‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 105 sur 549 · LA GÉNISSE, LA CHÈVRE ET LA BREBIS EN SOCIÉTÉ AVEC LE LION · texte numérisé non relu

LA GÉNISSE, LA CHÈVRE ET LA BREBIS EN SOCIÉTÉ AVEC LE LION

Iæ génisse, la chèvre et leur sœur la brebis Avec un lier lion, seigneur du voisinage,

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Firent société, dit-on, au temps jadis,

Et mirent en commun le gain et le dommage.

5 Dans les lacs de la chèvre un cerf se trouva pris.

Vers ses associés aussitôt elle envoie.

Eux venus, le lion par ses ongles compta ;

Et dit : Nous sommes quatre à partager la proie.

Puis en autant de paris le cerf il dépeça :

40 Prit pour lui la première en qualité de sire :

Elle doit être à moi, dit-il ; et la raison,

C'est que je m’appelle lion :

A cela l’on n’a rien à dire.

La seconde, par droit, me doit échoir encor :

15 Ce droit, vous le savez, c est le droit du plus fort.

Comme le plus vaillant, je prétends In troisième.

Si quelqu'une do vous touche à la quatrième,

Je l’étranglerai tout d’abord.

La Fontaine.

I Génisse, jeune vache qui n'a pa* eu de petit*.

>, * Au temps jadis , formèrent une «ocirlé autrefoi»; pour ce* aitorié* tout riait à frais commun», profil et perte. •

* Daut le» filet» de la chèvre.

7 Compta |mt *e* oni;lc», comme nous comptons par no* doigt*.

• Dépeça, déchira en pières.

10 Eq qualité de roi. Sire est le titre d'honneur qu'on donne aux rois en leur parlant ou en leur écrivant. Le lion ctt regardé comme le roi de* animaux.

fai'lant , courageux, brave, intrépide. — Je prétend* A la troisième part.

J* Je i'ctmnglcrai à l’instant tuéme, tout de suite.

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