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à L'IION. PROSPER EDMOND LESSARI) ,
Premier président de la Société du Parler Francais d'Alberta, député du comté de St-Paul à : 7 . Assemblée Législative de da province d'Alberta
Une troisième paroisse qui est due à l'insuccès du P. Lacombe dans ces parages est celle de Bonnyville, ainsi appelée du nom d'un de ses curés. Elle se trouve à environ quaran-te-cinq milles au nord-est de Saint-Paul, et compte au moins 60 familles, toutes canadiennes-framçaises. Je dois ce chiffre‘à mon evumpagnon de voyage qui, dans Ce cas enco— re l'a plutôt minoré, puisque je tiens de souurec oflicielle que ces 60 familles forment un
total de 725 âmes-ee-qui—supposcrait—au
moins une cencaine de familles,
Sur la digne de Winnipeg à Edmonton, se trouve Végreville qui, malgré son nom, esi plutôt anglais. Cette petite ville possède dans son sein quelque chose comme 200 Canadiens-français, desservis par le fils de/feu le sénateur Bernier, aidé d’un vicaire;
À trente-cinq milles au nord de là, sur la Saskatchewan, se trouvent deux localités peuplées de colons de langue française qui ne constituent qu'une paroisse et sont reliées ensemble par un service de bac. Ce sont Brosseau, sur la rive septentrionale, et Du-
vernay, de l’autre côté du fleuve. La popula-
tion totale est de 360 personnes, réparties en une cinquantaine de familles. -
. Dans ces derniers temps, la colonisatiair, s’est surtout portée au nord de l'Alberta, enr
sorte que ce qui précédemment n'était qu'une mission d’Indiens est en bonne voie de devenir un tentre canadien- français. La plupart de ces nouvelles localités m'ont point encore de curé. Parmi celles qui en possèdent un
nous pouvons mentionner le lac Froid, où Le
. P. Dauphin n'a pas moins de 40 familles ca
nadiennes-ajoutées récemment à la population de sa réserve sauvage.
Une autre place de même genre est Athabas ca Landing qui, indépemdamment d'un assez grand nombre d'Anglais, compte 35 familles canadiennes, soit 219 personnes de langue française. C’est un noyau qui grossira avant longtemps.
Une autre paroisse de même langue formée
d'une ancienne mission est celle du lac La
Biche, qui compte 380 personnes, surtout métisses:
180. Enfin la plus ancienne mission indienne de tout l'Extrême-Ouest, celle de Sainte-Anne, à 45 milles à l'ouest d'Edmoniton, complice au- : jourd'hui 585 personnes de langue française. , Sur 6e nombre huit familles sont canadien.
nes, le reste métis;
190. Le sud d'Edmonton est surtout anglais. Nous n'en avons pas moins, à 18 milles au sudouest de cette ville, la paroisse de Beaumont,
où-environ cinq-cents-Canadiens;-s0it-70-fa-
milles vivent. dans une aisance ænviable;
200. À 45 milles au sud-est de la capitale albertaine, nous trouvons Duhamel, où résident quelque 210 métis.
210. Sur la nouvelle ligne transcontinentale du Grand Tronc Pacifique, à l'est d'Edmonton, la petite paroisse de Chauvin contient 320 Canadiens-français, tandis que dans le sud, ‘et près de la frontière du diocèse d'Edmonton, une place d'un certain avenir,
220. Trochu, est dotée d'un établissement pros. père des soeurs de la Charité d'Evron,France. Elle m'a pourtant encore que 1480 habitants de langue française, dont un assez bon nombre ont, vu le jour au beau pays chanté par Marie Stuart.
, \ Tous ‘les centres énumérés ci-dessus sont des
‘paroisses avec prêtre résident. D'autres, en assez
grand nombre, n'ont point encore requ cette o7r- &anisation, bien que leur population soit beau- <oup plus forte. Parmi eux nous pouvons citer: 40. Saint Edouard, à s'ept .ou huit milles à l'est . de $aïnt- Paul des Métis, où se trouvent environ 35 familles - canadiennes formant un
total de 130 âmes;
20. Sainte-Lina, desserte de Saint-Vincent, dans "le voisinage du même centre, quicomptle déjà au moins 60 familles. L'emplacement de l'église qui-doit s’y bâtir.a été-choisi, et un prètre en sera incessamment chargé (1).
0. Au nord de Saint-Vincent, une vingtaine de farmailles canadiennes forment un groupe connu sous le nom de Saint-Alfred — une paroisse -en herbe;
(1) Il est maintenant rendu sur place (octobre 191%). \
is. Toujours dans la même région, Saint-Michel, à l’est de Bonnyville, qui le dessert, compte de 25 à 30 familles. L'automne dernier, on s'entendit sur l'emplacement de sa future église;
50. Un centre moins populeux, Beauvallon, à l'est de Brosseau, peut avoir une quinzaine de familles françaises. Il est desservi de Brosseau; -
Une-desserte-de-la-mission du lac lä Séllr, Lafond, est a populeuse que certaines paroisses régulières, puisqu'elle ne compte vas moins de 60 familles françaises. Cu groupe est situé au nord-est de Brosseau.
entre cett, place et Saint-Paul des Métis.
Deux groupes qui paraissent appelés à devenir lc noyau de nouvelles paroisses, mais dont la population appartient aujourd’ hui à Lamoureux, sont: