‹ Édition définitive des œuvres et discours de Benito Mussolini. II, Vie de mon frère Arnaldo. Précédée du Livre de Sandro Mussolini (mon neveu)Chapitre 85 sur 86 · PE SOA ER ES · texte numérisé non relu

PE SOA ER ES

Arrivé à la fin, ayant relu ce que j’ai écrit, j'entends une voix qui me demande : vous voudriez peut-être mettre Arnaldo Mussolini dans le Panthéon que la Patrie destine aux Immortels ?

— Non. L’âpre butte — que jusqu’à hier on ne pouvait presque pas atteindre — de Paderno n'est pas le Pantheon.

Dans son testament, Arnaldo a donné la mesure de Iuimême. Et si ses dernières volontés n’ont pas été intégralement respectées, il faut en chercher la cause dans un mouvement spontané du peuple qu’il aurait été très pénible de repousser ou d’humilier. « Pas de longs cortèges — avait-il dit — pas de longues nécrologies ! >» Interprétant ses intentions, je sais qu’il serait le premier à protester si quelqu'un voulait l’élever au rang des héros, des prophètes ou des saints. Peut-être a-t-1l atteint la sainteté, à travers la longue douleur. Mais tous les Italiens, et non seulement les fascistes, l’honorent et s’en souviendront parce qu’il a été «quelqu’un», parce que dans son œuvre de journaliste et d'écrivain il a servi admirablement le Régime et la Patrie, parce qu’il n’eut pas d’ambition, et ne se servit pas de son nom pour arriver rapidement. Ce fut le tra-

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