‹ Edme BouchardonChapitre 48 sur 80 · J. Guilfrév, Scellés et inventaires d'ariistet, II · texte numérisé non relu

J. Guilfrév, Scellés et inventaires d'ariistet, II

STATUE ÉQUESTRE P H LOUIS XV

en üi un autre, le 3 avril avec Pierre Gor, commissaire générai des fontes à i'arsenal de Paris1 -

Gor avait déjà exécuté avec succès, en ijSs et 17^-P la tonte des trois figures qui composaient le monument élevé a Louis XV par les Ltats de Bretagne, en la ville de Rennes, oeuvre de Jean- Baptiste Lemoyne ; il devait avoir l'honneur de mener à bonne lin cette nouvelle entreprise, grâce aux conseils très autorisés de Maritz, inspecteur général des fontes de I1 artillerie de France, à Àngoulème, * homme d une expérience consommée », dît Mariette*.

La fonte eut lieu par le procédé de la dre perdue, en présence d’une nombreuse et brillante assistance, le samedi 6 mai 17511 à quatre heures et demie du soir, dans l’espace de cinq minutes et quatre secondes. Au premier rang des assistants étaient le duc de Chevreuse, gouverneur de Paris, le comte de Saint-Florentin et d’autres personnes de distinction, invitées par le Prévôt des marchands et le Bureau de la Ville, également présents. L’opération était dirigée par Gor, assisté de MariU. Aussitôt quelle fut terminée, Gor L’annonça en jetant son chapeau en l’air et en criant : Vive le Roi! Ce cri fut aussitôt répété par toute l'assistance. Chacun s'empressa de féliciter le fondeur et Bouchardon^ des boîtes de mitraille, tirées dans l’enclos de cette propriété de la Ville, annoncèrent en même temps l’heure use nouvelle à la grande cité.

La scène de la fonte est représentée par une des planches qui accompagnent la Description de Mariette (elle se trouve à la Chalcographie du Louvre : on y voit, en avant de I assistance, deux personnages décorés du cordon des ordres, en sautoir, qui doivent être le duc de Chevreuse ut le comte de Saint-Florentin1,

Après les réparations rendues nécessaires par deux déchirures qui s ciaient produites au cours de l’opération, le public fut admis, pendant cinq semaines, à voir la statue4.

Pour perpétuer le souvenir de ce grand ouvrage, la ville de Paris en fît publier la description dans un livre pour lequel rien ne fut épargné. C est

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