‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 287 sur 549 · PARTICIPE INVARIABLE · texte numérisé non relu

PARTICIPE INVARIABLE

Je les ai entendu applaudir.

(On les applaudissait.)

Je les ai laissé emmener.

(On le* emmenait.)

Que de peurs nous avons vu pétrir!

[Quelque chose les flétrissait.) Je h'ai envoyé chercher.

( Elle te promenait).

Je les ai entendus se plaindre.

[Ils ou eux te plaignaient.)

( Quelqu'un allait la chercher.) Je LES ai entendu plaindre .

(On le* plaignait.)

Participes séparés d’on infinitif par une préposition.

Les participes séparés d’un infinitif par une préposition sont soumis à la règle précédente: ils sont variables quand le complément qui précède leur appartient; ils sont invariables dans le cas contraire.

Ainsi entre ces deux phrases:

La leçon qu’on ma donnée à apprendre, et

La leçon que fai oublié d'apprendre ,

Tu sauras en les retournant ainsi :

On nia donné la leçon à apprendre ,

J'ai oublié d’apjjrendre la leçon , que le participe est variable dans le premier cas , parce qu’il qualifie le complément direct que, signifiant leçon ;

Et qu’il est invariable dans le second cas, attendu que je ne veux pas dire que j’ai oublié ma leçon ,

Mais que j’ai oublié de l’apprendre.

Le complément que appartient à l’infinitif, le participe doit donc être invariable.

C’est encore le même raisonnement quand le participe est suivi d’une proposition qui en complète le sens :

Ce sont des choses que fai cru utile de faire, cela signifie :

J'ai cru utile de FAIRE ces choses, et non fai cru ces choses.

ni.

FAIT joint à un infinitif.

Lorsque le participe fait est suivi d’un infinitif, il est invariable, parce qu’il ne forme , pour ainsi dire, quun seul mot avec l’infinitif.

GRAMMAIRE

Elle s’est fait aimer par sa douceur.

Tu ne dirais pas elle a fait elle aimer, cela blesserait le bon sens ; mais tu dirais très-bien : elle a fait aimer elle.

Us se sont fait estimer par leur bonne conduite.

Je les ai fait sortir de pension.

Les serpents paraissent destinés à vivre sur la place où le sort les a fait naître.

Infinitif sous-entendu.

Quelquefois l’infinitif est sous-entendu à la suite du participe, comme dans cet exemple :

Il nous a rendu tous les services qu’il a pu ( nous rendre).

Dans celte circonstance, le participe est toujours invariable, car ce ne sont pas des services pus ; mais des services rendus ; ainsi le complément que appartient à l'infinitif.

Participes des verbes unipersonnels.

Les participes des verbes unipersonnels sont invariables, ainsi le veut l'usage.

Tu écriras donc sans accord :

Les mauvais temps qu’il a fait ont nui aux vignes.

Que de maux il eu est déjà résulté!

Que de feuilles il a fallu pour couvrir tous les chemins.

QUI signifiant pendant lesquels.

Devant un verbe neutre, que est un véritable complément indirect , puisqu’il signifie pendant lesquels.

Les trente ans quil a vécu.

Les deux jours que tu as marché.

Les quatre heures que j'ai dormi.

Tu peux dire pendant lesquels il a vécu, pendant lesquels tu as marché, etc.

C’est pour cela que ces participes sont invariables.

On dit, il est vrai, vivre trente ans , marcher deux jours , dormir quatre heures ; mais ces phrases sont elliptiques ; c’est-à-dire qu’il y a quelque mol sous-entendu.

En effet, vivre trente ans, signifie vivre pendant trente ans.

Participe précédé du complément indirect gV.

Voici une nouvelle difficulté à retenir ; il s’agit du cas où le participe passé est précédé du pronom

f. n partitif, c’est-à-dire exprimant une partie de totalité quelconque. Ainsi, en parlant de fruits :

Je les ai mangés

veut dire que tu les as mangés tous; et J’en ai mangé,

que tu n’en as mangé qu’une partie : — et comme cette expression, une partie ou toute autre semblable, est sous-entendue à la fin de la phrase, le participe demeure invariable.

Tu écriras donc sans faire varier le participe : Des cloches, nous h’en avons eu qu’au 6* siècle. Mais, quoique précédé du pronom en, le participe est variable s’il qualifie un complément direct ou un sujet, comme dans ces exemples :

Je dois tout à ma mère ; les bienfaits que J’en ai reçus ne sortiront jamais de ma mémoire.

Le participe reçus s’accorde avec le complément direct que; en signifie d'elle, de ma mère.

Nous ne sentons tout le prix d’un bienfait que quand nous en sommes privés.

Le participe privés s’accorde avec le sujet nous ; EN signifie DE CELA.

Adverbe de quantité en rapport avec un participe.

Précédé d’un adverbe de quantité, le participe se met au pluriel , lors môme que le pronom en $c trouve dans la phrase :

Il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus.

Autant d’ennemis il a attaqués, autant il en a vaincus.

Combien en a-t-on vus Qui du soir an matin sont pauvres devenus Pour vouloir trop tôt être riebes.

Des pleurs, ma faiblesse en a tant répandus.

Mais tu écriras, sans faire varier le participe, parce qu’il est suivi de l’adverbe;

J’en ai connu beaucoup.

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