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grandeur d’un tel accord. Esprit inquiet que l'exubérance de la jeunesse avait emporté bien au delà des mesquines conceptions philosophiques, mais en pleine possession de sa vigueur intellectuelle et de son expérience, il a su revenir aux grandes vérités divines qui résistent à l'assaut des siècles.» Dans cette phrase, Ârnaldo montrait sa profonde connaissance des luttes intimes, des tourments et des vicissitudes de mon esprit.
Tous les problèmes liés à l’action du parti fasciste, à la préparation des jeunes, au développement des institutions corporatives, à la situation économique de l'Italie et à celle du monde, aux questions de culture et d'art, étaient étudiés dans les colonnes du Popolo d'Italia. Les articles des années 1930 et 1931 sont si pres de nous, qu’il nous semble les avoir lus hier. Il faut mentionner aussi ceux qu'il écrivit en mai 1959 — mon inoubliable mois de mai de Toscane et de Milan — et ceux qu’il fit paraître au mois de juillet de l’année dernière au moment des discussions relatives à l’activité de l'Action Catholique.
Arnaldo souffrit beaucoup de ce différend, tout en étant persuadé qu’il serait aplani. Quand il me demanda s’il pouvait écrire sur ce thème, je lui répondis que oui. J'étais sûr qu’il contribueraït à éclaircir la question dans la conscience troublée du peuple italien. C'était un catholique convaincu et pratiquant, mais il était au même degré le ferme champion de la Révolution et le bouillant défenseur des droits légitimes de PEtat. Ses articles de l’été 1931 eurent une répercussion énorme non seulement en Italie, maïs dans le monde entier. Ils n’étarent pas — comme on l’a dit — inspirés par moi. C'était sa
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conscience de fasciste et de chrétien qui les lui dictaïit. Il souhaitait que le conflit ne devint pas irréparable. pour la grande joie de tous les ennemis intérieurs et extérieurs du Régime qui, déjà, se réjouissaient de ces dissensions et les utilisaient pour nous prédire des catastrophes.
Dans ses papiers, j’ai trouvé des lettres d’adhésion très intéressantes écrites par d’éminents ecclésiastiques, | anxieux de revoir de nouveau le ciel de la Patrie déli- if vré des nuages qui l’obscurcissaient. Ce fut le résultat d. de l’accord du 2 septembre, qui éclaircit l’horizon politique et suscita — dans toutes les parties du monde — des commentaires et des débats aussi animés que ceux qui avaient suivi la signature du Traïté du Latran. Arnaldo salua le nouvel accord d’un article intitulé : Solution intégrale :
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« Si le différend chez nous était circonscrit, ses réper-
CUSSions, au contraire, avaient un caractère mondial. L Les vicissitudes de l'Eglise intéressent le monde entier. 1 Tout ce qui vient de Rome, tout ce qui regarde Rome, 4 trouve un vaste écho chez tous les peuples. Les ennemis du Régime fasciste avaient tout intérêt à dramatiser la }l |
situation, dans le but de nous aliéner ces sympathies et ces adhésions qui surgissent dans chaque pays chez les :| esprits vraiment modernes, conscients de la nécessité de à] l’ordre, de l'autorité, de la justice. Cette arme se brise ; misérablement dans les mains de nos adversaires. Une fois de plus le Fascisme révèle sa ferme volonté de concorde, de vie paisible, active et intelligente. L'accord L d'aujourd'hui, dans ce sens, dépasse les limites du dé- 1
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