DES ETUDIANTS
(Voir p. 70.)
mars 1836.
Messieurs,
Vous avez pensé que vous ne pouviez mieux consacrer votre deuxième anniversaire qu'en venant recueillir ici, de la bouche de vos maîtres les plus autorisés f, quelques-uns de ces conseils qui tracent les voies et portent bonheur. Je me garderai de vous faire attendre ce plaisir. Je ne veux que vous souhaiter la bienvenue dans celte vieille salle des actes universitaires, où nous aimons à être vos hôtes2.
Ce qui nous touche dans votre association, c'est qu'elle est votre œuvre. Jamais les études supérieures n'ont trouvé dans l'opinion une sympathie plus éclairée, dans les pouvoirs publics un plus efficace appui. Les statisticiens de l'avenir, de jeunes savants sortis de vos rangs peut-être, établiront un jour que le budget des Facultés s'est élevé, en quinze années, d'un peu plus de quatre millions5 à près de quatorze millions4; qu'aujourd'hui, à Paris, le nombre des chaires du haut enseignement est plus du double de celles qui existaient, il y a quarante ans, pour la France entière ; que, dans toutes les Facultés, ouvertes à l'air, à la lumière, à l'espace, les ressources du travail ont été créées ou développées avec une ampleur sans précédents. Ce qu'ils