‹ Édition définitive des œuvres et discours de Benito Mussolini. II, Vie de mon frère Arnaldo. Précédée du Livre de Sandro Mussolini (mon neveu)Chapitre 31 sur 86 · PRE TER RE CR EE · texte numérisé non relu

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Le journal se poursuit jusqu’à la moitié de février. Arnaldo doit se rendre à l’école d'élèves officiers de Caserta. Il y arrive le 7 février et il y retrouve beaucoup d'amis tels que Federici de Milan, Luganesi de Cervia, Ovidi de Forli.

Combien de temps est-il resté à Caserta, Je ne saurais le dire, mais le 2 mai 1918, il était à l’école d’infanterie de Parme et, dans la salle n° 14, il dictait à sa famille ses dernières volontés dans le cas «ou je mourrais dans cette guerre de libéralion et de rédemption ».

De sa participation à la guerré pendant la dernière période, Arnaldo parle très peu. J’ai demandé à un

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capitaine de la Brigade Potenza, quelques renseignements. Il m’a répondu ceci :

« Arnaldo Mussolini a appartenu, en 1918, au Bataillon complémentaire de la Brigade de Potenza (271° et 2/72 régiment d'infanterie), Brigade qui déjà, pendant la bataille de Caporetto, s’était battue avec valeur et ténacité.

«Le Bataillon complémentaire était la réserve mobile des détachements, quand la nécessité, de les renforcer en hommes, se faisait sentir.

« Pendant la bataille du Piave (15-22 juin 1918), la Brigade eut à soutenir de très rudes combats sur le front Molino-Vecchio, Molino-Nuovo, Ca Pasqualin, Fagarè, Casa Ninni. Dans cette action elle mérita la médaille d'argent pour les deux drapeaux des régiments, une médaille d’or au major Poggsi, lordre militaire de Savoie aux commandants de régiments et de nombreuses médailles d’argent et de bronze aux officiers et soldats. Ce fut le 18 que la lutte fut la plus dure.

« Le 18 au soir, notre ligne ayant cédé près de Ca Martini, on appela comme dernière réserve le Bataillon complémentaire de la Brigade.

« Pendant toute la nuit, la liaison entre les différents commandements se trouva interrompue, l’ennemi s’étant infiltré par des brèches imprévues ; ce fut une suite d’actions isolées, patrouille contre patrouille, homme contre homme. Les ennemis arrivèrent jusqu’à peu de distance des pièces d’artillerie et la bataille continua toute la nuit le long de chaque mur et de chaque fossé.

« Cette nuit-là et les jours suivants le Bataillon complémentaire se battit avec honneur.

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« Après cette rude bataille, la Brigade réduite à un quart de son effectif, alla au repos près de Treviso, puis en ligne sur le Piave, près de Zenzon, participant à diverses reconnaissances au delà du fleuve.

«L'’offensive d'octobre une fois déclanchée, la Brigade avec tous ses effectifs, après de nombreuses tentatives pour établir des ponts, passa le fleuve au sud de la route de S. Biagio de Callalta et prit pied sur la rive occupée par l’ennemi, que l’on commença à poursuivre.

« Pendant toute l’offensive et pendant la poursuite j’eus l’occasion de rencontrer souvent le sous-lieutenant Arnaldo Mussolini qui m'apparut toujours comme un fier et calme combattant.

« La Brigade, ayant atteint à marches forcées Gorizia, s'établit après l’armistice entre Vipacco et Postumia.

« Le sous-lieutenant Mussolini avait été, provisoirement, appelé à l’état-major du régiment. Il fut chargé par moi du difficile ravitaillement de la population civile, tâche qu’il accomplit avec énergie et habileté. »

Le 23 décembre 1918, il était encore à Vipacco, d'où il envoyait à sa femme une carte postale de la Brigade Potenza la priant de «la conserver jalousement >. Ce qui fut fait.

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