Banque d'Anvers, Longue rue Neuve
statues, œuvres du sculpteur Strymans, ornent la façade de cette annexe).
En second lieu, on remarque que depuis l'époque où furent émises ces opinions, une véritable révolution s'est accomplie dans le domaine de l'architecture. Aujourd'hui l'architecte veut trouver la forme adéquate à son sujet, il cherche à innover; et ceci nous relève lentement de la décadence où les styles dits Empire et Classique avaient entrainé notre architecture.
Enfin, non seulement la maison à pignon de Bruges n'est plus seule, mais il nous semble que l'apogée de cette rénovation du style flamand est déjà venue, ou plutôt que les principes de ce style ont servi de base pour créer de très jolies maisons et même de grands édifices qui ne sont plus les pastiches illogiques du début de ce mouvement régénérateur.
La même année que fut construit le Palais Royal, l'architecte de ce monument dressait les plans de l'hôtel Osterrieth, place de Meir, à l'angle de la rue des Chênes. Cette gracieuse construction (fig. 73) en style rocaille fut élevée sur l'emplacement de plusieurs maisons, et devint la propriété de M. F. du Bois, en 1792.
Quelques années plus tard, vers 1750, le même architecte, croit-on, construisit la maison n° 98 de la Longue rue Neuve. L'intérieur et la cour dé cette habitation qui appartint longtemps à la famille délia Faille, sont plus intéressants que la façade, et peuvent rivaliser quant à la magnificence de l'orne-
mentation, avec les plus belles maisons de l'époque