‹ Edmonton et l'Alberta française: impressions et statistiquesChapitre 9 sur 11 · EE ES · texte numérisé non relu

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Lo Lac Baptiste, à dix milles d'Athabasca Lan. ing.

Enfin: ‘des autres centres encore plus récents et 4ont l'organisation ne fait. que commencer sont” “lo. Grandin, à vingt milles au sud du lac La Biche. Cette nouvelle colonie compte au moins 30 familles canadiennes-francaises ; 20. Nornrandeau, entre Grandin et le lac La Biche, qui en aura prébablement | une vingtaine

quand ces lignes péraîtront:; 30. Donatville, à 28 milles à ‘l'est ‘d'Afhabasca Landing, qui en a déjà près de 25:

40. Le lac Charron, à 15 milles à l'ouest du lac La Biche, qui n'en compile encore'que 15;

5u. Rochester, station sur le C. N. R., au nord de Legal, esk une place où au mbins 20 familles

* canadiennes-françaises coudnienf des colons anglais.

60. À Meenook, ou plutôt à cinq ou six milles de cette gare, au moins vingt ‘“‘homesteads” ont déjà été pris par des Canadiens, et il y a de la place pour une foule d'autres. <

Que conclure de ce qui précède? Etant donné la distance qui sépare les colons de leur lieu “d'origine, je crois pouvoir répéter qu'un excellent travail de placement a été fait dans la région où sont épars les différents groupes énumérés. En vue des résultats que nous y constatons, il n'est que juste de rendre hommage au zèle éclairé, à l'esprit patriotique dont ont fait preuve les’missionnaires colonisateurs des vingf

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dernières années, surtout feu labbé;:Morin, qui.

peut être considéré comme le pionnier dans cette voie.

Est-ce à dire qu'il n'y ait plus de place? Loin de là; il y a encore des milliers de terres et de homesteads à prendre ou à acheter. Mais il faut se pressel': les chemins de fer sont maintenant partout, et les races étrangères à la nôtre savent en profiter.

Quel sera l'avenir de ce pays? La réponse dévend en partie de la persévérance du colonisateur acluel, l'abbé Normandeau. Il est bien à désirer qu’il se fatigue moins vite de la tâche ingrate. mais souverainement méritoire, qui lui incombe. que ne l'ont fait certains de ses prédécesseur: dans ie même champ d’ac{iôn.

L'agent de colonisation française est pour nous le bienfaiteur public par excellence. C'est lui qui fait le pays, qui assure à notre race une importance politique el sociale qu'il sera bientôt impossible de lui procurer. La tâche est ardue, j'en conviens; mais voyez donc les résultats!

Il est aussi à désirer que dans le vieux Québec,

‘dans les Etats de l'Est surtout, ses confrères, au

e lieu de lé contrecarrer, essäient au contraire de

lui faciliter sôn oeuvre. L'avenir du premier pays

au-point-de-vue-français est assuré; quant au second, notre! race ne peut que s'y laisser absorber par des éléments contre: lesquels la lutte de-- , Avient de plus en plus faible. Le patriotisme bien” entendu, les véritables intérêts religieux de nos corapatriotes demandent donc l'union sur un terrain qui ne peut que favoriser l'expansion de n0tre race et par là contribuer à l'augmentation de notre influence dans le Dominion tout entier. :-

Dans l'Alberta, et du reste, dans tout l'Ouest

canadien, nos gens resteront Canadiens-français, et plus leurs groupés seront compacts, moins nos concitoyens seront exposés à perdre leur langue — je pourrais presque dire leur religion!

Et puis, quelle oeuvre philanthropique que de venir en aide aux nôtres qui se trouvent à l'étroit dans l'Est, ou internés dans des manufactures malsaines, et de les mettre en possession de ‘domaines qui sont sûrs de leur donner l’aisance sans jes priver de la société de leurs amis!

Venez donc, courageux habitants de Québec,qui n'avez point de place pour vos nombreuses famil les; venez, vous aussi, braves artisans qui peinez dans les usines et les manufactures de la Nouvelle-Angleterre. Pourquoi laisseriez-vous à des

.Strangers les vastes étendues —— dont les places inoecupées se font de plus en plus rares -— qui vous appartiennent de par votre naissance et le

sang qui coule dans vos veines? Allez.vous leur |

céder votre droit d'aîinesse pour un plat de lentilles, c'est-à-dire les quelques dollars que vous gagnez péniblement et que vous dépensez aussi vite?

Après que vous vous êtes mis en quatre pour procurer du pain à vos enfants, vous vous trouvez chez les autres, sans un sou d'avance, au lieu d'être chez vous, sur une, deux ou trois belles Lerres qui vous appartiennent, avec un stock d'animaux qui peut à lui seul vous faire vivre et-

des produits agricole ; qui vous permettent d'augenter d'année en unnée votre dépôt à la ban-

que.

+ De cette manière vous vivez dans une honnête 7 aisance, sans souci du lendemain ni pour vous ni e pour vos enfants; la vieillesse ne vous apparait plus comme un épouvantail; les misères qui accompagnent la gêne n'ont plus d'effroi pour vous: votre dépôt à la banque et les rentes que vous rapportent vos terres vous font bannir toute in-

quiétude à propos du lendemain: - —

Si pourtant vous préférez la servitude et ja pauvreté, vous n'avez qu'à rester chez vous. Siaon, hâtez-vous de venir, car le temps presse, et écrivez-en immédiatement à M. l'abbé Norman-: deau, missionnaire colonisateur de l'Alberta, 806 rue Saint-Antoine, Montréal. C'est le salut qui ‘ - vous attend: ne ie refusez pas tandis qu'il en est

encore Lemps.

247817 mn | oi

Eglise, Presby tere, Ecole Sé parée et Couvent de la paroisse de __FImmaculée Conception Edmonton.

Monastere des RR. PP.

Franciscains, ER North Edmon- ‘ à Le & 1 ton. LA Î ; æ

Or ee,

Eglise de la :

paroisse St-Joachim et maison Provinciale des Oblats de « Marie.

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