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Église S. vo de’ Britanni ou de’ Bretton.

En 1456, Calixte IIT, cédant aux instances du cardinal breton Alain de Coetivi de Taillebourg, accorda cette ancienne église à la province de Bretagne. Elle dépend aujourd’hui de l’église Saint-Louis des Français. Le petit plan est bien disposé; les trois nefs sont sépa-: rées par huit colonnes, dont une est en cipollin, deux en granit gris,

et cinq en granit rouge.

Eglise S. Eligio de’ Ferrari.

Elle fut d’abord dédiée à saint Jacques et à saint Martin, puis accordée, en 1550, à la congrégation‘ des forgerons réunis aux loueurs de chevaux et de voitures. Restaurée et améliorée en 1563, elle fut dédiée à saint Éloi, évêque de Noyon.

La facade de cette église est fort simple, mais parfaitement étudiée. La porte, exécutée en marbre blanc, offre d'excellents détails.

Eglise S. Agnese et collége Innocenziano.

Au lieu même où sainte Agnès avait été exposée pour être livrée à la prostitution, en ce lieu où elle fut miraculeusement sauvée, on avait bâti une petite église en son honneur. Vers 1550, Innocent X la fit abattre et remplacer par une autre d'une grande magnificence ; à la suite de celle-ci, et à droite, il bâtit un petit collége, et à gauche un grand palais destiné à l'habitation de la famille Pamfili, dont luimême portait le nom.

Girolamo Rainaldi fut chargé de toutes ces constructions, qui comprennent tout un îlot, et forment l’une des plus belles décorations de la place Navona. Le même architecte acheva en entier le palais Pamfili (1), et monta l’intérieur de l’église jusqu’à l’entablement du grand

(1) On trouvera le plan de cet intéressant palais dans le tome troisième de cet ouvrage.

ordre. Son successeur, Francesco Borromini, décora l’église, éleva la coupole, la façade principale avec ses deux clochers, enfin bâtit la sacristie (1) et le petit collége attenant. Dans aucun de ses ouvrages Borromini n’a été mieux-mspiré, et ne s'est montré plus sobre d’incorrections. On reconnaît volontiers que le parti de la façade de l’église est parfaitement conçu ; que , sans changer la masse, sans modilier les proportions, en se bornant seulement à purifier quelques détails, à supprimer quelques bizarreries, cette facade, ainsi rectifiée, ferait honneur même aux maîtres.

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On en jugera sur la gravure ci-jointe. Borromini était au doué d'imagination et de qualités réelles ; c’est sa va-

nité qui l'a poussé à l’indis-

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cipline à l’égard des règles, 1#fl. dontils’affranchit toujours,

et à toutes ces excentricités

Ÿ = | OI irréfléchies qui ont perdu et

—— déconsidéré l'artiste.

Il y a dans l’ensemble du

plan d’heureuses disposi-

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