Baillet de Saint- J i t 3, iiote d
Vénus de la Farn&îne.
D'après R;iph:ièl- du Louvre.)
ij4o, p, r3. note ii ; uezamer aArgen Vie diidme Houchardvw, i7<>>, p. 33.
3, C’est donc par erreur que m
que ron date généralement cette sculpture de l’année ry3î„
ROtCHAKDQN A HOME
Pendant V exécution de ces deux figures, les meilleurs artistes qui se trouvaient à Rome étaient venus les voir, à plusieurs reprises, et en avaient témoigné leur admiration. Ce fut bien autre chose quand on apprit qu elles étaient terminées: on vit arriver successivement àl Académie de F rance les principaux personnages de la cour pontificale et de la noblesse romaine, désireux d'admirer l'œuvre des deux sculpteurs français. Dans les derniers jours de septembre i 73o, ce fut le cardinal camerlingue et son frère, puis les cardinaux Cibo et Impérial], les princes Justiniani ■ et d'autres curieux » .« Leurouvrage, écrivait Vleughels , a fait du bruit dans Rome, et tous les jours il vient des personnes de considération le voir... b Le 7 octobre, c’était la prin cesse de Piombino, et l’ lieu r e u x d i rec teu r s1 écriait :* Peut-ètiel5 Académie rv' a-t-elle jamais eu tant d'honneur. >
Ces statues, parties de Rome vers le mois de novembre, durent arriver à Paris dans le courant de 173 1 . Le duc d'Antin ne put les aller voir qu’au mois de mars 1732; décrivait, le i5,à Vleughels: « Ma goutte m'a empêché d'aller visiter plu tôt (sic) ce que vous m’avez envoyé. J y fus avant-hier, accompagné de tous nos docteurs; j'ai trouvé les deux statues parfaitement belles : vous pouvez le dire de ma part à Bouchardonel à Adam. Je suis charmé qu’ils ayent autant profité des boutez du Roy, et puisqu'ils ont si bien réussi je leur donnerai ici de l'occupation. Mandez-moi quand ils comptent revenir à Paris. »
|,e cardinal Scipion Eorghèse, d'après le Bernïn. (Musée du Louvre.)
BQUCHAKDÜK
BOUCHA Et DON
Le Faune endormi n'a pas seulement excité l’admiration des contemporains de Bo u ch a rd o n ; M . d’ À n gi vi 1 1er, F un d es su ccesseu rs d u d uc d'A ntin , écrivait, en 1778, au directeur de F Académie de France à Rome : 1 J’insiste fortement sur l'exactitude à faire des copies, c est peur le bien des jeunes gens; les Coi se vaux, les Bouc hardon, les Cous tou ont iait des copies plus belles que les originaux mêmes, s'il est possible : Ltï Petit Fa une en est la preuve. » Déjà, en 1762, Caylus avait cru ne pouvoir mieux louer cette sc u pliure qu’en disant ; « File ne sent en rien la copie. • Cette copie, qui est très libre, porte, en elFet, l'empreinte de qualités très personnelles, et le regretté Courajod, conservateur de la Sculpture au Louvre, Fa fort à propos fait retirer des jardins du Luxembourg, où elle se dégradait, pour lui donner une place d'honneur très justifiée dans une des salles du Musée; elle est reproduite ici d’n ne manière capable d’en donner une assez fidèle idée (PL IV).
Depuis 1781 , elle a passé par des séjours assez variés. Elle fut déposée sans doute tout d’abord au Louvre, dans la salle des Cariatides ou des Cent- Suisses,qui,sous le nom de sa Ile des A ni Lj ues .servait en réalité de magasin à toutes les sculptures non utilisées dans les châteaux royaux ; sa présence y est signalée en 1749 J ; elle en sortit en 17-53, en vertu d'un bon Roi* du 27 septembre, qui en lit don à M. de Marigny, et celui-ci la fit transporter à son château de Monceaux1 2 3, Devenue, avec le château lui-même, la propriété du duc d'Orléans*, elle s 'y trouvait encore en 1792, époque où Pajou la signalait, au Comité d'aliénation publique, comme une * très belle copie de l'Antique4 s. C'est évidemment à cette époque qu'elle fît sa première rentrée au Louvre. Elle en sortit de nouveau en Fan X, sur l’ordre d es C on su 1 s , a vec d+a u t re s sc u 1 p t ures dest i nées à or n er 1 e c hà t ea u et 1 e pa rc de Saint-Cloud. Retirée de Saint-Cloud le 4 mars 1872, et placée le même jour au jardin du Luxembourg, sur le piédestal du Mercure en plomb de Pigalle, elle est rentrée définitivement au Louvre le 10 février 1Ü92.
Pendant son séjour à Rome, et même après qu’il eut cessé d'être pensionnaire de FAcadémie, Bouchardon fit dTautres copies ou restaurations
1. Baillât de Saint-Julien, Détailler tTArgenville (ouvrages cités ci-dessus,).
2. Àrch. Nat,, 01 laSi* -X Caylus, Vie dTJme Bouchardon, p. 34.
3. Ije Jardin de Monceau, prix de Paris, appartenant à S, A. S. Mgr le duc de Chartres . Paris, 1773, in- fol, (p, iîci pl. XVJII, d’après un dessin de Carmen telle}. — Thiéry, Guide des amateurs et étrangers voyageurs à Paris , 1787, t, I, p- 72.
4. E, Plantât, La collection des statues du marquis de Marigny , p. 117.