JUIN
Au milieu de Juin , le temps est superbe. Le ciel est sans nuages; un vent frais et léger tempère la chaleur du jour. Allons nous promener sur le coteau voisin ; mais auparavant prenons chacun notre petit pain. Le voici. Sortons par le jardin, nous y cueillerons des fraises. Elles sont niiîrcs à présent. En voilà une bien belle.
Maman , comment appelle-t-on ceci? — Ce sont des pois. — Et cela? — Ce sont des melons. En voilà de bien beaux, mais ils ne sont pas encore mûrs.
Voilà un petit arbre qui est plein de groseilles. — Ce n’est point un arbre, mon ami, le groseillier est un arbuste. Il est justement de votre taille. Je vous permets de cueillir quelques grappes de groseilles. Fort bien. Vous ne vous entendez pas mal à choisir les plus grosses. Et des cerises ,
lecture.
en voulez-vous , mon ami? Cucillcz-cn , si vous les aimez... Ab! le cerisier est trop haut. Attendez, 'je vais sauter pour atteindre à une branche... lion , je la tiens. Tendez 1a main. Tenez, les oiseaux les ont
becquetées Elles n’en sont pas plus
mauvaises. Les petits friands savent bien choisir ce qu’il y a de meilleur!
Voyez-vous tous ces paysans là-bas dans la prairie? Allons voir ce qu’ils font. Quel bruit! C'est le faucheur qui aiguise sa faux pour couper le foin. N’avancez pas trop près : la faux vous couperait les jambes comme elle coupe le foin et les tiges des fleurs qui sont parmi le foin.
Allons, jeunes filles, prenez vos fourches et vos râteaux. Etendez le foin pour qu’il puisse sécher au soleil. Quand il sera sec , il faudra le mettre en tas. Puis nous enverrons notre grand chariot pour le chercher. On le portera dans le grenier de l’écurie. Fæs chevaux seront bien aises d'en trouver cet hiver à leur râtelier, lorsqu’il n’y aura plus d’herbe dans la prairie.
Vous n’avez pas oublié que c’est dans ce mois que se trouve la Fête-Dieu : vous avez suivi la procession ; vous vous souvenez des beaux reposoirs, des jolies petites chapelles que font les enfants , et surtout
d’avoir reçu, comme un garçon bien sage, la bénédiction du saint-sacrement, qui, je l’espère, vous portera bonheur.