Voici les principales attributions du Conseil
Le Conseil général des Facultés comprend ; le recteur, président; les doyens des Facultés, le directeur de l'Ecole supérieure de pharmacie, le directeur de TÉcole de plein exercice ou préparatoire de médecine et de liharniacie du dépai tement où siège l'Académie; deux délégués de chaque Faculté élus pour trois ans par l'assemblée de la Faculté parmi les professeurs titulaires; un délégué de l'École supérieure de pharmacie ou un délégué de l'École de plein exercice ou préparatoire de médecine et de I>harmacie, élus dans les mêmes conditions. — Le Conseil se réunit sur la convocation du président. Le président est tenu de le convoquer sur la demande écrite du tiers des membres. La demande doit énoncer l'objet de la réunion. Le Conseil élit chaque année un vice-président parmi ses membres; il nomme un secrétaire; il fait son règlement intérieur. — Tout membre du Conseil a le droit d'émettre des vœux sur les questions relatives à l'enseignement supérieur. Les vœux sont remis en séance, par écrit, au président; il en est donné lecture, et, dans la séance suivante, le Conseil décide s'il y a lieu de délibérer. — En matière d'enseij;nenicnl, le Conseil général a pour fonction de veiller au maintien des règlements d'études et d'établir, entre le» cours et exercices des différentes facultés et écoles, la coordination nécessaire au bien des éludes et aux intérêts des étudiants. — A cet effet, il vise les programmes des cours et conféri'nces de chaque établissement et s'assure qu'ils contiennent IcsTnatières exigées pour les examens; il arrête et publie, avant le 1" août, le tableau général des cours des divers établissements pour l'année suivante. — Le Conseil général propose au minisire les règlements de la bibliothèque universitaire et, s'il y a lieu, des différentes sections de la bibliothèque.
collègue; ses paroles seront conservées dans les procèsverbaux de nos actes. M. Lichtonberger me permettra de le remercier ici d'avoir bien voulu me suppléer. Jamais la nécessité de me partager entre des obligations également impérieuses ne m'a été plus pénible : j'aurais aimé à rendre un dernier hommage à M. Bédard par devoir et par affection. Il y a cinq ans que M. Béclard avait été placé à la tête de la Faculté de Médecine par la confiance du ministre; il y a quelques mois, le suffrage de la Faculté et le votre avaient, à l'unanimité des voix, confirmé ce clioix. M. Béclard avait à ce suprême honneur tous les titres que peuvent donner la science, le talent et le caractère. Le savant a été loué, comme il convenait, par des savants. Mais nul n'ignore quelle idée, dès ses premiers travaux, il s'était faite de la science et de ses méthodes, — avec quelle sùrelé d'analyse il s'élevait du particulier au général, et des faits rigoureusement observés tirait d'indiscutables conclusions. A la précision du savoir il
Les bibliolhcî'caires sont nommés par le ministre. — Le Conseil général arrête les règlements des cours libres et autorise ces cours après avis de la Faculté ou école intéressée. — Lorsqu'une cliaire devient vacante, le Conseil est appelé à donner son avis, après la Faculté ou école intéressée, sur le maintien, la suppression ou la modification de cette chaire. — Le Conseil délibère sur les projets do budget présentés par chaque Faculté et école et sur les comptes administratifs des doyens et directeurs, i l'exception des budgets sur fonds de concours. Le Conseil propose chaque année au ministre, à la lin de l'année scolaire, la répartition entre les différentes Facultés et écoles des fonds mis à leur disposition par l'État pour les services communs. Les services communs comprennent : la bibliothèque universitaire, les collections, l'éclairage et le cliaiiffage, les frais matériels d'examens, l'entretien du mobilier appartenant à l'Ktat. Il répartit entre les budgets sur fonds de concours de chaque Faculté ou école les dons, legs et subventions affectés à des services communs. — Le Conseil exerce, en ce qui concerne les étudiants des Facultés el écoles d'enseignement supérieur de l'Etat, les attributions disciplinaires conférées aux Facultés jiar les décrets des 50 juillet 18S3 et 28 juillet 1SS5. Les dispositions du décret du 50 juillet 1883 relatives aux pénalités el à la procédure dans les affaires justiciables des Facultés devieiment ajiplicables au Conseil général. Toutefois le recteur est substitué au doyen ou directeur, quant à l'exercice de l'artiou disciplinaire et à l'information. Il saisit le Conseil; il peut déléguer un de ses membres pour procéder à Tmlormation. — Le Conseil général adresse chaque année au ministie un raiipoit sur la situation des établissements d'enseignement supérieur et les amolioialions qui peuvent y être introduites. — Le Conseil général prend place en télé du corps académique dans les cérémonies publiques. Le vice-président prend la droite du recteur. (Art. 1 à 15 du décret du 28 décembre 1885.)
joignait la clarté et l'élégance de l'exposition. Son traité de physiologie humaine fait autorité à l'étranger comme en France. Quand on écrira l'histoire du grand mouvement scientifique qui sera la gloire de la fin de notre siècle, M. Béciard aura sa place marquée dans la pléiade des contemporains de Claude Bernard, dont les concours de la Faculté l'ont plus d'une fois rapproché, à son honneur.
Ce que nous avons, plus complètement que d'autres peutêtre, connu et apprécié, c'est la distinction dont toute sa personne portait l'empreinte aimable; la tlnesse pénétrante (le sa haute raison ; la fermeté de ses convictions, quand il t royait un intérêt public en péril ; l'exquise courtoisie avec laquelle, dans le courant des affaires, il savait se désintéresser de ses opinions propres pour concilier celles des autres; tout cet ensemble de qualités simples, discrètes et fortes, qui rendait son commerce aussi attrayant que sûr. C'était un esprit éminemment ouvert et sincèrement libéral. 1! était bienveillant aux choses comme aux hommes. Par un rare privilège, il avait conservé cette fraîcheur, cette jeunesse d'esprit qui donne au bon sens, mûri par l'expérience, une grâce particulière et tant de saveur. Les idées nouvelles le trouvaient toujours prêt. Il ne s'y livrait pas sans contrôle; mais il aimait à les étudier, convaincu que la tradition n'est un véritable appui que lorsqu'elle s'accommode aux besoins qui se transforment ou se succèdent. 11 avait senti dès l'abord tout ce que l'institution du Conseil général des Facultés pouvait ajouter de dignité et de force à leur vie commune, sans porter atteinte à leur indépendance nécessaire. Le jour où sera accomplie cette œuvre de solidarisation élevée que vous poursuivez avec tant de dévouement, nos souvenirs se reporteront vers lui, comme vers l'un des meilleurs et des plus généreux ouvriers de la première heure.
TAIiF.EAU préiseiitnnt los résull.its dos oxninons du bnccnlaiirônl es loi!