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ARRONDISSEMENTS DANS LESQUELS LES PLACES SONT EN EXCÉDENT

ARRONDISSEMENTS

ENFANTS

de 6 à 14 ans.

NOMBItE

des enfants admis dans les écoles publiques et libres.

NOMBRE

des enfants

qui

seraient en

excédent.

Luxembourg. . . .

Palais-Bourbon. . .

Hôtel-de-Ville. . .

Observatoire. . . .

Passy

TOTAI

Encore une fois, nous ne cherchons ici qu'une indication. Le compte des places qui feraient défaut, tant dans les salles d'asile que dans les écoles, n'est ici qu'un compte brut.

Mais du rapprochement de ces chiffres il résulte que, pour les enfants de 2 à 6 ans, c'est encore dans les 11e, 18% 19e, 10e, 20e, 17e arrondissements que le déficit des places se manifeste le plus sensiblement.

Pour les enfants de 6 à 14 ans, une sorte d'anomalie frappe tout d'abord l'attention.

Dans cinq arrondissements, les 6e, 7e, 4e, 14e et 16e, le nombre des élèves inscrits dans les écoles serait en excédent sur le nombre des enfants recensés. L'anomalie s'explique sans peine. Les écoles protestantes et Israélites du 4e arrondissement attirent naturellement des arrondissements voisins les enfants dont les familles appartiennent à ces cultes et qui ne sont pas pourvus d'écoles confessionnelles. La population scolaire de la région ouest du 5e déborde dans les écoles du 6e. De même pour celles du 7e et du 14e

qui reçoivent un certain nombre des enfants du 15e. De môme pour celles du 16e, où sont admis quelques enfants venus du 8% du 47e et aussi d'une section de la commune de Neuilly (Sablonville), qui n'a pas encore d'école. Il ne faut pas oublier, d'ailleurs, que du 10 mai 1875, date du dénombrement général que nous avons pris comme base, jusqu'au 1er mai 1875, date de notre statistique, la situation de ces cinq arrondissements a pu se modifier dans une certaine mesure, et que l'équilibre peut ainsi se trouver rétabli entre le nombre des enfants inscrits en 1875 et celui des enfants recensés en 1873. Le 14e et le 16e sont certainement en augmentation, et les 4% 6e et 7e ont dû regagner ce qu'ils avaient perdu après le siège.

Celte situation expliquée, si l'on considère la liste des arrondissements où se remarque le déficit, dans les dix qui forment la tête on trouve le 5e, le 9e, le 2e, le l#r. Mais les arrondissements de l'Opéra, de la Bourse, du Louvre, sont évidemment ceux qui fournissent, soit à l'instruction secondaire, soit à l'éducation domestique, le plus fort contingent d'élèves. Le 15e, qui se trouve dans la même catégorie, compte aussi un certain nombre d'établissements importants d'enseignement secondaire libre. Quant aux autres arrondissements, où les besoins sont le plus sensibles, ils sont encore les mêmes, à savoir: les 11% 19e, 18e, 20e, 10% etc.

L'ordre des travaux à exécuter s'établirait donc, à tous les points de vue, ainsi qu'il suit ;

En première ligne :

11e arrond., quartiers Saint-Ambroise. — Ste-Marguerite. 10° — — Porte-Saint-Denis.

17e — — Batignolles. — Épinettes.

189 — — Clignancourt. — Grandes-Carrières.

4e — — Hôtel-de-Ville.

49e — — Amérique. — Combat.

En deuxième ligne •

15e arrond., quartier Saint-Lambert.

9e — — Saint-Georges.

En troisième ligne :

5e arrond., quartier Saint-Avoie. — Enfants-Rouges,

46* — — Les Bassins.

8e — — Champs-Elysées.

2e — — Gaillon1.

1. Sur le détail de ce plan on nous permettra de nous référer à nos mémoires de 1871 et de 1875. Nous n'avons voulu que donner ici une idée des difficultés qu'il y avait à résoudre pour arriver à un développement progressif des écoles en rapport avec les besoins les plus urgents de la population.

ÀJNiNEXES. 359

La progression de la population scolaire de 1801 à 1875

(Voir page 83.)

On ne juge bien que par comparaison. Nous aurions voulu établir un parallèle, au point de vue de la progression de la population scolaire, entre Paris et quelques-unes des grandes capitales de l'Europe et de l'Amérique. Les documents que nous avons pu consulter sont trop divers pour qu'il soit possible d'en faire sortir des conclusions satisfaisantes. La façon dont ils ont été relevés d'ailleurs ne nous est pas suffisamment connue. Les années mêmes des recensements diffèrent avec les pays. En outre, dans les écoles bourgeoises de l'Allemagne et dans les écoles de grammaire des États-Unis, il y aurait à faire la ventilation des élèves qui appartiennent exclusivement à l'ordre des études primaires, et de ceux qui n'y doivent être que temporairement compris, un grand nombre d'enfants ne faisant que traverser les écoles pour se préparer à un enseignement plus élevé.

Toutefois, par le simple rapprochement du chiffre de la population générale avec le nombre des écoles et le nombre des élèves qui les fréquentent, à Genève, Vienne, Pesth, Dresde, Hambourg, Brème, Boston, Chicago, Washington, New-York, on verra que, dans le développement de l'instruction primaire, Paris ne parait pas occuper le dernier ran^.

TABLEAU indiquant comparativement avec Paris : 1° le chiffre de Ja population générale; 2° le nombre des établissements d'instruction primaire et le nombre des élèves qui les fréquentent, dans quelques-unes des grandes villes de l'Europe et de l'Amérique.

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