VERS S
Décompression brusque.
Mort. Mort.
Il résulte des nombres fournis par l'examen de ce tableau que la mort par décompression brusque après compression préalable dans Vair est bien due, dans mes expériences, à l’action mécanique de l’azote et que l’action de l'oxygène, sous tension, n’est intervenue que dans les expériences XI et XIT sur les chiens. :
En effet, c'est au-dessous de 1 atmosphère 1/2 que, dans l’oxygène pur, nous ne constatons plus les accidents convulsifs. A cette pression la tension de l'oxygène pur est de 150. Dans le cas de l'air comprimé je n’ai jamais eu d’animaux soumis à cette tension, parmi ceux dont il est fait’mention dans le tableau ci-dessus que les deux chiens des exp. XI et XII. Or ces animaux ont eu des convulsions pendant qu'ils étaient sous pression. Le premier décomprimé lentement est sorti paraplégique de l'appareil et le second qui a été soumis à l'épreuve de la décompression brusque a laissé seulement percevoir les accidents mortels dus à l'action des gaz libérés dans le sang, dans ces conditions d'expérience.
S 8. Conclusions. — Les conclusions de ce chapitre sont conformes à celles de Paul Bert, mais je suis arrivé à ces conclusions par des moyens d'expérience différents qui m'ont permis de séparer plus constamment l’action propre à l'oxygène de l’action due à l'azote, en employant le premier gaz pur et en ne laissant agir le second sous pression qu'un temps assez court et à des pressions assez faibles pour que l’oxygène condensé n’agisse pas en même temps.