‹ Édition définitive des œuvres et discours de Benito Mussolini. II, Vie de mon frère Arnaldo. Précédée du Livre de Sandro Mussolini (mon neveu)Chapitre 16 sur 86 · CET LL · texte numérisé non relu

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ciples, joyeux, fier et insouciant. Pour toi, ce n’était pas un retour à l’étude, mais à la vie. Il n’y a pas de cérémonie plus émouvante, plus captivante et plus belle qu’une réunion d’élèves des écoles moyennes. Les élèves des écoles élémentaires sont des enfants qui n’ont pas encore le sens de la vie, et qui souvent doivent écouter, impatiemment, des paroles trop élevées et trop hautes pour leur sensibilité. S'il s’agit d’une réunion des étudiants de l’Université, on observe alors que la vie jaillit sous mille formes critiques, bruyantes et quelquefois malicieuses. La jeunesse apparait impétueuse et bonne, mais dénuée de ce sens religieux de la vie, qui se révele plus facilement dans les âmes simples, mais réfléchies, des jeunes gens des écoles secondaires.

Je revois encore tes camarades écouter, avec une ferveur religieuse, les paroles du Proviseur et apprécier sa grande éloquence, sa science, ses appels suggestifs au devoir, au labeur, et aux travaux qui rempliraient l’année commençante. Tu écoutais avec tes amis toutes ces vérités et tu cherchais à les faire pénétrer au plus profond de ton esprit. Puis la cérémonie se termina. Et cette première journée de l’année scolaire s’acheva par un hommage solennel aux morts devant leur monument.

Maintenant, à un an de distance, je lisais que la cérémonie se répétait pour la nouvelle année scolaire. Je reçus une invitation, mais je n’y fus présent qu’en pensée : pendant toute cette journée, je ne cessais d'imaginer cette merveilleuse réunion de jeunes gens. Tous étaient présents : seul, tu manquais.

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