Echauguette de l'ancienne porte de Malines. (Disparue
tecture civile monumentale à cette époque. Quant à l'architecture privée ou plutôt celle des habitations moyennes notables, elle reste longtemps stationnaire. Les pignons à gradins se transforment assez communément en pignons à enroulements, tantôt simples tantôt superposés en plusieurs rangs ; mais on trouve pourtant des gradins au XVIIIe siècle (voir entre autres la maison n° 1 de la rue Large, 1702). Quant aux croisillons de pierres qui barrent les fenêtres, ils disparaissent complètement. Les vitres maintenues dans des châssis en bois prennent de plus amples proportions.
Avant d'indiquer les monuments les plus importants du XVIIIe siècle, il semble utile d'attirer l'attention sur quelques caractères que Ton trouvera dans la plupart des constructions de la ville, avant la domination du mode connu sous le nom de style Louis XV.
Outre les colonnes diverses à renflements, les frontons brisés, les modillons, l'ornement qui fait partie de presque tous les monuments est l'encadrement des cartouches à inscriptions. Un mélange de ces éléments décoratifs se groupe presque toujours autour des fenêtres-lucarnes très communes au XVIIe siècle. Sur les balustrades, sur les pédicules des pignons, sur les guérites de sentinelles, (fig. 68) enfin partout où une minime surface horizontale offre une tablette, on trouve des vases, des statues, des sphères, des glands, des bouquets. Les dates, inscrites sur les façades au moyen des anilles en fer maintenant les murs, sont surtout en usage au
XVIIe siècle. A aucune époque on n'a plus orné les portes ; généralement on les charge trop et on ne se soucie pas de relier les membres décoratifs entre eux. Parmi les dessins reproduits ici on trouvera au moins un type de chaque variété de portes.
Celle de la Plaine Falcon, n° 39, constitue le seul reste d'un vaste monastère dont les premiers souvenirs remontent à son fondateur Falcon de Lampage, c'est-à-dire vers l'année 1350. L'institution subit bon nombre de vicissitudes, et la porte, qui existe encore (fig. 59), ne fut édifiée qu'en 1671. Il faut aussi mentionner, surtout au point de vue de la conservation de l'ensemble, la maison n° 30 de la rue Mutsaert ou du Fagot (fig. 60-61) .
— St-Georges (voir page 74).