça une autre, sombre et laide, paraît-il, consacrée en 1271 par le bien-heureux Albert le Grand, et, comme le temple actuel, dédiée à Saint-Paul.
Avant de passer en revue les monuments de l'architecture de la Renaissance, il est sans doute utile de jeter un coup-d'œil sur l'aspect qu'ont, en général, les habitations civiles au commencement du XVIe siècle. Les édifices religieux sont caractérisés par les églises Notre-Dame et St-Jacques. Quant aux constructions militaires, les derniers spécimens anciens ont disparu. Leur valeur se résumait à des qualités de force. L'« archaïque Tour Bleue (fig. 21), échantillon précieux de l'architecture militaire », démolie au XIXe siècle, en fut le dernier vestige.
La différence capitale distinguant l'architecture civile réside donc, comme divers dessins figurant plus haut le montrent, dans la forme des fenêtres et des portes, et souvent dans les dispositions, dans les proportions des colonnes et des appareils ornés. En effet, surtout parmi les spécimens qui nous restent, les fenêtres sont rarement ogivales. Toutefois les baies rectangulaires sont dans certains cas ornées d'un arc simulé qui prend, soit la largeur d'une seule fenêtre, soit toute la largeur de la façade. Au début du règne de l'ogive, la pierre du haut de la fenêtre, nommée linteau, repose presque toujours sur des impostes en biseau ou en échine. Les portes larges, à deux battants séparés par un jambage sculpté, sont souvent garnies de belles pentures. Ce luxe entraîne toujours à l'ornementa-