Enquête, lycée de Màcon, p. i
3. Enquête, faculté de droit de .Nancy, p. 361 ; — de droit de Montpellier, p. 400; — de droit de Paris, p. 597. = Lycée de Montpellier, p. 48i ; — Henri IV, p. 664; — la Itoclieile, p. 800; — Lorient, p. 829. = jiccteur de Dijon, p. 2Ô7.
i. Enquête, faculté de droit de Douai, p. 2Ci ; « L'expérience apprend que certains candidats consultent avec un soin minutieux les statistiques officielles et qu'ils se présentent de préférence devant la faculté qui leur semble la moins sévère. .Nous craignons que les centres réputés les plus stricts sjient désertés au profit de ceux qui auront une réputation
(les agrégés, là des licenciés : quelle cause de différeuco profonde! En vain essayera-t-on de réagir : force sera bien de couvrir ces faiblesses, qu'on craindra de mettre en lumière en les réprimant trop sévèrement. Ne sait-on pas combien il est (liflicile de faire exécuter les règles les plus raisonnables des instructions relatives aux examens de passage'?
11 faut enfin compter avec l'enseignement libre. Sous le régime de l'examen intérieur, que deviendrait-il ? I*ourra-t-on, comme en Allemagne, obliger ses élèves à venir prendre le certificat devant les jurys des lycées ou des collèges? En présence de la loi de 1850, poser la question, c'est la résoudre
Les stijstèmps mixtes. — Le s;/slème du droit commun conditionnel. — Après les systèmes francs, les systèmes mixtes. Pour concilier le principe de la liberté avec le bien des éludes, les partisans de l'examen intérieur ne feraient pas difficulté d'attribuer aux écoles libres le droit de délivrer le certificat, moyennant certaines conditions, telles que l'adoption des programmes de l'enseignement public, la mise en pratique rigoureuse des examens de passage, la garantie des grades (agrégation ou licen(;e) pour les professeurs des classes supérieures,
do clcm«nce ». — Faciillo des leUres de Douai, p. 282 ; — de droit de Lyon, p. 397; — des lettres de l'oiticrs, p. 786. = Lycée de Ciiaurnont, p. 215; — Louls-lo-Craiid, p. (!'J7; — liourges, p. 723. =: Collège de iiiioudo, p. 195; — Ilcsdiii, p. 319, — la Fève, p. 322; — leQuesnoy, p. Zi'J; - Saiiil-I'ol, p. 532; — Liméville, p. 5i9; — Meaux, p. 775. =• llecleiirde Grenoble, p. 381 ; — rennes, p. 8.ïl. 1. Knqncle, reclciir de CienoLlc, j). ÔSl.
l'exercice de l'inspection de TÉlat et l'assistance d'un commissaire du gouvernement aux examens*. Accoi'dée sur le rapport de l'inspecteur d'académie par le conseil académique de la région, cette faveur serait retirée dans les mêmes conditions et par les mêmes pouvoirs aux établissements qui en auraient mésusé. Quant à ceux qui se refuseraient à accepter ce régime, ils devraient envoyer leurs élèves subir l'examen dans un autre établissement libre dûment autorisé.
Mais à cette proposition on objecte d'abord l'effet moral produit par un moyen de constatation qui accusen.it et aggraverait eu l'accusant, la division des esprits dans la direction de la jeunesse. L'examen commun qui, à un jour donné, réunit sur les mêmes bancs et devant un même jury les candidats au baccalauréat, maintient le lien dans une certaine mesure ou l'empêche, au moins pour quelques-uns, de se briser. L'examen subi dans des conditions aussi égales qu'il serait possible de les faire, mais à distance, devant des juges divers, après des préparations diverses, achèverait de creuser l'abîme. Deux courants distincts se formeraient : ceux que l'enseignement supérieur léunit auraient plus de peine encore qu'aujourd'hui à se rapprocher; pour ceux que la vie active entraine tout de suite dans ses directions multiples, c'est-à-dire pour le plus grand nombre, ils n'auraient plus de raison ni d'occasion de se toucher.
1. Enquête, faculté des lellrcs d'Aiv, p. 12; — des lettres de Besançon, p. 72 ; — de droit de boitai, p. 282. = École préparatoire de médecine cl de pharmacie d'Amien*, p. 285. = Faculté des lettres de Grenoble, p. 572; — des lettres de Montpellier, p. i76 ; de lliéolo;^ie prolcstaiilo de Paris, p. 5S2; — de tluologie protestante de .Montaiil)aM, p. 856. = Lycée Louisle-Grand, p. (iUj. = Collège de liayeux, j). Itjl; — lieauiie, p. 2."0 ; — Nanliia, p. 4.')9 ; — Pontivy, p. 831; — Vic-en-ltigorrc, p. 838. = Itcclcur deCliambéry, p. 173; — Grenoble, p. 38i. = Pour les objections faites à ce système, voir la faculté de droit de Grenoble, p. 332.
On n'accepte point, d'autre part*, que renseignement libre, quelque condition qu'il soit prêt à consentir, jouisse des mêmes prérogatives que l'enseignement public. Le droit d'enseignement n'implique nullement le droit d'examen. La collation d'un grade ou la délivrance d'un diplôme équivalent à un grade est un droit d'État. De simples particuliers, très différents les uns des autres par le caractère des personnes et le but des institutions, libres avant tout et toujours prêts à s'abriter derrière celte liberté qui est leur force légitime, ne sauraient, en aucun cas, être assimilés à un corps hiérarchiquement ordonné, enchaîné à des règles, soumis à un incessant contrôle, avec lequel l'État engage son autorité. (]e n'est point à dire qu'il faille en revenir au certificat d'études exigé avant la loi de 1850, comme la proposition en a été faite au Parlement*. Nul-
t. Etiquete, faculté des lettres de Clermont, p. 179; — des lettres de Douai, p. iSl : « Dans l'état actuel de la société française, en face de l.i division profonde qui va s'élargissant tous les jours entre l'enseignement de l'Ktat et l'enseignement libre, presque tout entier aux maindu cierge, l'Élat ne saurait avoir un seul instant la pensée d'aliénei'. dans une mesure si faible qu'elle soit, le droit absolu qu'il a du revendiqu-T sur la collation Jes grades par la suppression des jurys mixtes ».
— Faculté de droit de Lyon, p. 3'.'6-59;>; — des lettres de Mont|iellier. p. i6i; — de droit de Nancy, p. ol7, bl8. = École supérieure de pharmacie de Nancy, p. 5ô8. = Faculté des sciences de l'oitlers, p. 782; — de droit de Toulouse, p. 8GI. = École de droit d'Alger, p. 889; — des sciences d'Alger, p. H'M. = Lycée de .Nimes, ]). 503; — Condorcet, p. 659 ;
— Louis-le-Grand, p. G'JS; — Orléans, p. 752, 737. — Limoges, p. 794. = Collège de Libournc, p. 119; — Urioude, p. 195; — la Fore, p. 3i5; — Sedan, p. 553 ; — Meaux, ji. 777; — Cliinon, p. 807 ; — Fontenay-le-Comte, p. 808; — Quimper, p. 81*5: — Saint-.Nazaire, p. 847; — Gaissac, p. 884. = Recteur de Dijon, p. -219 : « .N'oublions pas que les établissements libres servent une cause et que les motifs d'un ordre supérieur inspirent et légitiment à leurs yeux leurs appréciations et leurs actes » ; — bouai, p. 339; — Lyon, p. 444.
2. Voir la proposition de la loi déposée par M. Marcou, député, et les rapports présentés à la Chambre les 14 janvier et 15 mai 1882 : « Seront seuls admissibles aux épreuves du baccalauréat es lettres et es sciences les élèves qui justilieront de leur certificat régulier après avoir fait les trois classes de seconde, de rhétorique et de philosophie, soit dans leurs familles, soit dans les lycées ou les collèges communaux, soit dans les institutions assimilées aux élablisscinenls de l'Université. Les certi-
lemont. Mais autre chose est le réiablissenieut du certilicat ilétuiles', autre chose hi suppression des garanties (|ue la liberté a dû accepter contre elle-même pour la collation des grades. L'État ne peut ni résigner ses droits ni s'affi'anchir de ses devoirs : ce serait une abdication mortelle aux études, funeste à l'intérêt social. Si l'Allemagne ne connaît pas ces réserves défensives, 1 ( >t qu'elle n'en a pas besoin, les règlements de l'en- -.^i.neinent de l'Ktat étant acceptés par l'enseignement liliie connue la loi connnune-.
Les jurys mi-partis. — La coexistence de deux jurys. — Restent le procédé des jurys mi-partis et celui de la coexistence de deux jurys
Certaines assemblées considèrent qu'il ne serait pas injustifiable — l'intervention de l'enseignement secon-
Gcals seront délivre? jiar les pères de famille ou les tuteurs, par les Droviseurs des lycées, par les |irincipaux des collèges communaux, taries cliefs d'institution agrégés à l'Université. Les certificats sortiront eur pleine! entier effet. En cas de coiitcslalion, le conseil académique Prononcera, hors le cas où les ceriilicats seraient argués de faux. » Art. 1" du projet adopté par la Commission.)
1. Quelques établissements seulement ont exprimé un vœu à ce sujet : « L'État pourra exiger des jeunes gens qui se destinent aux fonctions lubliques qu'ils aient fait leurs deux dernières années >l'éludcs dans un
e ses étalilissements d'enseignement secondaire. ■ (Enquête, lycée de 4oulms. p. -i-lS".) — ■ L'assenihlée demande que l'on rétablisse le ccriGcat a'cliidcs, le droit de délivrer ce cerlilicat pouvant être accordé ides ét:il>li-scmenls libres. » (Lycée de Poitiers, p. SOO.) — «Il faut établir le cerlilicat d'cludes. sinon dans sa teneur ancienne, du moins on(,-u de telle sorte qu'on puisse être assuré que le candidat a fait sépaémenl en deux années distinctes la rhétorique et la phiL)so|iliie. r Recteur de Poiiiers, p. 815.)= Faculté de droit de GrenoMp, p. ôoL — T. faculté de droit de Paris, p. 59'J, qui demande l'obligation du certt cat de grammaire. = Collège d'.Xvranches, p. 161.
2. Enquête, voira des litres divers : faculté des sciences de Bordeaux
. 92; — de médecine et de pharmacie de Lyon, p. itX); — des lettres- Dijon, p. 211. = Lycée de Besançun, p. 5ij ; — Mmes, p. 505; — l'oi-
iers, p. 79'J. = Collège de Montbéliaid, p. 6G; — Lisieux, p. 170 ; — Lan
recies, p. 525; — le Quesnoy, p. 350; — Ga((, p. 579; — Louhans. «ô9: — Cfiâtelleraull, p. 806; — Cliinon, p. 807 ; — Saint-Jeau-u'.Vn-
ély, p. 811. = Recteur de Grenoble, p. ôSl.
e:.s. slt. 8
m ENSEIGNEMENT SUPÉIUELU.
daire dans les conimissious du baccalauréat étant admise — d'y faire la jiarl de renseignoinenl libre'. Mais la proposition soulève trois observations qui semblent péremptoires : 1° Les écoles libres ne jugeraient-elles pas cette demi-garantie insulïisanle, aujourd'hui qu'elles ont la pleine garantie de l'impartialité des facultés.' 2» Pourraient-elles fournir assez d'agrégés dans lesjur\s des lycées, de licenciés dans les jurys des collèges, c grade étant la condition de l'investiture, alors surtout qu'on voudrait généralement qu'aucun siège u'api)artint à personne à litre permanent et que les professeurs dûment qualifiés fussent appelés à prendre place dans les commissions par voie de roulement? o" Le principi' des jurys mi-parlis a fait ses preuves en Belgique; il a été condamné eu France pour l'allribution des grades de l'enseignement supérieur : comment penser à le rétablir pour l'enseignement secondaire*?
La coexistence de deux jurys semble, au premier abord, plus défendable. Jury intérieur pour les établissements de l'État jouissant du droit de conférer le diplôme ; jury de facultés pour les établissements publics auxquels ce droit ne serait pas reconnu, pour les écoles libres, pour les candidats élevés dans la famille, pour ceux enfin dont les circonstances, la maladie, le manque de ressources ont retardé les études : quoi de plus simple? Et si l'on ajoute que tout candidat des établissements publics aurait le droit de choisir entre les deux catégories de juges, quoi de plus libéral? Celte
1. Enquête, f.icullù des lettres de Besançon, p. 48. = Lycée Janson de Sjilly, p. C8S; —Vendôme, p. 747; — Pontivy. p. 8r>7. = Collège de l.iixcuil,p. 6j; — Libourne, p. 119; — Chàtcaudun, p. 755 ; — Castelsairasin, p. 883; — Condoin, p. 883.
2. Enquête, racuUé de droit de Douai, p. 265 ; — de théologie protestante de Paris, p. 574. = Lvcée d'Orléans, p. 735; — Nantes, p. 8:i2 ; - Toulouse, p. 87'J. = Collôgé de Calais, p. 50C; — Cambrai, p. 300. -^ Uccleur de Besançon, p. 70. — Dijon, p. 21'2.
LE BACCALAURÉAT. il5
dualité avec droit d'oplion n'existe-t-elle pas déjà pour l'exameu de grammaire*? — Mais c'est cela même, répond-on, dont se plaignent l'enseignement libre et les collèges : notre esprit d'égalité se trouve froissé de ce que les élèves des lycées obtiennent, le [)lus gi'and nombre sans examen, quelques-uns après un examen à buis clos, un diplôme que les autres doivent aller prendre au cbef-lieu de l'académie, devant une commission spéciale, en courant tous les risques d'une épreuve publique.— Est-on bien sûr d'ailleurs que la coexistence de deux jurys, ne résultant pas, comme autrefois, alors que le nombre des facultés était restreint, d'une impossibilité matérielle qui la justifiait, mais représentant une difîérence de régime voulue et où il serait difficile de voir autre cbose qu'un expédient, ne porterait pas atteinte à la dignité des jugements, surtout avec la faculté d'option laissée au candidat? Le but et l'effet de l'organisation allemande, c'est de donner pleins pouvoirs aux professeurs de l'enseignement secondaire. L'élève aura-t-il le même souci de cette action bienfaisante, lorsqu'il sentira qu'il peut obtenir avec d'autres juges ce que ses juges naturels lui auront refusé? — Au surplus, on invoque toujours l'exemple de l'Allemagne : c'est sans doute pour profiter de son expérience et ne pas prendre à notre compte les erreurs dont elle s'est corrigée. Eh bien, de 1812 à 1854, pendant une période de transition, l'institution des jurys coexistants a régné en Prusse, et il a fallu y renoncer, parce que beaucoup de jeunes gens,
1. Enquête fsculté des lettres de Besançon, p 48; — de «iroit de Lyon, p. 3'J3 ; — de tliéologie protesUnle de Paris, p. ;i8"> ; — de théolnj,'ie j)rotcslante de Montauban, p. 857. ^ Lyc-e de CliAieauroux, p. 791 ; — la Roclie-sur-Y<in, p. 803; — Conslanlinp, p 897. = Oollè},'e de Gap, p. 379; — Batfnéres, p. 882; — Casteluaudaiy. (•. 885. = Vuir le Projet de réforme du baccalauréat es lettre», par M. Emile lioaiissire, ancien professeur de faculté, député. Extrait des pulilicalions de la Socittt pour l'étude des questions d'enseignement supérieur, l'aris, Uachellc»
ÎI6 ENSEIGNEMENT SUPERIEUR.
abandonnant les éludes normales, se présentaient devant la commission extérieure, qui, à tort ou à raison, passait pour être plus indulgente : les hautes classes étaient désertées; l'examen, préparé hâtivement, superliciellement, en dehors de toute direction régulière, était devenu dérisoire'.
Conclusions. — Finalement, avec ces procédés d'ingénieuse conciliation comme sous sa forme simple, l'examen intérieurest repoussé. D'un caractère très différent, les objections qu'il soulève sont en même temps d'une portée très inégale ; mais chacune d'elles, prise en elle-même, reflète, pour ainsi dii-e, une des préoccupations de l'esprit public; et la conclusion, plus ou moins absolue, mais unanime au fond, moins les quelques exceptions que nous avons signalées, c'est que l'examen extérieur, égal pour tous, à jury unique, l'examen du baccalauréat, en un mot, est le système auquel il faut se tenir.
Les cinélior allons h apporter à Vexamen du baccalauréat. — L'accord établi sur ce point, nul ne fait difficulté de reconnaître que le baccalauréat ait besoin
1. Enquête, faculté des sciences de Marseille, p. 10; — des lettres de Grenoble, p. 372; — de Montpellier, p. 461, 473; — de droit de Nancy, p. 518; — des lettres de Nancy, p. 531 ; — des lettres de Poitiers, p. 787; — des lettres do llenncs, p. 8:20 ; — de droit de Toulouse, p. 8G1 ; — des lettres de Toulouse, p. 800. = École de droit d'Aller, p. 889. = Lycée de Ilouen, p. 155; — Chaurnont, p. 217; — Louis-le-Grand, p. Gli7, 698; — Limoge.^, f .793. = Collège de Lunéville, p. 551, 555. = Kccleurdc Dijon, p. 237 ; — tircnohlf, p. 381, 583 ; — Lyon, p. 442.
LE RACCALAURÉAT. !17
Irtrc amélioré. Ceux qui dofendoniriiisfitulion ne sont 'is moins décidés à cet égard que ceux qui l'attaquent.
Tt'l qu'il existe aujourd'hui, le baccalauréat laisse
i"ii de part à la fortune : on ne saurait raisonnable-
t admettre que les résultats de huit années de
. lil soient souverainement appréciés en quelques
lu lires par des juges qui ne connaissent pas les can-
ii'l.its. — L'examen vicie en outre la direction des
iludes, qu'il convertit pour la plupart des jeunes gens
lU une préparation tumultuaire, artificielle et mal-
-line. — Enfin il exige d'un grand nombre d'élèves
iiii effort qui ne leur profite pas, et il n'assure point
comme il conviendrait l'éducation de l'élite*.
C'est donc le vœu commun que des modifications soient apportées tant dans la forme des épreuves que dans l'organisation fondamentale de l'examen.
Les modifications de forme. — Les propositions touchant les modifications de forme ont trait au dossier
1. Enquête: « On a dit et répété bien des fois que le baccalauréat était une véritable loterie. Les exemples ne manr4uent pas, en effet, de brillants élèves qui ont échoué, alors que de véritables cancres ou tout au moins des candidats parfaitement médiocres sortaient victorieux de répreuve. Chacun de nous pourrait certainement, sans beaucoup de peine, contribuer à grossir cette liste de victimes ou de favoris injustes du sort. Il est juste de reconnaître que ces exemples, si nombreux soient-ils, restent à l'état d'exceptions ; tout compte fait, ce sont encore les meilleurs élèves qui ont l'avantage: il serait, je crois, difficile de le contester. 11 n'en reste pas moins vrai que, si l'on pouvait trouver un moyen, sinon de prévenir tout à fait ces malheurs, du moins de les rendi-e de plus en plus rares, on aurait réalisé une amélioration qui ne serait pas sans valeur. » (Lycée de Montpellier, p. 493.) = Cf. faculté de droit de Grenoble, p. ôoO ; — des sciences de Lyon, p. il4 ; — des lettres de Lyon, p. -113; — des sciences de Montpellier, p. 456 ; — des leUres de Montpellier, p. 402. = École supérieure de pharmacie de Nancy, p. d3o. = Faculté des lettres de Paris, p. 65G. = École de médecine et de pharmacie d'.^lger, p. 893. = Lycée de Carcassonne, p. 484 ; — la Rochelle, p. 800. = Collège de Gap, p. 578; — Vienne, p. 381; — Chinon, p, 80G, etc.
du candidat, à la procédure et à l'appréciation des! épreuves, au prograninie, à la composition du jurv.
Le dossier du candidat. — Le dossier de l'élève ne comprend aujourd'hui, avec son acte de naissance, que les compositions qu'il a faites pour l'cxameu même. On y voudrait joindie soit une sorte de livret scolaire, de curriculum vil;e, indicpiaiil les notes, les places, les récompenses qui! a obtenues pendant les dernières années avec un certain nombre de compositions à l'appui, soit une pièce constatant qu'il possède le certificat de grannnaire et qu'il a fait un nom!)re d'années d'études correspondant au nombre normal des classes à parcourir, soit la mention du résultat des deux examens de passage les plus caractéristiques, soit simplement l'indication qu'il a été porté par l'assemblée des professeurs du lycée ou du collège au tableau des candidats jugés en état de réussir'.
1. Enquête, faculté des sciences de Bordeaux, p. 92; — de droit de Caen, p. 129; — des lettres de (Hermont, p. 180 ; — des lettres de Dijon, p. 213 ; — de droit de Douai, p. ^06 ; — des lettres de Douai, p. 28t;
— de droit de Grenoble, p. 5oâ ; — mixte de médecine et de pharmacie de Lyoti, p. ItO ; — des lettres de Montpellier, p 478; —de droit de Nancy, p. TiiS : — de médecine de Nancy, p. 528; — des lettres de Nancy, p. 531; ^ de théologie protestante de Paris, p. 583; — de droit de Paris, p. 610; — des sciences de Paris, p. 6"i6 ; — des lettres de Paris; p. Cyii. = École supf^rieure de mcilecine et de pharmacie de Ucims, p. Oi'J. = Faculté des sciences de liennes. p. SliJ ; — de théologie de Montauban, p. 858. = École de droit d'Alger, p. 889; — des lettres d'Alger, p. 892. = Lycée d'Avignon, p. 19; — Uastia, p. 23 ; — Nice, p. 27;
— liesançon, p. â5 ; — I,oiis-lo-Sannier, p. 57; — Bayoïmc, p. 103 (point pour les élèves des ctabliNSomcnls lilircsj; — Bordeaux, p. 105; — Montde-Marsan, p. 107; — Perpignan, p. 1 10 (avec extension aux établissements libres); — Alcuçon, p. MO; — l^ami, p. 112; — Évreux, p. 150; — le Mans, p. 153; — Iliuien,p. I.S8 ; — Moutiuçon, p. 186; — Moulins, p. 187;
— Aubussoii, p. 189;— l'hauniout, p. 220; — Novers. p. 22."»; — Sens, p. 220; — Amiens, p. 288; — Charieville, p. 290;— Douai, p. 291 ; — Lille, p. 293; — Saiut-Oiuer, p. 291; — Grenoble, p. 375 ; — Lyon, p. 425; — Carcassounc p. 487; — Nimes, p. 503 (seulement pour les lyc'écs); — B.ir-le-Duc, p. 539; — .Nancy, p. 511; — Conilorcet, p. 662;
— Henri IV, p. 672; — Janson de Sailly, j). 681;— Vanves, p. 713; — Versailles, p. 718; — Reims, p. 717; — VendOnie, p. 747; — Angou-
Cot avis u'est pas celui de tout le monde. A quoi servirait ce dossier? Les bons candidats n'en ont pas be-
ir-me, p. '89; — Limoges, p. 795-T97; — la Roche-sur- Yon. p. 804; — Ansrers, p. S-irt; — Brest, p. 827; — Laval, p. 8-28; — Lorient, p. 850;
— [Saules p. 835; — Saiul-Brieuc, p. 858; — Albi, p. 869; — Auch, p. 872: — Tarbes, p. 877; — Toulouse, p. 878; — Alger, p. 89(3;
— Cuiistantine, p. 898. = Collùge d'Arles, p. 33; — Carpenlras, p. 36 ; — Arbois, p. 58 ; — Gray, p. 63 ; — Luxeuil, p. 65 ; — Pontarlier, p. 67; — Salins, p. 68; — Libourne, p. 121; — Marinande, p. 122;
— Avranches, p. 161; — Dieppe, p. 165; — Eu, p. lOfî; — Falaise, p. 167: — Fiers, p. lt]8; Hondeur, p. 169; Lisieux, p. 171; — lîrioude, p. 194; — Drives, p. 195 ; — Thiers, p. 197; — Anxcrio, p. '■^'i'); — lîeauiic, p. 230; — Arias, p. 303; — Avcsnes, p. 50i; — Boulogne-siir-Mer, p. 305;
— Calais, p. 507; — Château-Thierry, p. 314; — Duiikerque. p. 516; — Ilesdin, p. 320; — la Fère, p. 324; — Landrecies, p. 326; — Sainl-Amaud, p. 351 ; — Sedan, p. 536; — Gap, p. 50S; — Valence, p. 380; • — Clialoiisur-Saone, p.-i33; — ISantua, p. 439 ;— Roanne, p. 410 (sous pli cacheté);
— Bczieis, p. 506; — Vienne, p. 582; — Sainl-Étienne, p. 432; — Aulun, p. 434; — Celle, p. 5U8; — Mende, p. 509; — Perpignan, p. 510; — Commercy, p 543; — Épinal, p. 547; — Longwy, p. 548; — Lunéville, p. 551 ;
— Neufcli.iteau, p. 556; — Reiniremont, p. 560; — Saint-Dié, p. o65; — Sainl-Mihiel. p. 561; — Toul.p. 563; — Verdun, p. 567; — Ruiiin, p 723 (point pour les élèves de renseignement libre) ; — Chàlons-sur-.Marne, p. 751); — Chàteaudun, p. 751 (dossier formé en comité secret pour les lycées et collèges de plein exercice); — Compiègne, p. 756; — Provins, p. 769: — Meaux, p. 777; — la Rochefoucauld, p. 811; — Saint-Jeand'Angély, p. 814; — Saint-Nazaire, p. 847; — Saint-Servan, p. 818; — Sauiiuir, p. 843; — Castres, p. 883; — Hgeac, p. 884; — Paniiers, p. 8S6; — Revel, p. 8S6: — Saint-Girons, p. 887; — Bône, p. 900; — Oran, p. 901. = PiCCtcur de Besançon, p. 73; — Bordeaux, p. 121; — Chambcry, p. 174; — Clernionl, p. 201: — Dijon, p. 246; — Douai, p. 547; — Moutpeliier, p. 512:
— Rennes, p. 851; — Alger, p. 903.
.N'admettent pas la production du dossier : faculté des lettres d'Ai.v, p. 13. = École iiréparaloire de médecine et de pharmacie de CIciinont, p. 182. = Faculté de droit île Dijon, p. 210; — • des sciences de Lille, p. 280 : « L'égalité la plus absolue, la condition sine qiia non de l'impartialité à l'égard de tous les candidats, quelle qu'en soit l'origine, c'est qu'ils soient tous inconnus du jury, quels que soient leurs antécédents»;
— des sciences de Grenoble, p. 570; — des lettres de Lyon, p. 417; — •Je droit de Montpellier, p. 452; — des sciences de Poitiers, p. 784. = Lycée de Toulon, p 51; — Pau, p. 109; — Caen, p. 146; — Clcrmont, p. 181; — Dijon, p. 221; — Troyes. p. 228; — Sainl-Ouentin, p. 298; — Màcon, p. 430; — Montpellier, p. 491; — la Rochelle, p. 802; — Rennes, p. 838; — Toulouse, p 882. = Collège de Dragnignan, p. 55; — Dole, p. 61 ; — Lure, <3; — Cherl)Ourg, p. 162; — Cassel, p. 311 ; — le Cûlcau, p. 312; — Condé, p. 315; — Louhans, p. 459; — Béziers, p. 507; — Beauvais, p. 748; — Clermont, p. 755; — Dreux, p. 761; — Épernay, p. 763; — Fontainchkan, p. 761; — Vilry-le-François, p. 771; Saijites, p. 812; — Morlaix, p. 842; — Quimper, p. 846; — Philippcville, p. 901 = Recleur de Grenoble, p. 388.
soin et il ne peut sauver les mauvais. Pour les jugrs ce témoignage ne serait le plus souvent qu'un embarras, à moins qu'on né veuille leur forcer la main! Sans compter qu'autoriser les recommandations, quelli' qu'en soit la forme, c'est du même coup provoquer on autoriser tout au moins les déclarations contraires: prenons garde aux apparences de proscription : les familles, en cas d'insuccès, ne seront que trop portées à s'en prendre au dossier. — iN'est-il pas juste, au sivrplus, que chacun se présente aux épreuves avec toutes ses chances, et qu'un élève bien doué puisse, au moment du péril, se racheter de sa paresse pai' son intelligence. L'aléa a sa part dans tous les actes de la vie : il n'est pas mauvais que les jeunes gens en fessent de bonne heure l'utile expérience.
Ces raisons n'ont pas prévalu, malgré la vivacité avec laquelle elles étaient soutenues. Le dossier a paru être pour les élèves méritants — et ce sont ceux-là qui importent — un motif de sécurité légitime, pour les maîtres un moyen d'autorité, pour l'examen une condition de moralité. La règle en est déjà appliquée aux demandes de bourse; et, à Paris, l'usage n'existe-t-il pas pour les candidats d'annexer à leurs copies de composition les billets d'admission au Concours général? Quelquesuns souhaiteraient même que le livret scolaire fût doté d'un coefficient, et que la production de la pièce eût un caractère obligatoire. D'autres iraient jusqu'à accorder l'admissibilité aux épreuves orales à ceux dont le livret serait irréprochable'. 11 suffit à la grande majorité que
t. EiKjiiête, faculté des lettres de Montpellier, p. i'H; — de lliéolot;ie I>roteslaiite de l'aris, p. 583: « Les notes obtenues par le candidat peV dant les six derniers mois pour les travaux du même genre faits en classe lui seront comptées à titre égal avec celles des épreuves écrites de l'exaincii. » — . L'admissibilité aux épreuves orales pourrait être conférée ■
LE DACai.ALP.ÈAT. 121
lo docuniont soit fourni comme renseignement et à titre facultatif : faculté qui serait étendue aux écoles libres.
La procédure des épreuves. — Aujourd'hui la règle, on le sait, est que les épreuves écrites soient subies au siège des facultés, où les candidats sont convoqués successivement par séries, et ([ue les sujets de composition choisis par la faculté varient avec les séries; on sait aussi que la deuxième session annuelle a lieu dans la première quinzaine de novembre et se prolonge parfois au delà du mois; on sait enfin que le nombre considérable des candidats oblige généralement à restreindre la durée de l'examen oral. — On demande qu'il soit prescrit de procéder partout suivant les prescriptions de rarrété du 6 juin 1882 : à savoir que, comme dans les académies de Toulouse, Poitiers, Clermont, Rennes etCaen, tous les candidats réunis au chef-lieu du département du ressort auquel ils appartiennent subissent les épreuves écrites en même temps sur des sujets communs, et que les épreuves orales ne commencent qu'après que toutes les corrections sont terminées; c'est même un vœu assez commun que, d'un bout à l'autre de la France, les candidats soient appelés à traiter, le même jour, à la même heure, la même composition, dont le Ministère de l'Instruction puljlique donnerait le texte après avis du comité consultatif de renseignement supérieur*. —
tout cléve appartenant à la première moitié de la classe. » (Lycée de Caen, p. UJ, 143. j — Même propobition sans déterminalion de proportion au lycée de .Nimes, p. 5<J3.
1. On y ajoute toutes sortes de précautions: Enquête, lycée d'Avignon, p. 20 : « Le papier sera fourai par l'État; il sera de couleur variée suivant les compositions et les sessions » ; — Bastia, p. S."! ; — Toulo:), p. 31; — Belfort, p. 52; — Vesoul, p. 57; — Agen, p. 101 :" Le nom des candidats sera caché •; — Bayonne, p. i04; — Pau. p. 107; — Rouen, p.l58; — Argentan, p. 159;— Guéret, p. 184; — Moulins, p. 18G; — Aubusson, p 189; — Cliailcville, p. 289; — Valenciennes, p. 301; —Char-
On demande, d'autre pari, surtout en ce qui touche les examens de la première série, que la deuxième session puisse être close le 15 octobre au plus lard, de façon que l'année scolaire ne soit pas engagée tant pour ceux (jui sont condamnés à redoubler la rbélorique que pour ceux que leur succès autorise à passer en pliilosophie'. — On demande en troisième lieu qu'aux épreuves orales les explications soient suffisamment prolongées (un quart d'heure par texte est indiqué comme mesure) pour donner le temps aux candidats de ^e remettre, et que les interrogations proprement dites conq^rennent toujours plus d'une question, deux ou trois au moins, nul ne pouvant être sur d'avoir au premier appel une l'épouse toute prête-.
lemngne, p. 6b8; — Jaiison (io Sailly. p. 074 (ressort académique}; — Versailles, p. 718 (iossoi't acadéiniquej; — Oiiùans, p. 736; — Reims, p. 7i6;
— l'dntivy, p. 8GC; — Rennes, p. 8!i7 (ressort académique); — llodcz, p. 873; — T;nl)es, p. 877. ^ Col! «■go de Dole, p. 61; — Gray, p. 62;
— Saint-Claude, p. 68; — Blaye, p. il3: « De façon à établirun véritable concours entre tous les élèvirs et tous les professeurs»; — Dieppe, p. 165; — Honneur, p. ;70; — Aurilhic, p. 190; — Thiers, p. 198; — Langres, p. 231 ; — Avesnes, p. ÔOl; — Dunlieique, p. 3U; — la Fèrc, p. 528; — Maubeuge, p. 52S; — le Quesnoy, p. 330; — Sedan, p. 53o; • Valence, p. 381 ; — S.iint-Étiennc, j). i32; — Aiitun, p. ij'.l (ressort académique); — Perpignan, p. 510; — É|>iual, p. 340; — Mirecourt, p. 553;
— llerniieniont, p. 538; — Saint-Mihiel, p. 361; — Toul, p. 56) ; — Verdun, |). 568; — Poitiers, p. 723 (ressoil académique); — Beauvais, p. 748 (ressort académique) ; — Blois, p. 749; — Charti'cs, p. 751; — Coulommiers, ]». 760; — Dreux, p. 770; — Fontaincldeau, p. 761 ; — Melun, p. 763 (ressort académique); — Montargis. p. 766: — Figeac, p. 884 (ressort académique); — Saint-Girons, p. 887. = Recteur de Besançon, p. 73; — Dijon, p. 253; — Douai, p. 348; — Rennes, p. 833.
1. Enquête, lycée du Havre, |). 153; — Rouen, p. 157; — Moulins, p. 187 ; — Saint-Quentin, p. 21)8;— Rennes, p. 839. = Collègede Langres, p. 231 ; — Avcsnes, p. 301.
2. Etiquete, lycée de Saint-Omcr, p. 295; — Charlemagne, p. 636; — Pontivy, p. 836; — Rodez, p. 876. = Collège d'Argentan, p. 139 : « Les candidats admissibles à l'examen oral tireront an sort les questions sur lesquelles ils devront être interrogés. Chaque candidat tirera tontes ses que^^tions en même temps; il aura une demi-lienrc pour s'y préparer par la rédexion sous la survediance des examinateurs »; — Laon, p. 327; — Morlaix, p. 811 = La faculté des lettres de Paris demande que les compositions pliilosophiqucs comprennent toujours au moins deux questions, p. 640.
LE BACCALAUREAT. l'23
La dernière proposition a trouvé uno adhésion com- |ilt'te partout où elle a été faite. — La seconde ne peut avoir contre elle que les habitudes des facultés; elle Il instituerait pour les études secondaires une amélioration sérieuse. — Quant à la première, elle a donné lieu à certaines réserves : l'identité des sujets de composition pour toute la France est une garantie d'équité plus apparente qu<; réelle; il faudrait pouvoir établir en même temps l'identilé d'appréciation, pour arriver véritablement à une commune mesure, et cette sorte d'uniformité de jugement qui peut être applicable jusqu'à un certain degré dans l'enseignement primaire, en raison du caractère élémentaire de l'examen, conviendrait-elle de même aux études secondaires? Pourrait-on l'imposer auï facultés? Ne su flît-il pas d'assurer l'égalité des sujets, autant que faire se peut, dans chaque ressort académique? Et n'arriverait-on pas à ce résultat en choisissant à l'avance un certain nombre de textes de difficulté équivalente? Au reste, les avantages de l'unité des épreuves pour les candidats d'une même régiou sont fort contestables. Le mode d'examen recommandé par l'arrêté du G juin 1882 pioduit une économie de quelques jours de session, et c'est bien quelque chose pour tout le monde. Mais l'intérêt du candidat est que l'épreuve orale suive de prés l'épreuve écrite, et que de l'une à l'autre il n'y ait pas un intervalle de fiévreuse attente. Ce qui est surtout désirable, c'est que chaque élève soit interrogé par les examinateurs qui ont corrigé ses copies. Les deux jugements s'éclairant l'un par l'autre, le jugement final ne peut qu'être à la fois plus bienveillant et plus exact'.
L'appréciation des épreuves. — C'est le môme esprit
1. Enquête, lycée de Vanves, p. 713. = Colltge de Barbezieux, p. 806; — Morlaix, p. 841.
qu'on applique à la révision des règles traditionnelles d'appréciation. On propose : quelques-uns, de ramener à un examen unique les deux séries d'épreuves, tels candidats pouvant avoir manqué leurs compositions, qui se relèveront à l'interrogation orale, et les deu.x séries d'épreuves n'étant pas de trop pour motiver une condamnation*; ceux-ci, de substituer au tarif de 0 à 5 le tarif de 0 à 20 qui comporte plus de nuances d'évaluation et conséquenunent plus de chances de justice relative^; ceux-là, d'attribuer un coefficient aux différentes matières en prenant pour base du rapport le nombre des heures accordées à l'enseignement de chacune d'elles dans la répartition hebdomadaire du temps"'; d'autres enfin, de maintenir le bénéfice de l'admissibilité à ceux qui l'ont une fois acquise, soit à terme indéfini, soit pendant une ou deux années, soit seulement d'une session à une autre. On demande encore qu'il soit tenu compte à ceux qui ont échoué à l'examen oral des parties pour lesquelles ils avaient obtenu unenote satisfaisante, — rien n'étant |)lus décourageant pour les jeunes gens qu'un échec après un succès, et la dignité du jugement pouvant elle-même avoir à souffrir de cette sorte d'instabilité dans des décisions rendues à trois mois de distance *.
i. Enquête, lycée de Besançon, p. ."ij; — Monlluçon, p. 186; — Cliarloinagne, p. 6'M : « L'exclusion ù l'examen écrit ne pourra être prononcée d'ailleurs qu'à l'unanimité du jury » ; — Mort, p. 7'J8; — Rodez, p. 876. = Collège de BcaNmc-lcs-Dames, p. 60; — Saint-Claude, p. 68; — Langres, p. 253; — Uarbezioux, p. 805. = Faculté de droit de .Nancy, p. b2l.
2. Enquête, lycée de Mnies, p. LOS; — Vanves, ]). 71-i. = Collège de Celle, I). 507.
3. Enquête, lycée de Nancy, p. 5-11 ; — Niort, p. 798 = Collège de Fontainebleau, p. 764; — Saint-Gaudens, p. 887.
i. Enquête, faculté de droit de Bordeaux, p. 92; — des lettres de Bordeaux, p. 98 ; — des sciences de Lille, |). 281 : « A la conililion que le candidat ait obtenu l'admissibilité sans note mal, et avec une note au moins supérieure à passable »; — de droit de Paiis, p. 610; — des lettres ibl'oitiers, p. 788; — de droit de Toulouse, p. 80i. — Lycée d'Agcn, p. 101, — Aleiiçon, p. lil : « A une certaine moyenne de notes »; — Houcn.
A-l-oii l)ion calculé la cliarge que ferait peser sur les jurys la uéoessilé de procéiler pour tous les caudidats à un examen complet? — Une échelle de points graduée comme pour un concours n'introduirait-elle pas un mécanisme bien compliqué dans des épreuves qui doivent rester simples? — Les vrais coeflicieiils n'existeut-ils pas dans l'esprit même des juges, qui n'ont pas besoin de tarif pour apprécier l'importance proportionnelle des divers éléments de l'examen; et d'une façon générale est-il bon de traduire en opération mathématique ce qui doit être avant tout le résultat d'une impression d'ensemble? Des doutes sont exprimés sur ces différents points. — Au contraiie, on considère communément comme acceptable que l'admissibilité, une fois obtenue, demeure acquise, non pour toujours, — ce qui pourrait ouvrir la porte aux abus do préparation, — non pas même pour une durée prolongée, — mais de la session normale à la session de réparation, de juillet à octobre, la raison étant en cela d'accord avec la justice.
Les programmes. — Sur les programmes, les divergences de vues sont sensibles. Généi'alement les lycées et les collèges ne répugnent pas à l'idée de voir ajouter de nouvelles matières à l'examen, tant écrit qu'oral, à l'examen écrit surtout : un thème latin, une version grecque, avec ou sans alternance avec la version latine, une composition spéciale de cosmographie, une composition d'histoire, un dessin, une épreuve de sciences
p. lo6; Cliambéry, p. 172; — MoiUliicon, p. 181; — Louis le-Graiid, p. 701 : « Pour deut épreuves nouvelles » ; — Sainl-Lotiis, p. 707; — Vauvc^, p. "Il : t Pour un ej.imen » ; — .Niort, p. 798; — lîodi;^, p. 87G = Colii'ge de Digne, p. 31; — Gr.'iNSO, p. 34; — lieaune, p. 230; — I)uiiker- (\\\c, p. 317 : « Pour la session suivnnlc »; — Saiiil-Girons, p. 887 ; « Pour la se>sion suivante »; — Villefranclio, p. S'fS. = Iteclour de Bordeaux, p. 12i : « Jusqu'à la dcuxii-nnc session suivante • ; — Dijon, p. 2oi3 : » A la condition que le candiilat n'ait pas la note mal pour l'une des compnsitions v; — Douai, p. 317 : a iVn'Iaiit le laps de deux années •. I.e Collège de Verdun, p. 2jG, se dOclare lorinellernent contraire.
126 ENSEIGNEMENT SUPÉRIELU.
au baccalauréat de rhétorique, une épreuve de composition française et même une épreuve de grec au baccalauréat es sciences. La considération principale de ceux qui demandent ces extensions est que toutes les matières de l'enseignement doivent être l'objet d'un examen, d'un examen possible au moins, — le sort décidant la matière qui serait choisie, — sous peine de voir sacrifié par l'élève ce qui est omis dans le programme. Leur intention, contrairement aux apparences, est de soulager le candidat, dont, à leur avis, les chances se multiplient avec le nombre des épreuves, en vertu du système des compensations'. — Les facultés tendent plutôt à res-
1. Enqiièle. lycée de Bnstia, p. 22 ; -- Besançon, p. 53; — Agen. p. 102 ;
— Alençon, p. lil (le dessin) ; — Coutances, p. Utî; — le Mans, p. 15i;
— Houen, p. 133 (les compositions occuperaient deux jours entiers) ; — le Piiy, p. 188; — Chaumont, p. 220; — Sens, p. 227 ; — Charleville, p. 289; — Saint-Oiner, p. 293 'questionnaire grammatical écrit); — Vaîenrionnes, p. ôOO (n-tablissement de la composition latine); — Bourg, p. 4,20; — Nancy, p. .341 ; — Charlemagne, p. 037 ; — Condorcet, p. 602 (renforcer la partie littéraire du baccalauréat es sciences); — Janson de Sailly, p. 674 et 686; — Vanves, p. 711 ; — Orléans, p. 753; — lieims, p. 746 ; — Poitiers, p. 798 ; — Mort. p. 798; — la Rochelle, p. 803 (interrogations sur les sciences à la première partie du baccalauréat es lettres) ; — Tours, p. 803 ; — Angers, p. 82o ; — Brest, p. 820 (adjonction d'une épreuve scientifique au baccalauréat es lettres et d'une composition française au baccalauréat es sciences); — Lorienl, p 850 'exercice grec au baccalauréat es lettres, composition française au baccalauréat es sciences) ; — Nantes, p. 832 ; — Albi, p. 870 (examen scientifique au baccalauréat es lettres); — Tarbes, p. 87G (version latine et veision grecque aux épreuves écrites du baccalauréat es lettres). = Collège d'Arbois, p. 58 ; — Libourne, p. 120 ; — Vire, p. 171 ; — Langres, p. 233 ; ~ Armentiéres, p. 302 (dessin facultatif) ; — Ilazebrouck, p. 317 ; — Laiidrecies, p. 32G; — le Quesnoy, p. 530; — Saint-Pol, p. 332; — Lbuhans, p. 459 (dessin) ; — Celte, p. 507 (l'examen oral du baccalauréat es lettres comportera l'explication à livre ouvert d'un auteur grec facile) ; — Commercy, p. 342 ; — Pont-à-Mousson, p. 538 (fortifier les épreuves littéraires du baccalauréat es sciencesi ; — llemiremont, p. 53'j (fortifier les épreuves littéraires du baccalauréat es sciences) ; — Saint-Dié, p. 305 (fortifier es épreuves littéraires du baccalauréat es sciences); — Toul, p. 5C3 (des notions de grec seraient exigées à l'examen oral pour le baccalauréat es sciences) ; — Beauvais, p 748 ; — Coinpiègne, p. 753 (composition française aux épreuves écrites du baccalauréat 6s sciences) ; — F'onlainelileau, p. 7fi3; — Provms, p. 709 (adjonction d'une épreuve littéraire au baccalauréat es sciences) ; — Meaux (adjonction d'une épreuve écrite en grec au baccalauréat es lettres; — Lesneven, p. 841 (discours
treindre le programme, mais en enlevant au candidat le droit de diriger lui-même son examen, c'est-à-dire de choisir les auteurs sur lesquels il doit être interrogé. La mnUi|»licitL' des épreuves ne leur parait servir que les préparations superlicielles. Elles tiennent moins à la représentation exacte et à la preuve faite, sur pièce déterminée, de toutes les connaissances acquises qu'au développement d'intelligence et à la culture générale du candidat ; elles se préoccupent aussi de leur liberté d'appréciation que le système du programme restreint sauvegarde plus sûrement*. — On s'entend d'ailleurs
latin facullalif); — Quimper, p. 847; — Figeac, p. 884 (épreuve liUéraire au baccalauréat es sciences) ; — Foix, p. 884 (un thème latin au baccalauréat es leUres, des épreuves littéraires au baccalauréat es sciences] ; — Moissac, p. 88t) (interrogation scientifique aux examens du baccalauréat es lettres, !'• partie] ; —Saint-Gaudens. p. 8S7 ithème latin et interrogaUons scientifiques au baccalauréat es lettres, 1" partie) ; — Saint-Girons, p. 887 (épreuve de dessin) ; — Bone, p. 890. = Recteur de Chambéry, p. 177; — Dijon, p. 2oG ; — Douai, p. 546; — Hennés, p. 853; — Alger, p. 903.
1. Enquête, faculté des lettres de Caen, p. lôfi ; — des sciences de Clerraont, p. 178; — des lettres de Dijon, p. 214 (réunion de l'examen en une seule série d'épreuves : version latine et dissertation française, composition unique à récrit ; suppression de l'explication latine à l'oral) ; — de droit de Douai, p. tiS, —de droit de Grenoble (rapport de M. Fournierf, p. 561: — des lettres de Grenoble, p. 372; —des lettres de Lyon, p. 41t> ; — de droit de .Nancy, p. r>il ; — des lettres de Nancy, p. o5j ; — de droit de Paris, p. tX)'8 ; — des lettres de Paris, p. 645 : . Réduire les épreuves écrites à la version latine et à la dissertation philosophique ; dans les épreuves orales, rattacher l'interrotiation d'histoire littéraire à l'explication des auteurs ; faire porter l'iulerrogalion d'histoire et de géographie avant tout sur le programme des deux dernières années, et, quant au reste, ne demander absolument aux candidats que ce que personne n'a le droit d'ignorer. Pour les exi>lications de textes, rendre à l'examinateur toute liberté de choisir un auteur quelconque du programme des classes de rhétorique et de philosophie ; fondre l'explication des autres auteurs philosophiques françaisavec l'interrogation sur l'histoire de la philosophie, et l'explication des auteurs philosophiques grecs et latins avec l'explication des autres auteurs anciens » ; — de droit de Poitiers, p. 781 ; — des sciences de Poitiers, p. 785; — des lettres de Poitiers, p. 787 ;— de droit de Toulouse, p. 783. = Ecole de droit d'Alger, p. 881». = Lycée de Mont-de-Marsan, p. 107; — Valenciennes. p. 500; Wonlpellier, p. 495; — Nancy, p. 553 ; — Charlemagne, p. 656: « La composition dans les sciences portera toujours sur une question de fours • elle ne sera jamais un problème • ; — Janson de Sailly, p. 674 :
128 ENSEIGNEMEM SUPERIEUR.
pour souhailor que renseignement el l'examen reposent exactement sur les mêmes bases, et que de l'un ti l'autre il n'y ait pas, comme il arrive, discordance ou déviation*.
Le jnnj. — Pour la composition du jury, l'idée d'adjoindre des professeurs de l'enseignement secondaire à ceux de l'enseignement supérieur n'est pas écartée, nous savons dans quelles conditions. De la part des fticuités, c'est une concession : il pourra être fait appel aux professeurs des lycées, parfois, à titre d'aides temporaires, et sans que jamais ils priment par le nombre les membres des facultés : voilà comme on formule la nouveauté. — Le personnel de l'enseignement secondaire, qui l'accepte, met dans son acceptation la même réserve-. Certains collèges
t Supprimer le choix de ranicurpour les élèves » ; — Versailles, p. 719 : « Alléger la partie scientifique du iiaccalauréat es lettres » ; — Alger, p. 896. = Collège de Blaye, p. Uô; — Arras, p. 200; — Maubeuge, p. 328 ; — Loudun, ]). 809. = Recteur de Bordeaux, p. 124; — Chaiiiliéry, p. 177; — Douai, p. 34G ; — Grenoble, p. 586 ; — Lyon, p. Hli ; — Alger, p. 903.
1. Enquête, faculté de médecine de Nancy, p. 527. — Lycée de Rouen, p. 137 ; — Condorcet, p. 6)2. = Recteur de Grenoble, p. ôSa.
2. EiKjiiple, lycée d'Avignon, p. 17 ; — Toulon, p. 50; — Lons-le-Saunier, p. 56 ; — Vesoul, p. îJS ; — Bordeaux, p. 105 ; — Mont-de-Marsan ;
— Pau, p. 107; — Périgueux, p. 109; — Alen(,'on, p. 141; — Caen, p. 142;
— Coutances, p. 141 ; — Rouen, p. 1,58 ; — Argentan, p. 159; — Chambcry, p. 172; — Moulins, p. 186; — Aubusson, p. 189; — Chaumont, p. 219; — Troyes, p. 227 ; — Amiens, p. 28S ; — C.harleville, p. 290; — Douai, p. 291 ; — Lille, p. 292 ; — Saint-Oiner, p. 2Jl ; — Saint-Quentin, p. 298; — Valencienncs; — Grenoble, p. 375; — Lyon, p. 424 ; — Màcon, p. 430; — Carcassonne, p. 481 ; — ^imes, p. 504 ; — Rar-le-Duc, p. 538;
— Nancy, p. 510; — Cliarlemagne, p. 654; — Condorcet, p. 662; — Henri IV, p. 671; — Janson de Sailly; — Louis-le-Grand, p. 700; — Saint-Louis, p. 705 (deux tiers); — Vanves, p. 710-711 ;— Versailles, p. 717; — Bourges, p. 727 ; — Orléans, p. 756 ; — Vendôme, p. 747 ; — Angoulème, p. 789 ; — Chàteauroux, p. 791 ; — Limoges, p. 794 ; — Poitiers, p. 790; — la Roche-sur- Yon, p. 805 ; — Angers, p. 824 ; — Laval, p. 82S;— Nantes, p. 852;— Saint-Brieuc, p. 858; — Auch, p. 872; — <:ahors, p. 873 ; — Montauban, p. 874 ; — Rodez, p. 875 ; — Alger, p. 897 ;
— Constantiiie, p. 898. = Collège de Carpenlras, p. 85 ; — Arbois, p. 50 ;
— l.uxeuil, p. 61 ; — Poligny, j. 67 ; — Salins, p 68 ; — iJlaye, p. 117 ;
LE BACCALAIRÈAT. 120
si^ tnilloraient volontiers une largo place. Quelques-uns Miaient d'avis, par exemple, que tous les collèges lussent représentés dans les jurys afin de pouvoir surwiller les opérations*. Dans la pensée de plusieurs ;i: lires, l'enseignement secondaire devrait avoir la prépiiiidérance au sein des bureaux d'examen ; c'est à lui qu'il serait raisonnable et juste de laisser le choix des Miji'ts d'épreuves; au moins serait-il nécessaire que les Icxles fussent discutés par le jury tout entier avant (1 l'Ire proposés aux candidats-. Mais les professeurs (11' lycées se montrent plutôt embarrassés de l'honneur qui leur est fait ou que, pour se conformer à l'opinion courante, ils se résolvent à accepter. La question n'est point d'ailleurs de suivre leurs élèves à l'examen, nous l'avons vu. Il ne s'agit que d'apporter aux jurys le tribut absolument désintéressé de leur expérience. — Ainsi s'explique la formation d'une sorte de tiei's parti qui ne veut pour juge ni de l'enseignement
Libourne, p. 118-120; — Sarlat, p. 122; — Avranches, p. 183; — Fiers, p. 16.S; — Ilonfleur, p. lOJ ; — Annecy, p. 175; — Uonneville, p. 173; — Briûude, p. l'Jl ; — Aurillac, p. 191 ; — Mauriac, p. 190 ; — Tulle, p. 199;
— Langres, p. 232; — Arras, p. 503; — Avesnes, p. 504 ; — Calais, p. 507 ; — Cambrai, p. 310 ; — Château-Thierry, p. 514 ; — Hazebrouck, p. 318 ; — Ilesdin, p. 520; — la Fére, p. 523 ; — Laon, p. 527 ; — Maubeuge, p. 528; — le Quesnoy, p. 330; — Saint-Pol, p. 332; — Sedan, p. 53t] ; — Gap, p. 580 ; — Valence, p. 581 ; — Vienne, p. 582 ; — Saint- Élienne, p. 451 ; — Autun, p. 451; — Roanne, p. 410 ; — Bûziers, p. S06- 508 ; — Monde, p. o03 ; — Commercy, p. o42 ; — Épinal, p. 347 ; — Mirecourt, p. oo5; — .Xeufchàtcau, p. 550; — Itemireinont, p. 539; — Saint-Dié, p. 302; — Verdun, p. 567; — Beauvais, p. 748; — Blois, p. 749; — Ch^ilons-sur-Marne, p. 730; — Ch;Ueaudun, p. 731; — Coulommiers, p. 760 ; — Dreux, p. 761 ; — Melun, p. 700 ; — Montargis, j). 706 : — ^ogenl-le-l!olrou, p. 775; — Meaux, p. 773-776; — Barbezieux, p. 806;
— Chinon, p. 807 ; — Loudun, p. 809 ; — Rochefort-sur-Mcr, p. 810 ; — Saintes, p. 815; — Saint-Nazaire, p. 817; — Castelsarrasin, p. 882; — Castres, p. 883; — Condom, p. 881; — Revel, p. 886; — Villefranche, p. 888. = Cf. recteur de Charnbéry, p. 174. = Faculté des lettres de Poitiers, p. 73S.