‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 472 sur 549 · S ABRAHAM · texte numérisé non relu

S ABRAHAM

y Parmi les enfants de Sem, il y avait, long-

:: temps après le déluge, un liommc qu’on

appelait Abraham. Il aimait beaucoup le

S bon Dieu, et Dieu l’aimait aussi beaucoup.

y II vint demeurer dans un pays qu’on nom-

"i mait Chanaan , avec Sara sa femme , et y 1

r» I.otli son neveu. Dieu lui avait commandé

2 de venir dans ce pays, et lui avait promis

2 de le rendre père d’un grand peuple. Abra-

X hani, qui était fort vieux, n’avait point

2 d’enfants, mais cela ne l’empécha pas de

r» croire ce que le bon Dieu lui promettait ,

2 parce qu’il savait fort bien que Dieu

2 pouvait tout. Abraham et son neveu Lolli

2 devinrent fort riches ; car ils avaient un

2 grand nombre de bœufs, de moutons et de

r : valets. Un jour les valets d’Abraham et ceux

2 de Uotli eurent une grande dispute ensem-

2 blc, et Abraham, qui savait qu’on fait un

•J péché quand ou querelle, dit à Lotit :

HISTOIRE SAINTE

« Mon frère , je ne veux pas quereller , » ainsi il faut nous séparer. Voilà deux pays, » choisissez : j'irai demeurer dans celui que » vous ne voudrez pas. s — Eolh choisit le plus beau pays, et fut demeurer dans une ville qu'on appelait Sodome; mais tous les gens de celle ville étaient si méchants que Dieu Huit par les détruire. Après avoir averti Eolh de sortir de la ville , il y lit tomber le feu du ciel et la brilla.

Un jour qu’Abrabam était devant sa tente, il vit venir trois voyageurs. Il fut au-devant d'eux, et leur dit : « Je vous prie, » faites-moi l’honneur de vous arrêter ici » pour manger un morceau. » — Les étrangers lui dirent : x Nous ht voulons bien , »

et alors Abraham dit à sa femme de préparer du pain et des gâteaux pour ces étrangers; et il commanda à ses valets de leur apprêter de l’eau pour laver leurs pieds, et de la viande pour leur dîner. Après qu’ils eurent diné, ils dirent à Abraham : u Où est votre femme? — Abraham leur répondit : « Elle est dans sa lente. « — Et ees trois étrangers, qui étaient des anges, lui dirent que Sara aurait bientôt un bis. Quand Sara entendit cela , elle se mit à rire, parce quelle était très-vieille, et que ce u’est pas la coutume que les vieilles femmes aient des enfants. Les anges dirent à Sara : « Pourquoi liez-vous? Dieu n’est- « il pas le maître de vous donner un bis, » lui qui est le Tout-puissant? — Sara,

S. toute honteuse, dit qu’elle n’avait pas ri. ■“ •< Ah! que c’est vilain de mentir! dirent x les anges, demandez pardon à Dieu de J; « cette mauvaise action. " — En même T! temps les anges s’en allèrent , et quelque :i temps après Sara eut un bis qu’elle nomma •! hnne.

SACRIFICE D’LSAAC.

ï; Abraham aimait tendrement son bis « Isaac, mais il aimait Dieu encore davan- :: tage, comme cela est juste. Un jour Dieu :ï dit à Abraham : « Prenez votre bis, étaliez «sur une grande montagne, pour m’en n faire un sacribcc, » c’est-à-dire pour lui rç couper la tête, et ensuite brûler son corps; •g car dans ce temps- là on tuait des bêtes, :: qu’on offrait au Seigneur, et après cela on :» les brûlait, et Dieu voulait Isaac au lieu rj d’une bête. Un autre qu’Abrabam aurait r: dit en lui-même : « Dieu m’a promis de ;; « donner à mon bis un grand nombre d’eniï x fants ; si je le lue , cela ne pourra pas •g » arriver, x Mais Abraham était bien plus •*» sage, il ne raisonnuit point quand Dieu lui commandait quelque chose , et savait fort j; bien qu’il peut faire les choses qui nous : : paraissent impossibles. Abraham prit du -jj bois, et dit à Isaac de le porter; et, peu- 5» dant qu’ils montaient la montagne, Isaac disait : « Mon père, nous avons du bois et X x du feu pour l’allumer, mais nous n’avons x point de bète pour faire le sacrifice, x — S « Dieu y pourvoira , x lui répondit Abraliant; mais quand ils furent an haut de la •; montagne, il dit à Isaac : « Mon bis, c’est s; x vous que je vais sacribcr à Dieu, car il me x l’a commandé, x — « .le le veux bien, dit Isaac; le bon Dieu m’a donné la vie, je x dois la lui rendre, puisqu’il le veut.

2 Aussitôt Abraham bl un bûcher avec le f: bois, lia son bis sur ce bois; ensuite il prit ~ son grand couteau, et leva le brus pour lui iv couper la tète; mais il vint un ange qui lui

HISTOIRE SAINTE

arrêta le bras, et lui dit : - Ne tuez

» votre fils; Dieu voulait voir seulement si

- vous seriez obéissant. » — Abraham délia Isaac; et dans le même temps ils virent un bélier qui était pris par les cornes dans un buisson. Ils prirent ce bélier et le sacrifièrent an Seigneur; ensuite ils retournèrent fort contents dans leur tente.

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