Voir plus bas, p. 12, note
2* Séance du 14 décembre 1S73.
1865, sous la menace de l'opération de voirie qui avait mutilé l'établissement, le Conseil des professeurs avait exprimé le vœu pieux de rester dans un bâtiment qui « était le berceau de l'École et qui lui avait été consacré par d'antiques donations », en présence des intérêts supérieurs de l'enseignement on s'était unanimement rallié à la nécessité de la translation1 : la rue de l'Arbalète était située dans un quartier éloigné, populeux, peu propre au calme de l'étude ; les locaux, à peine suffisants alors que l'École ne recevait que cent cinquante-quatre élèves — c'est le maximum atteint en 1855, — ne pouvaient plus convenir, même restaurés sur un nouveau plan, à un établissement qui comptait plus de quatre cent cinquante étudiants2. Le 22 décembre 1875% une loi ouvrit un crédit pour le commencement des travaux d'édification au Luxembourg.
Dans les données premières du projet4, il n'était attribué à l'École qu'une surface de 8277 mètres. C'était, à peu de chose près, l'équivalent de ce qu'elle occupait rue de l'Arbalète5. Un examen plus attentif des besoins de l'enseignement fit reconnaître la nécessité