B. Y. LEROUX
Lettre de Sir François Langelier, J. C.S.
Cour Supérieure de la Province de Québec.
Québec, 9 novembre 1908, Mon Révérend Père,
I1 y a quelques jours Je recevais un numéro de L'/ndépendant de Fall River, et eu l'ouvrant, je vis qu’on avait marqué, pour y attirer mon attention, une conférence de vous. J'ai commencé de la lire, et je l'ai parcourue sans m'arrêter, tant je l’ai trouvée intéressante. Je vois que vous avez bien connu ce pauvre de Nevers, dont j'estimais tant le talent et lc caractère. Sa mort prématurée a été une bien grande perte pour les lettres canadiennes. Lorsqu'il s'est vu condamné à mourir, il aurait pu dire, comme André Chénier, en montrant son front : il y a pourtant là quelque chose dont mon pays pourrait trouver son profit.
Bien que je n’aie pus l'honneur d'être connu de vous, permettez-moi de vous féliciter d’avoir fait cette conférence, qui constitue un morcc: de littérature d'une grande valeur. Si, comme je le souhaite, vous venez à Québec, veuillez me le laisser savoir, et je r'empresserai d'aller vous serrer la main. Je suis presque voisin des R. P. Dominicains, et l’un de leurs amis.
J'ai l'honneur d'être, mon Révérend Père, votre très-obéissant serviteur,