Voir tome II, 1! Enseignement secondaire spécial
2. « Les écoles réaies de premier degré, dit la loi saxonne du •22 août 1876 (art. 43), ont pour objet, comme les gymnases, de mettre la jeunesse masculine à même d'acquérir une instruction générale supérieure; mais elles sont consacrées de préférence à l'enseignement des langues modernes, des mathématiques et des sciences naturelles. »
leurs dispositions désignent pour des carrières où la connaissance des langues anciennes est nécessaire.
La seule différence de cette organisation avec celle des Realschulen de premier degré, c'est, dune part, que, dans celles-ci, l'étude facultative du latin commence dès la huitième classe; et, d'autre part, que, tandis que la Realschule, en admettant l'enseignement des langues anciennes, ne fait que préparer des recrues au Gymnase, le collège Ghaptal conserve tous ses élèves et se charge de les conduire jusqu'au but qu'ils se proposent d'atteindre par l'étude du latin. Tel est même l'objet exclusif de la 6e année d'études. Le collège ne reçoit point d'élèves nouveaux dans cette classe. N'y sont admis que ceux qui, appartenant déjà à l'établissement et ayant fait des études latines suffisantes pour subir les examens du baccalauréat es sciences, veulent pousser au delà et visent à l'une des grandes écoles du gouvernement. On pourrait donc dire que le collège Ghaptal est une Realschule qui se suffit à elle-même. En d'autres termes, c'est un établissement qui a pour base l'enseignement général nécessaire aux professions industrielles et commerciales; mais qui le complète, dans une certaine mesure et pour un certain nombre d'élèves, par les études supérieures propres aux Gymnases, ou, pour prendre en français le terme équivalent, aux Lycées et aux Collèges classiques
Si le collège Ghaptal a emprunté à l'Allemagne les caractères essentiels de son enseignement, l'Allemagne, en retour, lui doit l'institution des professeurs généraux, qui ont été introduits, en 1860, dans les écoles
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réaies de la Bavière et du Wurtemberg, ainsi que dans quelques écoles de la Prusse.
L'institution des professeurs généraux date de l'origine du collège Chaptal. Le nom en détermine le caractère. Le professeur général a, comme tous les professeurs de l'établissement, sa part dans renseignement. ; mais en même temps il est chargé, et c'est plus particulièrement son rôle : 1° d'assister aux cours faits par tous les professeurs spéciaux d'une division; 2° de dresser le classement hebdomadaire des élèves de cette division d'après les notes qu'ils ont obtenues dans les diverses matières de l'enseignement; travail minutieux et considérable, cardiaque devoir donne lieu, pour chaque enfant, à une note. Le professeur général suit ainsi l'élève dans tous ses exercices. « C'est, dit le directeur, M. Monjean, un véritable éducateur qui a sur l'esprit, le caractère, l'ensemble des facultés intellectuelles et morales de l'enfant une action continue et du plus heureux effet. Excellente au. point de vue pédagogique, l'institution n'offre pas moins d'avantages au point de vue financier, puisque les professeurs généraux tiennent dans certaines branches (mathématiques, langue française, écriture, dessin linéaire, tenue des livres, etc.) l'emploi de professeurs spéciaux. Ce sont ces avantages qui l'ont fait adopter, il y a 14 ans, par M. Wyse, ministre de l'instruction publique à Berlin, avec lequel j'en avais conféré. »
Sous l'habile administration de M. Monjean, la prospérité du Collège a été croissant chaque année. L'établissement, qui, en 1844, avait commencé avec 139 élèves, en comptait, en 1867, 1055 ; et il semblait qu'il fût à son apogée. Son effectif est aujourd'hui (1877)
de 1300 : 600 internes et 700 demi-pensionnaires ou externes4.
Ses recettes, en 1844, n'atteignaient pas 100 000 fr. ; elles s'étaient élevées à 800 000 francs en 1867; elles dépassent actuellement 1 100 000 francs. C'est sur les bénéfices de l'établissement, évalués pour une période de dix ans — de 1858 à 1869 — à plus d'un million, qu'avaient été successivement agrandis, dans les vieux bâtiments de la rue Blanche, les cours, les préaux et les galeries de collections. Malgré l'extension considérable qu'ont reçue tous les services, depuis que le collège a été transféré rue de Rome, les recettes sont encore sensiblement supérieures aux dépenses. « Les Américains, disait M. Léon Say dans une allocution adressée aux élèves en 1872, ne considèrent que ce qui paye.... Le collège Ghaptal paye. Cela veut dire que vos familles apprécient les efforts qu'on fait ici pour vous élever et pour vous instruire. Elles déclarent,
1. De 1878 à ce jour, voici quel h été le mouvement de la population scolaire :
ANNÉE