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pli de débris de différente nature, Nous en avons extrait cinq claveaux d’un arc doubleau remarquable Drovenant d'une voûte primitive
Le côté le plus orné, sans doute plus en vue, est composé d’un gros boudin, accentué par une moulure profonde en forme d'S, pour arriver à un tailloir au rebord enrichi de dents descie, entre lequelles UD AILOU LOond
rend au loin P | ® CHAPITEAU nes COLONNES RONDES pu SANTUAIRE
1 à ) l'aspect d'une SURMONTÉ D'ÜN FUT DE BÉNITIER.
perle enchâässée,
du plus bel effet décoratif. La face opposée présente un boudin et une moulure sans autre ornement. Ces 5 claveaux forment un ensemble de 0,90 de hauteur (BI. .XEIV):
A un peu plus d'un mètre,
+ PAT D me UE
plus au fond de l’abside, parurent la fondation d’un autre autel de 3 *,12 + 1"50, élevé sur le pavé primitif du XIl' siècle, avec lequel une couche de cimentle rendait plus adhérent. Dans la partie inférieure peu soignée nous avons trouvé des frag-
ments de colonnes, des morceaux de marbre avec moulures, des débris de sculpture ancienne. C'était évidemment l’autel nouveau construit en 1642, comme le dit le chroniqueur « l’ancien étant ruiné et trop incommode » ; mais il était placé plus au fond de l’abside et s’appuyait aux balustrades, surmonté d’un rétable à colonnes s’élevant jusqu’à la galerie, selon le goût du XVII siècle ; des fragments de colonnes carrées avec cannelures, la coquille dorée d’une niche en pierre tendre ne nous laissent aucun doute sur son style (PI. XLITI).
Ce sanctuaire était entouré d’une balustrade soutenue par 8 colonnes dont 6 rondes en demi-cercle et dont il nous reste deux chapiteaux complets ornés de crochets végétaux assez frustes et deux colonnes entières servant desoutènement dans la cave de M"° Gillet. Celle reproduite ici (Planche XLV) a été amincie à la partie supérieure pour l’adapter à un chapiteau qui n'était jadis que la base d’un pilier du cloître. Ces colonnes sont faciles à identifier à cause de la nature de la pierre, et par leur base à bourrelet d’un dessin identique aux autres sculptures de ce genre.
22°, — Vitraux.
Les fenêtres de l’église, de forme romane, étaient munies de verres peints en grisaille. Les multiples fragments trouvés dans les parties inférieures du remblai ont subi, sous l’action du feu ou des sels acides de la terre où ils ont si longtemps séjourné, une violente réaction et sont devenus opaques. Les dessins ne révèlent aucun personnage, mais reproduisent seulement des fleurs ou des figures géométriques, des XII° et
Re XT UNIT Cliché du Ministère de l'Instruction Publique.
CHAPITEAUX ET BASES DE COLONNES CONSERVÉS SOUS LES CLOITRES Le chapiteau placé au-dessus des deux gros a surmonté un pilier à 4 colonnettes et révèle un style plus délicat.
XITI° siècles {M. Lorin, peintre verrier à Chartres, les a étudiés de très près et a bien voulu relever pour nous les détails d’ornementation les plus intéressants, que nous reproduisons ci-contre (PI. XLVI).
Pr, XLVI. FRAGMENTS DE VERRES PEINTS.
23°, — Chapiteaux
On conserve sous les cloîtres de l'asile d’Aligre deux énormes chapiteaux extraits depuis longtemps du sol, (PI. XLVIT) ou dédaignés par les démolisseurs de 1791. Ils surmontaient les piliers engagés dans les murailles (1),
(1) Ils sont accompagnés sur la photographie de 2 autres petits chapiteaux provenant des anciens cloîtres dont l’un placé à un angle surmontait 4 petites colonnes : au-dessus une base de colonne du XII° siècle, semblable à celles de la porte d'entrée, etau sommet un 2° chapiteau de style plus moderne.
Trois autres servent de borne à deux entrées de la propriété de M. Huet, au Vau de Lèves ; le plus gros avec deux tiges issant d’une coupe, terminées par des feuilles dentelées (PI. XLVIIT, les 2 autres surmontaient des colonnes d’angle, l’un est d’une conservation parfaite et est remarquable par ses coquilles formant crochet (PI. XLIX). Un sixième git dans la cour de M. Durand- Rochereuil, louée à M. Dorange, abandonné là par un de ses locataires qui le possédait depuis peu (PI. L), actuellement à M.Bouthemart de Chartres. Le 7°, plat, d'un style un peu différent, présente trois feuilles d’acanthe
dans un lobe ogival ; il est encastré dans une muraille récente de la maison de M. Panier. Enfin un dernier a été transporté au château de Gor-
get,où depuisnombred’années il gisait dans la basse-cour.
| À notre prière, M. le baron de Neufville lui a donné une place plus honorable (PI. LT). Ces chapiteaux, en pierre de Villiers le Morhier, sont d’un dessin vigoureux, à grand effet et du meilleur