‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 101 sur 549 · LE GEAI PARÉ DES PLUMES DU PAON · texte numérisé non relu

LE GEAI PARÉ DES PLUMES DU PAON

Un paon muait : un geai prit son plumage,

Puis après se l’accommoda ;

Puis parmi d'autres paons tout fier se panada , Croyant être un beau personnage.

5 Quelqu’un le reconnut : il se vit bafoué ,

Berné , sifflé , moqué , joué ;

Et par messieurs les paons plumé d’étrange sorte ;

Môme vers ses pareils s'étant réfugié ,

Il fut par eux mis à la porte.

10 11 est assez de geais à deux pieds comme lui,

Qui se parent souvent des dépouilles d’autrui ,

Et que l’on nomme plagiaires.

Je m’en lais , et ne veux leur causer nul ennui :

Ce ne sont pas là mes affaires.

La Fontaine.

I Muait. Changeait de plumes. Au tcuipj de la mur, les wtl» changent leur bois , les serpent* leur peau , les quadru|»èdes leur poil.

3 Se pnnada, ou »e pavana.

>0 Geais à deux pieds, comme qui dirait des hommes.

I* Plagiaires, ceux qui s'approprient ce qu'ils ont pille dans le» ouvrages des autres. An lieu d'appeler ccs boiumes des voleurs, on est convenu de dire qu'ils ont comtois un plagiat , que ce sont de* plagiaires.

U Je m'en tais, je me tais sur leur compte.

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