‹ Education technique et enseignement du dessin industriel dans les écoles publiques [microforme]Chapitre 39 sur 42 · PRE PRE · texte numérisé non relu

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Disposez la lumière de telle sorte que les rayons lumineux ne se croisent pas, et ne souffrez jamais que la lumière tombant sur un modèle vienne de deux côtés à la fois. Les bas-reliefs et les bustes vus de profil sont plus faciles à dessiner que les statuettes ou un buste vus de face. Rappelez-vous cela en plaçant les élèves, et donnez à chacun d'eux ce qui est dans la limite de ses forces et ce dont il a besoin. Le système d’enseignement par classe suivi pour l'étude de la couleur appliquée à l’ornement historique trouve encore sa place dans celle du paysage monochrome. Le maître effectuera une grande économie de temps et obtiendra des résultats remarquables en complétant une grande étude dans laquelle les élèves appercevront les trois degrés antérieurs du travail et la filière par laquelle il faut passer pour arriver au résultat final, et en couronnant le tout par une illustration en présence de toute la classe. Le dessin qui s'enseigne dans les écoles supérieures est aussi élémentaire, degré pour degré, que celui qui s'enseigne dans les écoles primaires ; il ne tend pas à faire des artistes d’un petit nombre, mais il a pour but d'apprendre à tous à voir et penser d’une manière exacte et distinguée. On peut arriver à ce résultat, dans l'étude du dessin comme dans celle des classiques quand toute une classe se sert du même livre; car, quoique tous étudient la même chose, elle est, cependant, nouvelle pour chacun des élèves. Comme études d’après nature ou des êtres inanimés, choisissez des objets simples, des fruits d'une seule couleur, tels que l'orange, le citron, le cacao, des coquilles, ete, ; ou des groupes composés d'un vase, d'un morceau de fruit, ou d’une fleur, et d'un troisième objet quelconque qui s'harmonisera avec les précédents, tous ces objets se détachant sur un fond en draperie dans le but de les faire ressortir. On ne devra pas, cette année, adopter, comme sujets, des solides géométriques, l'étade des principes du dessin ayant, les années précédentes, été poussée assez loin, On doit, maintenant, s'occuper de représenter les formes irrégulières bâsées sur celles qui sont régulières et qui comprennent toutes les formes naturelles que l'œil peut appercevoir. KExpliquez de nouveau ce que l'expression clair-obseur veut dire, et renseignez l'élève sur la place exacte que l'étude de la monochromie occupe duns l'échelle de la représentation artistique, comme

embrassant deux des trois caractères sous lesquels un objet se présente à notre observation, Un objet naturel peut paraître revêtir trois aspects différents, premièrement, celui de la forme; secondement, celui dela

rondeur ; enfin, celui de la couleur, Artistiquement, la forme est déterminée par le contour et le surface; la rondeur ou solidité par la lumière et la nuance, et la couleur, par les teintes. Pour parler le langage de l’arithmétique, le contour sans nuance ni couleur nous représente la forme qui est le tiers de la vérité; la lumière et la nuance ajoutées au contour, mais sans couleur, nous donnent la forme et la rondeur qui constituent les deux tiers de la vérité; la couleur avec le contour, la lumière et la nuance, nous font voir li forme, la rondeur et la couleur qui sont les trois tiers de la vérité ou la vérité entière, si chaque fraction est vraie. Par des exemples de ce genre ou par d’autres semblables, expliquez dans quel ordre il faut poursuivre l'étude de la représentation des choses, et l'importance relative de chacun des éléments qui servent à exprimer la vérité. [l faut apprendre aux enfants ce qu'ils doivent chercher à découvrir dans un objet avant qu'ils ne puissent le voir. Même quand l'objet sera placé devant eux, apprenez-leur à voir au moyen de l'intelligence tout autant qu'avec les yeux. Le sens de la vue et la faculté de vision ne sont pas une seule et même chose; le premier est une faculté physique, la seconde une faculté mentale: combinées ensemble, elles produisent la vraie perception, Voilà la raison pour laquelle on doit étudier la forme en commençant par ce qui est simple comme trait, surface ou solide, par ce que l’on peut formuler et détinir et par ce qui ne change pas. En prenant ce principe pour base, on peut découvrir et évaluer le complexe et l'irrégulier, et déterminer le degré et le caractère du variable. On pourra alors appercevoir et traduire l'individualité, même dans ses développements les plus subtiles,

30, COULEUR.—D sagrammes.—L'usage de la couleur est le dernier sujet à étudier dans les degrés les plus élevés des écoles primaires, les hautes écoles. On à enseigné théoriquement les noms, et, jusqu'à certain point, le mélange des couleurs depuis la salle d'asile jusqu'à la fin du cours. Darant la dernière année du cours de l’école supérieure, il est bon d’enseigner les éléments de la couleur d’une manière pratique en manipulant et en employant les pigments qui représentent les couleurs, Exigez d’abord de l'élève qu'il dessine et qu'il peigne un diagramme de couleur montrant les tons primitifs et secondaires, et un second diagramme représentant les tons secondaires et tertiaires. Un troisième diagramme indiquant les proportions de surface qui constituent l'harmonie des couleurs primitives, secondaires et tertiaires, complètera l'étude élémentaire ou diagramma-

tique de la couleur, Donnez des explications complètes sur les termes teinte, ton, nuance, couleurs neutres, teintes prononcées, couleurs chaudes et froides, couleurs progressives et couleurs fuyantes, et, si vous en avez le temps, illustrez tout cela par des exemples. Suspendez des diagrammes sur une grande échelle devant la classe et que les élèves en prennent des copies. Ce travail préliminaire sert à ménager le temps du maître et celui des élèves, et à pousser plus loin l'étude de la couleur d'après une

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explication intelligente des principes, et non d'après une série d'expériences malheureuses. Ce travail, le mêrie pour tous, sera fait par la classe entière,

Exemples.—Les exemples dont les élèves feront usage comme de copies et qui serviront à illustrer la connaissance de cette matière, seront ceux d'objets avec de fortes couleurs, comme des fruits ou des fleurs, ou tout autre sujet peint d'après nature, avec où sans fond. Quant au sujet à choisir, on peut consulter les goûts de chacun, et on peut donner le même enseignement ou des legons aussi nombreuses touchant les principes et la pratique du dessin d'une figure ou d'une tête humaine, sur les effets de paysage, les êtres inanimés ou la forme animale, Si on peut se procurer, comme modèles, de bons originaux à l'aquarelle, tant mieux; mais si on se propose d'étudier le beau, de bonnes reproductions des meilleurs ouvrages, pourvu qu'elles soient faites dans un but d'enseignement, sont de beaucoup préférables à des originaux de mauvaise couleur ou d'un pauvre dessin, absolument comme une bonne copie en plâtre de Apollon vaudrait mieux qu'un bestion original d'un navire, et comme une gravure et une photographie d'une mlone de la chapelle sixtine serait préférable à un barbouillage sans nom et d'une originalité incontestable.

Naïure.—Les études, d'après nature, des objets qui sont colorés suivent, dans l'ordre régulier, les principes exposés duns les diagrammes, et il faut les illustrer par des exemples. Les sujets qui ne changent ni de forme ni de couleur, tels que des objets en poterie ou des articles ordinaires en une matière quelconque, mais bien choisis, devraient servir aux premiers exercices, Quand on aura acquis une certaine habileté, on pourra s'essayer sur des objets plus périssables, comme un fruit, des fleurs, ou des êtres inanimés. Des objets simples, avec fonds en draperie, en tuiles coloriées ou en boiserie, sont ce qu'il y a de mieux quand on ne donne qu'une leçon par semaine, et, pour les raisons déjà exposées, il vaut mieux que plusieurs élèves étudient d’après le même sujet. Il ne faut jainais oublier que les ouvrages produits seront des études, non des tableaux, et que les exercices de dessin, même dans cette classe, doivent être sur le même niveau que les compositions originales dans l'étude des langues, ou celui de la solution des problèmes de mathématiques; c'està-dire qu'ils doivent être sur le même pied que l'étude d’autres matières. [Il faut viser à produire un travail intelligent, expressif, et, pour cela, il importe que l’enseignement soit le plus complet, le plus abondant possible; mais la perfection du fini en une branche quelconque de dessin est plutôt du domaine de l'éducation du spécialiste et de l'artiste de profession que du ressort de l'élève de l’école supérieure, et il ne faut jamais songer à y atteindre.

A chaque exercice, donnez des renseignements sur l'harmonie et le contraste des couleurs : la leçon doit être regardée comme un moyen et une occasion de fournir ces renseignements. Couleurs complémentaires ;

tete) NOTES POUR LES INSTITUTEURS.

contrastes simultanés, successifs et mêlés ; emploi de l'or dans l’ornement ; spectre oculaire; harmonie des teintes, tons et nuances; comment la couleur devient perceptible à l'œil; résultats de la division des rayons lumineux; décomposition et recomposition de la lumière; ce que l'on entend par l'absorption de certains rayons et la réflexion d'autres ruyons ; la différence entre la couleur et les pigments dont on se sert en peinture ; couleurs de l’arc-en-ciel; position des couleurs primitives, secondaires et tertiaires dans la nature; proportion de surface qu'elles couvrent dans la nature et effets naturels; impressions produites sur l'esprit par les couleurs positives et les couleurs neutres ; influence des contrastes violents ou fausse harmonie produite sur l'œil. Des renseignements sur tous ces points, appuyés par des exemples servant à les illustrer, permettront au maître de venir en aide aux élèves sérieux et intelligents, et engageront les autres à réfléchir et à le devenir eux-mêmes.

4, DESSIN APPLIQUÉ.— Dans cette classe, on devrait mettre devant les élèves, sous la forme d'effets manufacturés, de bons exemples de dessin appliqué, comme des pièces de dentelle, des tapisseries, des indiennes, des échantillons de tapis, des tuiles à l’encaustique, des toiles cirées, de la porcelaine, de la poterie, du verre peint, les objets eux-mêmes étant ce qu'il y a de mieux pour instruire les élèves les plus âgés, qui peuvent avoir occasion de faire des dessins en couleur. Les catalogues des grandes expositions internationales sont encore d'excellents exemples pour l’enseignement du dessin. Chaque école supérieure devrait avoir une petite collection d’objets et d'exemples du goût le plus pur et témoignant de l'habileté la plus mâûrie sous le rapport de la composition, et, aussi, une bibliothèque de livres illustrés. Chaque élève devrait produire deux ou quatre dessins par année, en grandeur naturelle, ou de la grandeur de l'unité de répétition, si le dessin s'applique à des tapis, des tapisseries, &c. Pour les dessins de dentelle, de bijouterie, où pour des sujets d’un travail tin et délicat, il vaut mieux se servir d’une couleur solide appliquée sur un fond noir, Comme dans toutes les classes précédentes, les matériaux fournis par la nature et les formes typiques du bon ornement historique sont les sources auxquelles le dessin s’alimente; à ces moyens s'ajoute l'élément de la couleur, Evitez un travail surchargé, les effets de tableau, l'imitation servile de la nature ou la redondance des détails. Les instituteurs devraient apprendre à traiter et à employer l'ornement dans le grec, le gothique primitif et dans l’ouvrage de quelque période de la Renaissance, Peu d'élèves sauraient déployer plus d'originalité en matière de dessin que dans une autre branche quelconque d'éducation, mais tous en feront preuve jusqu’à certain degré, si on leur en fournit l’occasion en leur donnant un enseignement sain sous le rapport des principes et qu’on les encourage d'une manière judicieuse. Duns les dessins coloriés, évitez les couleurs brillantes, Règle générale, les couleurs tertiaires avec leurs tons et leurs nuances conviennent mieux à la décoration des planchers,

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les couleurs secondaires avec demi-teintes °t petits détails en or, à celle des murs, les couleurs primitives avec teintes, à la décoration des plafonds, rehaussée de tons de couleurs neutres, Si on veut produire un aspect tranquille, il ne faut employer les couleurs vives qu'en petite quantité.

REMARQUES (TÉNÉRALES,

Les professeurs de dessin dans les écoles supérieures, qu'ils soient des spécialistes ou des maîtres ordinaires, devraient se mettre dans l'idée que le dessin, comme tout autre sujet d'éducation élémentaire et générale, doit s'enseigner par classe. En passant de l'école de grammaire à l'école supérieure, le sujet ne change ni de nature ni de méthode, mais seulement de lieu et du genre des matériaux à employer: sa sphère s'est agrandie. L'usage du tableau, dans les écoles primaires et de grammaire, pour illustrer les principes, les méthodes de travail et les exemples de forme, est indispensable pour bien enseigner par classes. Dans les écoles supérieures, on trouvera également que, pour bien enseigner, il est aussi nécessaire de se servir de diagrammes sur papier, afin de montrer la lumière et la nuance, Ceci demande, de la part des spécialistes et des maîtres ordinaires, une facilité et une adresse à se servir du crayon et du pinceau, qui peuvent n'être pas ordinaires, mais qui sont certainement indispensables, et qui peuvent aussi sûrement s'acquérir que l'habitude de la craie, sur le tableau noir, déjà contractée par la majorité des instituteurs. Sur les maîtres spéciaux déjà emp'oyés dans les écoles publiques, pèse la responsabilité de donner, en cette matière, l'exemple aux maîtres ordinaires, et de leur faire voir que la connaissance solide d'un sujet peut s'obtenir de différentes sources et par des procédés divers. On ne trouve pas toujours des diagrammes de lumière et de nuance tels que ceux qui ont été mentionnés à propos du cours des écoles supérieures, car c'est à un sujet qui, à ce degré de développement, et, en ce qui concerne les écoles supérieures, n'a pas encore été enseigné généralement. Il appartient done aux maîtres de préparer ces diagrammes pour leurs classes : ils n'en seront eux-mêmes que plus forts à la leçon.

A ce degré d'étude, des exemples d'un ordre relevé mis devant chaque élève sont une chose aussi utile, pour des raisons d'économie et d'éducation, qu'ils le sont dans les degrés moins avancés; mais ces exemples seront insuffisants sans l'influence personnelle et vivifiante du maître dessinant en présence des élèves, et faisant disparaître, par son travail et son habileté, les difficultés qu'ils rencontrent. Outre que travailler sans avoir de bons exemples devant soi, est le comble de la stupidité, c'est aussi une extravagance, une perte de temps et d'efforts. Compter sur les exemples préparés d'avance, sans la vie qui découle du travail exécuté en présence des élèves et le résultat de l'exécution personnelie au profit de toute la classe, est encore pire. Pour réussir sûrement, il faut recourir à tout ce qui, dans le passé, a été fait par d’autres hommes doués d’une grande

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habileté, et possédant de l'expérience ou des connaissances : il faut se servir de leurs leçons venant en aide à nos efforts individuels dans l’enseignement, mais ne jamais compter sur ces ressources comme devant nous dispenser de ces efforts. Jeunes ou vieux, les bons instituteurs doivent s’attendre à consacrer, en dehors des heures de classe, autant de temps à réfléchir ot à travailler pour leurs élèves qu’ils en passent avec les élèves mêmes, On ne saurait obtenir de grands succès avec moins de peine, parce que la chose n’est point possible. Le petit nombre d'heures pendant lesquelles les classes sont ouvertes chaque jour, et les vacances et les jours de congé souvent renouvelés indiquent que cela est compris, qu’on s'y attend même. Il faut que l’instituteur travaille en dehors de la classe comme l'élève lui-même; sans cela, ni l’un ni l’autre ne réussira à se rendre maître de son ouvrage ni à économiser le temps des heures de classe : c'est, au reste, ce que les meilleurs professeurs font invariablement.

Il est à présumer que les élèves auront appris, dans les écoles et dans les classes au-dessous du niveau de l’école supérieure, comment s'y prendre pour dessiner. Il est, en tout cas, aussi contraire à la raison d'enseigner les premières notions du dessin élémentaire dans l'école supérieure qu'il le serait d'y enseigner la lecture et l'écriture. On se propose simplement d'appliquer ici ce que l'élève sait déjà, en matière de dessin, à l'étude des degrés plus avancés des mêmes sujets dans l’école supérieure, qui devrait montrer autant de progrès dans le dessin que dans les autres. branches d'éducation générale. Pour cela, les instituteurs ont besoin de posséder des connaissances d’un ordre plus relevé, et, généralement, on sait reconnaître leur mérite en augmentant leurs émoluments. Quoiqu'il soit impossible d'appliquer de suite cette règle dans les écoles où les élèves n’ont reçu aucun enseignement préparatoire, ou dont les maîtres n’ont point eu l’occasion de recevoir une éducation supérieure, il est, à la fois, raisonnable et possible de la mettre en vigueur quand ce travail a été fait ou se poursuit actuellement, et dans le cas où l’on emploie des maîtres spéciaux, supposant toujours qu’on aura, dans l'école supérieure, si la chose est praticable, des modèles convenables pour étudier, et une chambre appropriée avec des garnitures et de la lumière disposées pour faciliter les études artistiques.

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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES TOUCHANT LES MOYENS MÉCANIQUES ET L'ENSÉHIGNEMENT DU DESSIN.

CoNsEILS GÉNÉRAUX.

Usage des aides et de l'épreuve mécaniques.

. Il faut apprendre à l'élève à dessiner avec la main seule, et, aussi, avec le secours d'instruments et de la vérification mécanique. Jusqu'à quel point doit-on s’en rapporter à l’œil et à la main seuls? Comment et dans quelles circonstances la règle et le compas peuvent-ils légitimement leur venir en aide? Voilà ce qui est sans cesse une énigme pour l'instituteur. On se demande souvent : “comment et jusqu'à quel degré peut-an se servir “ de la règle pour vérifier un dessin?” Ceci dépend, dans une certaine mesure, du jugement individuel; mais, pour plus grande com.nodité, je dis, plus loin, de quelle manière j'ai toujours répondu à cette question, Dans le dessin à main-levée et dans le dessin d’après le modèle, avant de pouvoir vérifier la longueur d’une ligne et sa direction, il faut d’abord la tracer à main-levée seulement. On peut, ensuite, faire les deux vérifications avec la règle et l'échelle; mais il faut corriger avec la main seule en esquissant aussi bien qu’en finissant le dessin.

On peut aussi vérifier de la même manière la symétrie d'un objet symétrique lorsque le dessin est encore à l'état d’esquisse ; mais il ne faut jamais mesurer avec la règle ni tracer par ce moyen une ligne droite dans ua dessin à main-levée non plus que dans un dessin d’après le modèle.

Afin d'établir d’une manière claire les meilleures règles à suivre et faire connaître l’usage que l'on peut convenablement faire des moyens mécaniques dans la pratique du dessin, on donne ici Îles règles suivantes qui sont applicables à toutes les classes et à tous les sujets : —

10. QUAND ILS SONT NÉCESSAIRES.—[1 faut permettre l'usage de la règle, du compas et du papier à calquer dans le dessin géométrique et de perspective au moyen d'instruments, dans la composition, et dans le dessin de mémoire et dans celui de dictée sur ces mêmes sujets.

20. QUAND ON PEUT OU NON Y AVOIR RECOURS.—Dans le dessin de dictée et dans les exercices de mémoire à main-levée, on peut quelque fois permettre l'usage des aides mécaniques, et, dans d’autres Cas, il faut les bannir complètement, au choix et suivant le jugement du maître; mais il vaut mieux employer les deux méthodes qu'une seule.

30. QUAND IL FAUT LES EXOLURE.——-Aucune aide mécanique n'est permise dans le dessin à main-levée des objets ou d'ornement d’après le modèle ou le solide. Les exercices sont eux-mêmes la preuve de la capacité d'observation et de la force d'exécution des élèves, sans aucun secours étranger, si ce n’est celui de la critique orale et de la vérification faites par le maître. 1lne faut permettre ni usage de la règle, ni mesurage. Le maître devra, néanmoins, faire connaître les moyens à adopter pour

vérifier l’exactitude du dessin et pour le corriger lorsqu'il est encore à l'état d’esquisse, comme celui de la convergence des lignes parallèles fuyantes dans le dessin d’après le modèle, ou la preuve de la direction des lignes, la symétrie des formes et des différentes parties dans l’ornement, avant que l’esquisse ne devienne un dessin fini.

Ces règles sont basées sur l'expérience la plus mûrie de ceux qui emploient le dessin et la composition pour des fins pratiques, soit dans les

beaux-arts, soit dans les arts industriels, et sont une réponse simple et:

claire à la question posée per l’instituteur, savoir : “ Quand et dans quelles “ circonstances peut-on judicieusement recourir à l'emploi de moyens ‘“ mécaniques dans l’enseignement du dessin ??”

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