DAVID PERSÉCUTÉ PAR SAUL
DAVID COMBAT GOLLVTH.
Il y avait parmi les Philistins un géant nommé Goliath, qui était armé d’une manière terrible. Il vint défier les Israélites au combat, mais personne n’osait l’attaquer. David demanda quelle serait la récompense de celui qui tuerait cet homme. On lui répondit que le roi lui donnerait sa fille en mariage. Saiil, ayant appris les questions que faisait David, lui demanda s’il voudrait combattre le géant , David ayant répondu qu’il le voudrait bien, Saül lui donna ses propres armes; mais David les trouva trop pesantes; il prit seulement sa fronde, et ramassa cinq cailloux. Après avoir invoqué le Seigneur, il courut contre le géant, lui lança
La jalousie de Saül contre David augmenta au point qu’il résolut de le faire périr. Il lui dit qu’il lui donnerait sa fille en mariage, pourvu qu’il tuât cent Philistins ; le Seigneur protégea David, qui tua deux cents Philistins au lieu de cent. Saül fut donc forcé de lui donner sa fille. Un jour que David jouait de la harpe devant lui, Saül voulut le tuer; David se sauva dans sa mai-
S son : le roi envoya des soldats pour le prenï» dre; mais Micbol, sa femme, le descendit è par une fenêtre, et il se réfugia chez le * grand-prêtre Achimélech.
£ Saül continua à poursuivre David dans une pierre qui lui entra dans le front, tous les lieux où il croyait pouvoir le reu-
HISTOIRE SAINTE
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contrer. Or, un jour que David était caché dans le fond d’une caverne avec soixante de ses gens, Saul eut un besoin qui l’obligea d’y entrer ; or vous savez que quand on sort du grand jour et qu’ou entre dans un lieu obscur, on ne voit rien : Saiil ne vit donc pas David; mais David le vit fort bien , et ceux qui étaient avec lui lui conseillaient de le tuer; mais David leur répondit : « Dieu » me préserve de mettre la main sur mon s roi, sur celui qu’il a sacré de son huile » sainte! » Il se contenta donc de lui couper un morceau de son habit, encore en eut-il regret après, craignant d’avoir manqué de respect à son roi. Quand Saül fut sorti, David monta sur le rocher et appela Saiil , en lui disant : « Seigneur, pourquoi » écoutez-vous les discours de ceux qui « vous parlent mal de moi? Puisque j’ai pu » couper un morceau de votre habit , je » pouvais aussi vous tuer; mais je vous ai » respecté, parce que vous êtes mon roi : » l’Eternel sera juge entre vous et moi ; car » il sait que vous me persécutez injusten ment. » Saül ayant entendu ces paroles, dit : u N’esl-çe pas votre voix, mon fils n David? » Et il pleura. Il dit encore : “ Vous » êtes plus juste que moi , et je connais à » votre bonté que Dieu vous a certainement » choisi pour vous donner la couronne ; x jurez-moi devant Dieu que quand vous x serez monté sur le trône, vous ne ferez x point mourir ma famille, x David le lui ayant juré, le roi se retira. Jonathas avait fait la même prière à David, et lui avait dit : « Ayez bon courage, mon père ne peut x vous faire périr, et il sait très-bien que x vous serez roi d'Israël; pour moi, je ne » serai point jaloux de vous voir sur le trône, x et je serai très-content d’être le premier » après vous ; n car Jonathas aimait mieux David que la royauté.
En ce temps-là Samuel mourut, et David s« retira dans un désert près du mont Car-
& mel, où il épousa une femme nommée Abi- 5 gaïl; il en avait déjà deux, Michol et Achi- Ü noam , car en ce temps on pouvait épouser S plusieurs femmes. Saül assembla encore une armée pour le poursuivre.
S: Étant arrivé dans une plaine , on dressa
g des tentes pour passer la nuit. Abner gar- 3 «fait la tente du roi avec ses soldats ; mais, :î: au lieu de faire bonne garde , ils s’endor- § mirent , et David , avec un de ses gens, entra jusque dans la tente du roi. Celui qui soi- :;î vait David lui demanda la permission de g tuer Saül; mais David l’en empêcha en lui S disant : « L’homme qui mettra la main sur •S x l’oint du Seigneur ne sera point inno— S x cent, x II se contenta donc d’emporter la •g coupe et la hallebarde de Saül, et quand il fut 5: bien loin, il cria à Abner : n Vous êtes un
S » brave homme; certainement vous avez K x mérité la mort, pour n’avoir pas gardé le •g » roi. x Saül, entendant ces paroles, appela jjj encore David son fils, et convint qu’il était S plus honnête homme que lui; il promit g même de ne plus chercher à lui faire du Si mal; mais David le connaissait trop bien g pour oser se fier à sa parole , et il se retira g chez les Philistins.