Délibérations des 11 et 15 novembre
montrait peu disposé à admettre ; l'autre touchant à la place réclamée pour les membres de l'enseignement libre, à qui le Conseil voulait assurer le droit de faire des cours sans qu'ils fussent tenus à aucune justification de titre ni autorisation1.
Ce défaut d'entente, survenu à la dernière heure, eut du moins pour heureux effet de provoquer un nouvel et définitif examen de la question2. La discussion aboutit au traité du 50 juin et à la loi du 22 août 1881. Satisfaction était donnée au Conseil municipal pour les cours libres dans les limites de la loi, et le principe du concours était accepté. En retour, la Ville acceptait le partage de la dépense conformément au principe de la convocation primitive, et le périmètre assigné à la nouvelle Sorbonne, comprenant tout l'espace qui, détendant de la rue Cujas à la rue des Ecoles d'une part, d'autre part de la rue Saint-Jacques à la rue de la Sorbonne et à la rue Victor-Cousin, était augmenté de près d'un tiers5.
Le plan de 1846 aurait fourni au centre de nos études universitaires une superficie d'environ 9000 mètres. Celui de 1855 portait cette surface à 14000 mètres, l'annexe de la rue Gerson comprise. Dans le projet qui est à la veille d'être exécuté, nous disposons de près de 20 000 mètres (exactement 19 792m,40), soit une étendue de plus du double relativement au projet d'origine. Sans doute, la translation partielle sur les terrains du
1. Articles additionnels présentés par M. Rourneville (29 janvier 1SS0). — Rapport complémentaire présenté par le même (31 janvier 1880).
2. Rapport de 31 M. Engelhard, de Heredia et Cernesson au nom des 5% 4* et 5e commissions (2 juin 1881).