DE LA PRÉPOSITION
Saluez poliment celui 4111 s'est battu bravement.
Les adverbes formés de plus d’un mot sont des locutions adverbiales.
Tout à fait, sam cesse, là-bas , à présent, tout à l’heure , pas mal.
Il y a des locutions adverbiales qui sont formées de deux adverbes :
Fort bien , encore mieux , trop vite , plus haut , très-poliment.
Tu seras, je pense, en étal de souligner les adverbes dans les exemples suivants. Si tu es embarrassé, souviens-toi de tes questions où? comment ? quand ? combien ?
Une fausse honte empêche souvent de demander, quelquefois môme de donner. ( Quand? — Souvent, quelquefois. )
Cet enfant à qui on demandait : u Veux-tu beaucoup de crème?» et qui répondait: «J’en veux trop ; » voilà l’ambitieux. (Combien? — Beaucoup, trop. )
Ne cachez jamais les difficultés à voire élève, laites qu’il aime à les vaincre.
Ce que l’on conçoit bien t'énonce clairement,
El let mou pour le dire arrivent alternent.
Parlez peu avec les enfants , mais parlez à propos.
Le monde e»t méditant, vain, léger, envient;
Le fuir fil très-bien fait, le tenrir encor mieux. fiarement de *.i faute on aime le témoin.
Qui choitil mal pour toi choisit mal pour autrui.
Rien de trop est un point Dont on parte tnns cesse cl qu'<>n n’ubierve point.
Le* menteur» I et plu s grand* disent vrai tjutlqurfo-i.
Tu remarqueras que dans ces phrases :
Il dit vrai,
Elle chante faux ,
Tu parles bas ,
L’oiseau vole haut ,
^ La préposition sert à déterminer le sens d’une phrase. Si je te nomme des prépositions, elles ne ■f. te représenteront rien ; carccs mots, à, de, derrière , g pour, contre, n’ont aucun sens tout seuls. Tu vas voir cependant comme, en les plaçant dans une ÿ phrase, ils vont eu changer le sens :
Je parle de Jules.
g Je parle à Jules.
g Je parle avec Jules.
Je parle conlre Jules.
IJe parle devant Jules.
Je parle pour Jules.
Je parle après Jules.
Tu vois que les autres mots de la phrase demeu- § rent les mêmes , et qu’en changeant seulement la g préposition on lui fait signifier tout autre chose. Tu comprends bien aussi que c’est au mot Jules que se joint la préposition, et non au verbe; si je te JJ demande : De qui parles-tu ? lu me répondras fort «J bien : De Jules. C’est donc à ce dernier mot que se j|5 lie la préposition.
X 11 y a quelques prépositions qui peuvent se joindre aux verbes en certaines occasions; elles sont au J" nombre de sept : après , en, de, à, pour , sans, par. ÿ Après ne se joint qu’aux verbes êtré et avoir.
Après avoir parlé.
Après être tombé.
En ne se joint qu'aux verbes terminés en ant.
Il vient en chantant.
Il part en courant.
Les cinq autres se joignent à tous les verbes :
Je viens de travailler .
Il commence à dessiner.
Il est fait pour réussir.
On ne peut vivre sans manger ,
Il finit par écouter.
•j» Les prépositions que tuas vues jusqu’ici sont des prépositions simples; celles-ci : au-devant, par-der- «J rière, au delà, à côté, jusqu’à , sont des locutions
5* prépositives ; car elles sont formées de plusieurs
g mots.
£ Il y a certains adverbes et certaines prépositions que tu pourrais peut-être confondre; mais tu le
GRAMMAIRE
rappelleras que l’adverbe, lorsqu’il suit le verbe, forme un sens fini, au lieu que la préposition a besoin d’un complément*
Si r la table, sous le fauteuil.