‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 481 sur 549 · MORT DE JACOB ET DE JOSEPH · texte numérisé non relu

MORT DE JACOB ET DE JOSEPH

Quand les enfants de Jacob furent ar-

. 5: rivés, ils dirent à leur père : « Réjouissez-

» coupe parmi nous, nous consentons d etre 3: -, , \ J .,

,r r , , . 1 zc » vous, votre bis Joseph n est pas mort, il

n esclaves de votre maître. » Alors ils vide- à ,

, , , , g » est devenu un grand seigneur : c est lui

rent leurs sacs, et ou trouva la coupe dans le 3'. ” i.e- , ,

. 1 . , S » qui a le blé de toute 1 Egypte. » Jacob eut

sac de Beniamin. Ils retournèrent auprès de . , . UJI ,

. , . , ,, , . r "ï bien de la peine a croire cette bonne nou-

Joseph.qm leur dit : « 11 n est pas luste que S „ . 1 ,

, r. n rr ï 11 $ velle, mais quand il eut vu les présents, il

» les innocents soutirent pour le coupable; g . . 1 , . . .

,, , . * , , r ¥ remercia Dieu en pleurant de 101e, et partit

« alla? 0I107 l’ntro ni't’O Pt lo vnlnnu corn JJ * J 1

S: avec toute sa famille pour aller revoir son g cher fils. Joseph , après l’avoir embrassé , le présenta au roi, qui lui demanda quel

âge il avait. « Cent trente ans, répondit Ja- « cob, et les jours de mon voyage sur la » terre ont été courts et fâcheux. » Pharaon donna à Jacob et à ses enfants un fort beau pays nommé Gessen , où il y avait des pâturages pour ses troupeaux, et Jacob y zi vécut encore plusieurs années. Avant de g mourir, il prédit à ses enfants tout ce qui 3; devait leur arriver, et il assura à Juda son g fils que la couronne viendrait dans sa maidc Joseph, lui dit : “ Seigneur, ne vous -g gon et qU’c]|e n’en sortirait jamais. Après » mettez point en^ colère, je xous prie; ga morti on transporta son corps au tom- " permctlcz-moi d être votre esclave à la ^cau de ges pères , car il avait fait jurer à ” place de Benjamin; car si mon père nous jOSCp|l (]e ]ui accorder cette satisfaction. » voit retourner sans lui, il mourra de cha- £ jogCp{, véCut un grand nombre d’années; ” grin. » Joseph, ne pouvant plus retenir pt comme Dieu lui avait révélé que les desses pleurs, fil sortir tout le monde, etdit à g tendants de Jacob, qu’on nommait Israèses frères : « Je suis Joseph votre frère que S lüef sortiraient un jour de l'Égypte, il fit » vous avez vendu; mais je vous pardonne, g jurer a scs enfants d'emporter ses os pour » n’ayez pas peur. C’est Dieu qui a permis | ,pg mettre auprès tIe ccux tle Jacob.

» cela, pour que je pusse vous donner du

r pain. » Cependant Pharaon, ayant appris « NAISSANCE ET ÉDUCATION DE MOÏSE, que Joseph avait retrouvé ses frères, en fut g Les enfants de Jacob, qu’on nommait très-content, et lui dit : « Prenez des cha- jç Israélite», eurent une grande quantité

HISTOIRE SAINTE

d'enfants, et cela fit un grand peuple. Longtemps après, un autre roi, nommé aussi Pharaon, monta sur le trône, et Joseph était mort avant que ce roi fût né. Ce méchant prince voulut faire périr les Israélites, et il les forçait de travailler à lui bâtir des villes; mais plus ils travaillaient, plus ils se portaient bien, et plus ils avaient d’enfants. Pharaon , qui voulait les détruire , commanda qu’on jetât dans le Nil tous les en* fants mâles des Israélites.

Dans le temps que les ordres de Pharaon s’exécutaient avec rigueur, Jochabed, femme A'Amram, de la tribu de Lévi, accoucha d’uu fils d’une beauté extraordinaire. Elle conçut le dessein de le conserver, s’il était possible. Elle le tint caché pendant trois mois, malgré la sévérité de l’édit du roi. A la fin, ne pouvant plus tenir la chose secrète , elle prit une corbeille de jonc qu’elle enduisit de bitume et de poix; elle mit dedans le petit enfant , et l’exposa parmi les roseaux sur les bords du Nil. Elle dit en même temps à sa fille , nommée Marie , de se tenir à quelque distance de là, et d’observer ce qui arriverait. Un instant après, la fille de Pharaon vint au fleuve pour se baigner. La princesse aperçut le panier; elle envoya une de ses suivantes pour le lui apporter; elle l’ouvrit

avec empressement. Apercevant un petit enfant qui pleurait, elle en eut pitié.

X “ C’eut , dit-elle, un enfant des Israélites : ï» » je ne puis me résoudre <i le laisser pé- S « rir. » Alors la sœur de l’enfant s’approy cha et lui dit : *■ Si vous voulez, j’irai cher- K n cher une femme pour nourrir ce petit y " enfant?» — » Allez, répondit la prin- » cesse. » La petite fille courut aussitôt, et amena sa mère, à qui la fille du roi confia l l'enfant, en lui promettant de la récompen- :ï ser de ses soins. La mère prit l’enfant et le nourrit. Quand il fut devenu assez fort , elle ■S le rendit à la princesse , qui l'adopta pour £ son fds et lui donna le nom de Moïse, qui S signifie tiré des eaux. Moïse fut donc élevé ;* dans le palais du roi, et il y fut instruit dans iç toutes les sciences des Egyptiens. Ainsi, Dieu fit servir Pharaon lui-même â préparcr un vengeur aux Israélites, que ce prince opprimait. Moïse, parvenu à l’âge de qua- :* rante ans, sentit qu’il était destiné de Dieu S pour être le libérateur de son peuple : il y quitta la cour et alla joindre ses frères, qui S étaient toujours dans l’oppression. Ayant aperçu un Egyptien qui maltraitait un Israé- S lite, il prit la défense de l’Israélite, et par un mouvement de l'esprit de Dieu il tua s l’Égyptien. Par cette action hardie, il voulait faire comprendre à ses frères que sa 2 main était l’instrument dont Dieu se servi- S rait pour les délivrer de l’oppression ; mais Ü ils ne le comprirent point. Le leudemain , g il trouva deux Israélites qui se querellaient, 2? et il fit quelques reproches à l’un d’eux de ce qu’il frappait son frère. Cet homme lui

> juger? est-ce que vous voulez me tuer p » comme vous tuâtes hier un Égyptien? » * • Moïse se douta bien que cette affaire allait S devenir publique, et quelle parviendrait S jusqu’aux oreilles du roi : il se cacha et s’enfuit dans le pays des Madianites : il s’y 2 attacha au service de Jélbro, prêtre du pays, qui lui fit épouser sa fille nommée P Séphora.

HISTOIRE SAINTE

Page 1