Voir l'arrêté du 25 mars ISiS relatit à la cosmographie
E. Borsot, cette page où Rabelais raconte comment un procès grandit: c'est d'abord un sac informe; puis, par les soins des gens de justice, il pousse une tète, une (jueue, des oreilles, des dents, des pattes et des griffes jusqu'à ce qu'il devienne un animal parfait: telle est riiisloire du baccalauréat'. »
En 1850, à l'examen oral jugé insuffisant, non sans raison d'ailleurs, pour justifier les privilèges attachés au diplôme, fut jointe une épreuve écrite : tout candidat au baccalauréat es lettres était tenu « d'écrire instantanément un morceau en français, soit de sa composition, soit en traduisant un passage d'un auteur classique- ».
En 1840 Victor Cousin substitua à la composition française « une version latine de la môme force et de la même étendue que celles qui se donnent en rhétorique'' » : réforme excellente, aucune épreuve ne pouvant mieux permettre de constater le savoir acquis, l'intelligence et même le talent. Mais, pour accomplir cette amélioration, le Ministre avait eu à résister aux entraînements de l'opinion, qui ne réclamait pas moins de trois, quatre et cinq épreuves écrites*; et, afin de ne pas trop heurter le mouvement des esprits, il dut augmenter l'importance de cette composition unique et lui donner un caractère éliminatoire. Les épreuves orales comprenaient elles-mêmes deux parties distinctes : l'explication des textes et les interrogations. Dans l'explication des textes, une place était donnée pour la première
1. Questions d'nnseigncincnl, Leltret sur l'cnseiijnonenl, douzième lettre.