‹ Education et instruction (volume 4)Chapitre 56 sur 87 · L'ii du 15 mars IS'iO, art · texte numérisé non relu

L'ii du 15 mars IS'iO, art

5. Décret du 10 août 18j2, art. 8. Rè(jlement du 5 septembre 13j3, art. 8.

(i. Al rite du ô août 1837.

LE BACCALAURÉAT. il'-

La mxdl\p]ication des baccalauréats. — Ce n'étaient pas seulement les matières de l'exanîen qui se multipliaient, c'étaient les examens eux-mêmes. L'histoire des variations du baccalauréat es sciences est particulièrement intéressante à suivre sur ce point. A l'origine, nul ne pouvait prétendre au diplôme des sciences qui ne fût muni du diplôme des lettres*, et le baccalauréat os sciences était exigé pour l'inscription à la Faculté de Médecine-. Mais on avait presque aussitôt reconnu qu'il y avait intérêt à distinguer dans l'examen des sciences ce qui convenait à la préparation aux études médicales. En 1821, à côté du baccalauréat des sciences mathématiques proprement dites, un baccalauréat des sciences physiques et naturelles avait été institué^. Plus tard, sur cette seconde branche du baccalauréat on avait greffé un baccalauréat spécialement appropriJ; aux candidats à l'agrégation de philosophie*. Après des vicissitudes diverses^, c'est à celte division judicieuse au fond, bien qu'un peu compliquée, qu'avait abouti, en 1848, la constitution du baccalauréat es

1. Statut du 17 mars 1808, art. 22; —Statut du iQ février i^W.

2. Ordonnance du 5 juillet 18-0, art. A: — Arrêté du 9 septembre lSi3, art. 1 à 6.

ô. Rér/lemrnt du 23 septembre 1821, art. 1": « Les aspirants au baccalauréat es sciences seront admis à des examens différents, selon qu'ils se proposeront d'enseigner les sciences mathématiques ou de se livrer aux scienc<^s naturelles et à la médecine. Il on sera fait mention sur leurs certificats de capacité et sur leurs diplômes. » — Cf. Héglement du S juin 1818, art. 2: « Le baccalauréat, dit baccalauréat es sciences physiques, est exigible pour les élèves en médecine ■>.

i. * Los candidats à ragrépalion de philoso|(hie qui se présenteront au baccalauréat es sciences j)hysiques seront dispensés de répondre à la partie du programme de cet examen relative à la chimie et à l'histoire naturelle. » (Arrêté du 23 février 1S57.)

3. L'ordonnance du 18 janvier 1831 avait rapporté l'article i de l'ordonnance du 5 juillet 1820, qui obligeait les étudiants en médecine ; à prendre préalablement le baccalauréat es sciences. L'ordonnance du 9 août 1850 l'avait fait revivre. — Plus tard, le décret du 10 août 1832 (art. 12) avait de nouveau supjirimc celte obligation, et de nouveau le décret du iô août 18j8 art. 2) l'avait rétablie.

17i ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR.

sciences'. Sous l'empire des préoccupations systématiques du plan d'études de 1852 et dos règlements do 1854, on avait ramené ces épreuves distinctes à l'unité', mais pour les diviser ù nouveau le lendemain et augmenter le nombre des variétés. Bref, en 1859 il n'existait pas moins de cinq baccalauréats es sciences : le baccalauréat complet'', le baccalauréat scindé qu'on pouvait subir en deux parties à une année d'intervalle*, le baccalauréat restreint ou baccalauréat des aspirants au doctorat en médecine^, le baccalauréat complémentaire, celui par lequel on complétait à son beure les épreuves du baccalauréat restreiut^ enfin le baccalauréat à l'usage de ceux qui, étant déjà bacboliers es lettres, n'avaient plus à justifier de leur aptitude littéraire'. Guidés par le Manuel, les candidats, paraît-il, s'y reconnaissaient encore; les examinateurs ne s'y retrouvaient plus.

La procédure des épreuves orales : le tirofje an sort; les salles d'examen; le jury. — On n'est pas moins surpris lorsqu'on se représente la procédure des épreuves orales.

Cbercbant des garanties, puisque telle était la visée de l'ordonnance de 1820, il seml)lail qu'on ne pût les trouver nulle part mieux (|ue dans la libre conscieruîc du juge. Mais on se déliait du juge. Pour le défendre contre lui-même et contre tout le monde, on n'avait imaginé rien de mieux que de l'encbaîner. Tous les

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