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m'accompagner jusqu'à l'enceinte qui recueillera ma dépouille mortelle. Je n'ai pas de préférence pour le lieu de ma sépulture. Si ma femme et mes enfants restent à Milan je désire rester près d’eux ; autrement qu'on m'inhume en Romagne dans la tombe des Mussolint, si un jour on la construit, ou mieux encore à Paderno sous le monticule qui touche au cimetiere et dans une urne de pierre vive. Il me semblera doux de vivre éternellement, avec les hommes de ma terre, audessus de la vallée où fleurit un jour mon espoir.
Comme ligne politique, j'affirme encore ma conviction fasciste et ma confiance dans l'avenir de notre adorable Patrie. Je regrette infiniment de ne pas avoir consacré l’œuvre entière de ma vie ardente à notre Grande Mère l'Italie. À mon frère Benito j'atteste le dévouement que j & toujours eu pour lui et les vœux que je forme pour qu'il soit récompensé de sa fatigue si noble, si fervente et si désintéressée. À ma sœur Edvige, avec une plus grande tendresse, pour l’instinctive solidarité qui existe parmi les plus humbles, mon affection et mon souhait fraternel.
Mais surtout et par-dessus tous je porte dans mon cœur ma petite Augusta, âme d'une rare bonté, d’une vertu sans égale. Elle m'a accompagné à travers une vie orageuse avec un dévouement sans exemple. Mère et épouse affectueuse, jinvoque de l'Etre suprême des bénédictions infinies sur Elle avec la force de surmonter avec sérénité les tristes alternatives de la vie, dans l'attente confiante de notre réunion dans le royaume infini des âmes après la parenthese terrestre.
A mes tres chers enfants Sandrino (Italico) Vito et
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Rosina — qui furent la douceur de ma vie — j'adresse les bénédictions du père qui a travaillé et espéré et cru pour Eux. Je suis sûr que l'exemple de mon activité, de mon désintéressement, leur servira de pierre de touche, et les aidera à surmonter plus aisément les difficultés de la vie. Je suis sûr qu'ils porteront avec beaucoup d'honneur mon nom sans tache et qu’ils entoureront leur trés digne Mère, de tous les soins, de toutes les attentions, de toutes les prévenances qui lui sont dus.
Tous mes biens et titres quels qu'ils soient, ma prime d'assurance et de liquidation, je les légue entierement à ma femme Augusta Bondanini qui les administrera au mieux des intérêts de nos trois enfants. À sa mort ils partageront également quelques biens mobiliers et immobiliers. Quant au montant de l'assurance des journalistes, Je désire qu'il soit versé à l'Institut de Prévoyance. De tout autre acte de bienfaisance, je laisse la décision à l'appréciation des miens.
Je demande humblement pardon à ceux auxauels sans le vouloir j'aurais pu faire du mal, en manquant aux lois divines et humaines. Je confie mon nom et mon souvenir à ma famille et je confie mon äme à la misé: ricorde de Dieu.