‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 136 sur 549 · LE COQ ET LA PERLE · texte numérisé non relu

LE COQ ET LA PERLE

Un jour un coq détourna Une perle, qu’il donna Au beau premier lapidairo.

Jo la crois fine , dit-il ; b Mais le moindre grain de mil Serait bien mieux mon alla ire.

Un ignorant hérita D'un manuscrit, qu’il porta Chez son voisin le libraire.

40 Je crois, dit-il, qu’il est bon :

Mais le moindre ducalon Serait bien mieux mon affaire.

La Fontaine.

■ Détourna, prit en cachette, eu fraude; de l'endroit oit elle était, il la porta ailleurs.

9 Au premier lapidaire riche. Le lapidaire fuit le commerce des pierres fines, et les taille parfois; la perle n'est pas une pierre fine; oo la trouve dans uue espece d'huitre; elle a une grande ou une petite valeur, selon sa lieaulé ou sa forme.

0 Mil ou millet, petite graine jaune qui se donne aux oiseaux qu'on veut nourrir.

0 Me conviendrait mieux.

■ .Manuscrit. Avant l'invention de l'imprimerie uu manuscrit, c'cst-à -«lire un livre sur papier ou sur parchemin , écrit avec soin et conlruaol assc* souvent de jolies peiulurcs , appelées rnin/V>> tares. Ce manuscrit salait quelquefois beaucoup d'argent. Un homme instruit ne laisserait pas échapper un pareil objet pour une pièce d'argent , pour un Hucaton, qui pouvait valoir quatre ou cinq francs.

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