LA FEUILLE
— De la tige détachée,
Pauvre fouille desséchée,
Où vas-tu? — Je n’en sais rien.
L’orage a frappé ie chêne Qui seul était mon soutien.
De son inconstante haleine ,
Le zéphir ou l'aquilon Depuis ce jour me promène De la forêt à la plaine,
De la montagne au vallon.
Cédant au vent qui m'entraîne , Sans me plaindre ou m’effrayer Je vais ou va toute chose,
Où va la feuille de rose Et la feuille de laurier.
7 Zéphir, vent léger et doux; l 'aquilon, vent fort et froid.
Cette pièce o'esl pu une fulde, car elle ne contient pas précisément une moralité ; c'est ee qu'on appelle uue allégorie : c'està-dire qu’en parlant à la feuille, l’auteur pensait à un pauvre enfant réparé de son père cl de sa mère par de grandes infortunes, cl ne tenant plus à rien. Cependant, quand niéiuc ou ne reçoit* naîtrait pas ce sens caché, il suffit d'avoir vu des feuilles arrachées des arbres et emportées par le vent (tour trouver la pièce juste et charmante.
Une jeune guenon cueillit Une noix dans sa coque verte
MÉMOIRE