‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 223 sur 549 · S. P. V. A.Q. PR. A.D. S. A. V · texte numérisé non relu

S. P. V. A.Q. PR. A.D. S. A. V

nourriture, je mourrai seul dans cet antre: n’ayant

A. A.D. S. PR. V. AR. 8. An. S. P.

plus mon arc pour tuer les bêtes, les bêles me

dévoreront; n’importe. Mais, mon fils, tu ne parais

pas méchant , quelque conseil te pousse; rends moi a.d. s.

mes armes...

Tu viens de distinguer parfaitement chaque espèce de mots, et je crois que maintenant tu ne te troin- |>eras plus. Le verbe , dans certaines phrases , pourra bien encore t’arrêter; mais tu sortiras bientôt d’embarras, si tu te rappelles :

ic Qu’il est joint on peut se joindre h un des

GRAMMAIRE

pronoms je, tu , il, elle , nous, vous, ils , elles ; ou à un substantif qu'on pourrait remplacer par il, ou ils ; elle ou elles.

2e Qu’il est souvent précédé d’un auxiliaire.

3° Qu’on peut lui adjoindre la préposition en, quand il se termine en ant , comme aimant (en aimant).

4° Enfin , qu’il finit en er, ir, oir ou re h l’infinitif.

As-tu bien compris ce que je viens de te dire? — Oui. — Eh bien, souligne les verbes que tu rencontreras dans les phrases suivantes, et dis moi, en même temps, s’ils sont actifs, neutres, passifs, unipersonnels ou pronominaux .

Si tu achètes le superflu , tu vendras bientôt le nécessaire.

Le plaisir court après ceux qui le fuient.

Je n’ai jamais vu un arbre qu’on change souvent de place, ni une famille qui déménage souvent, dans un état aussi prospère que d’autres plus stables.

Gardez votre boutique, et votre boutique vous gardera.

L’homme courageux est celui qui brave le danger s’il le faut , et qui Pépite s’il est possible.

Apollon montra à tous ces bergers les arts qui peuvent rendre la vie agréable. 11 chantait les fleurs dont le printemps se couronne, les parfums qu’il répand et la verdure qui nait sous scs pas; puis il chantait les délicieuses nuits de 1 été où les zéphyrs rafrakhissent les hommes , et où la rosée désaltère la terre. Il mêlait aussi dans ses chansons les fruits dorés dont l’automne récompense les travaux des laboureurs, et le repos de l’hiver pendant lequel la fol itre jeunesse danse auprès du feu.

Le repentir que nous éprouvons, lorsque nous avons mal fait, est la meilleure preuve que nous étions libres de bien faire.

Il faut savoir se conformer aux circonstances : c’est quand on n’a plus rien à espérer, qu’il ne faut désespérer de rien.

Le sort peut nous ravir nos biens , mais il ne doit pas abattre notre courage.

Ne promettre qu’un secours incertain à des malheureux , c’est leur refuser.

Témoigner de la peur quand il n’y a pas sujet d’en avoir, c’est avouer qu’on a des raisons de craindre.

Le grand défaut des jeunes gens, c’est de ne pas savoir se modérer.

On oublie difficilement ce qu’on a appris pendant long-temps.

L’esprit n'est point ému de ce qu’il ne croit pas.

Quand on est pressé, le moindre retard est toujours trop long.

Le temps a souvent mis fin aux maux que la raison n'axait pu guérir.

L’or rompt les engagements que l’or a formés.

Une chose promise est une chose due.

Mais, conservant toujours ses premières faiblesses , L'ambitieux courbé sous le fardeau des aus,

De la fortune encore croule Ici promesses.

L’avare en expirant regrette moins le jour Que ses inutiles richesses.

On hasarde de perdre en voûtant trop gagner.

La poésie, en célébrant les belles actions, les sauve de l’oubli du tombeau.

Très-bien! — 11 faut que tu sacbes cependant qu’il y a quelques mots qui sont tantôt verbes , tantôt substantifs. Si je te dis , par exemple , il perd le boire et le manger ; ou préparez mon déjeuner , mon diner, mon souper, les mots manger et boire, qui sont parfois des verbes, puisqu’on dit je dois manger , je veux boire, sont ici des substantifs, étant précédés du mot /«qui se joint aux substantifs; de même les mots déjeuner, diner, souper, étant précédés de l’adjectif de possession mon, sont ici de véritables substantifs, quoiqu’ils puissent être verbes en d’autres occasions, comme dans ce? phrases :

J’ai voulu déjeuner de bonne heure.

Faites-moi diner tout de suite.

Venez souper avec moi.

Tu entends qu’ici ces mots expriment l’action de déjeuner, de diner, de souper, au lieu que dans le premier cas ils n’expriment que la chose , ou le repas appelé déjeuner, diner , souper .

Terminons par une remarque essentielle : Quand je dis lis , cours, dinons, venez, il n’y a ni pronoms , ni noms de personne ou de chose qui te fassent connaître que ces mots sont des verbes ; mais ces noms ou ces pronoms sont sous-entendus. On comprend bien que je m’adresse à une personne ou à plusieurs, quoique je ne l’exprime pas. Ainsi lis pourrait se tourner par :je veux on je désire que tu lises ; par conséquent on y sous-entend le pronom fti. Cette observation t’aidera à reconnaître tous les verbes à l’impératif.

■'■vJLS

Page 1