‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 210 sur 549 · DU PRONOM · texte numérisé non relu

DU PRONOM

Le pronom est un mot qui tient la place d’un substantif qu’on a déjà nommé et qu’on veut éviter de nommer encore.

Par exemple, si je dis : u Charles est un bon enfaut, il est docile , 1/ est appliqué , on le voit toujours content; » les mots U et le, dans ce cas , tiennent la place de Charles et en rappellent l’idée; c’est comme « je disais Charles est docile, Charles est appliqué, on voit toujours Charles content.

Si je dis à Jules et à Marie : « Vous avez été sages, vous viendrez à la promenade arec moi; » vous tient la place de Jules et de Marie, et rnoi tient la place de maman.

C’est comme si je disais : « Jules et Marie ont été sages, Jules et Marie viendront à la promenade avec maman. »

II, le, vous, moi, sont donc des pronoms. Mai nlenant tu vas m'indiquer la personne ou la chose que le pronom remplace.

Quand je dis : • Je suis content de toi, » que signifie le mot je? — Maman. — Et le mot toi ? — Charles ou Marie. (L’enfant devra répondre son nom.) — Fort bien! Ces mois je et toi, tenant la place de ma personne et de la tienne, sont donc? — Des pronoms. — Précisément; et quand je dis : • Mon chapeau est sur la table, donne-/èmoi; » que signifie le? — Le chapeau. — Par conséquent il tient la place d’un nom de chose, c’est donc aussi?.— Un pronom.

Très bien. — Mais le moment est venu de t’ap-

OBANMAIRKt

prendre qu’il y a trois rôles ou personnes dans le langage;

1° La personne qui parle:

Singulier. Moi, je pourrais trahir le Dieu que y’airne.

Pluriel, J Vous attendons pour nous repentir que nos fautes nous aient punis.

2° La personne à qui l’on parle :

Singulier. Garde-fo», tant que lu vivras, déjuger les gens sur la mine.

Pluriel. Vous ne parviendrez jamais à changer le cœur des ingrats.

3° La personne de qui l’on parle :

Singulier. On apprend la mort pour la première fois, quand elle tombe sur ce qne Ton aime.

Pluriel. Les hommes veulent tout avoir, et ils se rendent malheureux par le désir du superflu.

11 y a cinq sortes de pronoms: les pronoms personnels, les pronoms possessifs, les pronoms démonstratifs, les pronoms relatifs et les pronoms indéfinis.

Dei pronoms personnels.

Les pronoms personnels indiquent plus particulièrement que les autres pronoms à quelle personne est le nom qu’ils remplacent. Ces pronoms sont : je, me, moi, nous, qui désignent la première personne, c’est-à-dire celle qui parle; tu, te, toi, vous , qui désignent la deuxième personne , c’est-à-dire celle à qui l’on parle; il, lui, Us, elle, elles, se, sot, ls, la, les , y, en, eux, leur, qui désignent la troisième personne, ou la chose dont on parle.

GRAMMAIRE

Les pronoms de la première ei de la deuxième personne ne désignent que les personnes; ceux de la troisième désignent les personnes et les choses , sauf le pronom eux qui appartient exclusivement aux personnes; en et ÿ s’appliquent plutôt aux choses qu’aux personnes.

Souligne les pronoms personnels dans les exemples suivants, en indiquant la personne ou la chose dont ils tiennent la place :

Si vous aimez vos enfants , vous serez aimé d'eux. Heureux le peuple qui est conduit par un sage roi! il est dans l’abondance, il vit heureux et aime celui à qui il doit tout son bonheur.

Fais aux autres ce que tu voudrais qu’tZr fissent pour loi. Expose-toi s'il le faut pour les secourir.

tls, «im, pluriel naiciiliu.

Kilts, pluriel féminin.

Lui, singulier de* deux genre».

Les , leur, pluriel de* deux genre».

Se, »w, detdeux genre* et de* deux nombre*. En, y, des deux genre* et de» deux nombre*.

Ses pronoms ]

Les pronoms possessifs expriment la possession et rappellent l’idée du substantif qu’ils représentent.

Ce livre est le vôtre.

Le vôtre est un pronom possessif , parce qu’il remplace votre livre et fait connaître à qui il appartient.

Souligne le* pronom* possessifs.

La musique des Grecs était très-différente de la nôtre.

Ne jeton* pas la pierre aux autre*,

Car s'il* ont leurs défauts n’avous-aous pas Us nôtres.

Ton Dieu, c'est l'intérêt, U mien, ce»! l'équité.

On voit les maux d’autrui d’un autre œil que les siens.

Les journaux attendent le jugement du public |>our y conformer U leur.

Très-bien.

Voici les pronoms possessifs :

La bouillante jeunesse a besoin qu’on la dirige. // y a du mérite à faire ce qui convient et non pas ce qui nous plaît.

Ce qu’on fait malgré soi est toujours mal fait.

Il est beau de se faire remarquer parmi ceux mêmes qu’on remarque le plus.

Celui qui pense avoir besoin de recommandation près de scs amis leur fait injure.

Je regarde comme malheureux celui à qui personne ne plait.

Ne vous permettez jamais de ces propos qui font regretter le lendemain de /«avoir tenus.

A merveille! Tu ne t'es pas trompé une seule fois, bien qu’il y ait plusieurs espèces de pronoms dans ces exemples.

Voici le tableau des pronoms personnels :

Piemière Personne. Je, me, moi , singulier de* deux genres.

y om, pluriel des deux genre*.

Deuxième Personne. Tu, te, toi , singulier des deux genres.

Fous, pluriel de* deux genres .

[Fous s’emploie su singulier par politesse). Troisième Personne. Il, le, singulier masculin.

Elle, ta, singulier fémiaiu.

singulier.

Le mien, la mienne.

Le lien, la tienne.

Le sien , la sienne.

Le nôtre, la nôtre.

Iæ vôtre , la vôtre.

Le leur, la leur.

ELUNIRL.

Les miens , les miennes.

Les tiens, les tiennes.

Les siens , les siennes.

Les nôtres. 1

Les vôtres.

Les leurs.

Des deux genres.

Do pronom* démonstratifs.

Les pronoms démonstratifs indiquent ordinairement une personne ou une chose , comme si elle était présente.

^ De tous ces livres, j'aime mieux celui qu’on nia £ donné en prix.

¥ Celui , indiquant le livre comme présent, est un ¥ pronom démonstratif.

Souligne le* pronoms démonstratifs.

Ü La meilleure leçon est celle des exemples.

^ Les défauts de l'esprit augmentent en vieillis. Vi sant, coin, ne ceux du visage.

S Celui qui est arrivé au comble du malheur n'a S plus rien à craindre.

C'est une belle prière que celle-ci : mon Dieu gardea-moi de moi-môme.

•S Le nombre des espèces d'animaux est plus grand ô; que celui des espèces de plantes.

£ Ce lurent les Phéuiciens qui inventèrent l'écri- •S turc.

‘ÿ Cela dit, nultre loup s'enfuit et court encore.

GRAMMAIRE

Voici les pronoms démonstratifs : A

Ce, celui, ceux, celle, celle t, celui-ci, celui-là, ceux ■ S ci, ceux-là, celle-ci, celle-là, celles-ci , celles-là, ceci , ^ cela. :ï

prononu relatifs. : ’

Les pronoms relatifs établissent une relation en- •&» Ire le substantif ou pronom qui précède et le verbe ^ qui suit; c’est pour cela qu’on les nomme relatifs. *£* J'aime un enfant qui remplit tons ses devoirs. tz

Qm est uu pronom relatif, parce qu’il établit une ? relation entre le verbe remplit et le substantif en - r£ fant dont il tient la place.

Souligne le* pronom» relatifs. 3*

Celui qui aime l'étude deviendra savant. ïfc

Le bien que l’on fait la veille, fait le bonheur du ?" lendemain. %

U douceur du Ion et des manières a un ascen- S danl imperceptible auquel on ne résiste pas.

Il n'y a pas de contradictions dont les hommes S ne soient capables. •£»

Le véritable courage est trésopposé à la témérité qui n’exainine rien.

L’odorat subtil du chien est très-indifférent à une multitude de parfums auxquels l’homme est sensible.

Toute affectation est ridicule, même celle par laquelle on prétend s’éloigner de l’affectation.

Qui »crt le» tnaUt eurent sert U Divinité.

Dans ce dernier exemple qui parait ne se rapporter à aucun mot; mais ne t’y trompe pas, il est relatif au substantif homme sous-entendu :

YShomme qui sert les malheureux, etc.

Voici les pronoms relatifs :

Qui, que, dont , quoi, lequel, laquelle , lesquels, lesquelles.

De* pronom* indéfinis.

Les pronoms indéfinis désignent vaguement les personnes ou les choses dont on parle.

Quelqu'un viendra nous voir.

Quelqu'un est un pronom indéfini, parce qu’il indique d’une manière indéterminée une personne qui viendra nous voir.

Souligne le* pronoms indéfinis.

Quiconque flatte ses maîtres les trahit.

On pardonne aisément le mal involontaire.

Vanter sa race, c’est louer le mérite d'autrui.

Envier quelqu'un, c’est s’avouer sou inférieur.

Personne a-t-il jamais raconté plus naïvement que La Fontaine?

Tel qui (end uu piège y peut tomber toi-méiue.

Aucun n’est prophète chez soi.

Nul n'est content de m fortune.

Chacun a son défaut où toujours il revient.

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